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Critique d'album

Church of the Cosmic Skull


There Is No Time


(13/05/2022 - - - Genre : Rock)
Produit par

1- Seven Rays Of Colour / 2- Pleading With the Cosmic Mother / 3- One More Step / 4- Valleys and Hills Part I (Peel Away the Layers) / 5- Valleys and Hills Part II (Pure Illumination) / 6- Now's The Time / 7- Last Words Of A Dying God / 8- We Lost It Somewhere
Note de /5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Un culte en phase d'institutionnalisation"
François, le 27/05/2022
( mots)

Après avoir sorti coup sur coup deux albums en 2018 et 2019, Church of the Cosmic Skull semblait avoir cessé son prosélytisme intense au point de faire douter de la pérennité de l’entreprise : il est vrai que la dimension second-degré et parodique du groupe pouvait laisser supposer que cette improbable fusion des genres enrobée de sectarisme psychédélique possédait des limites en termes de durée de vie.


En réalité, Bill Fisher, le grand pape de l’Eglise cosmique, avait décidé de commencer sa carrière solo avec deux albums, l’électrique Mass Hypnosis and the Dark Triad (2020) et l’intimiste soul-jazzy Hallucinations of a Higher Truth (2021), qui témoignent de l’éclectisme du musicien et surtout de son côté génie barré dont on avait pu mesurer l’ampleur dans l’initiative musicale et la performance qu’était Church of the Cosmic Skull.


En réalité, le prolifique Bill Fisher n’avait guère abandonné sa paroisse et continuait de travailler à enrichir le répertoire de son Eglise pour lui permettre de produire son quatrième album, There Is No Time, en mai 2022.


On parlait plus haut du risque qu’encourait Church of the Cosmic Skull de tomber dans l’auto-parodie à force de trop tirer sur la corde. Malin, le groupe avait senti l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de son crâne cosmique. Ainsi, There Is No Time conserve la touche du combo, entendre le mélange hallucinatoire qu’on résumera ainsi : de la soul, du rock psychédélique, du hard-FM, du Heavy sabbathien, de la pop suédoise (Abba), du prog’ mainstream (ELO, Supertramp …) avec des chœurs, des grosses guitares, des claviers vintage et du violon. Un pont entre les années 1960 et 2020 qui parcourt l’intégralité des décennies sans en louper une miette. Néanmoins, sur cette nouvelle production, l’aspect humoristique et les aspérités pop-sucrées sont beaucoup plus dilués afin de proposer un album plus … sérieux : certains regretteront un manque de folie, nous suggérons plutôt de voir ici une expression renouvelée du potentiel du groupe qui ne sacrifie pas son originalité (c’est-à-dire sa principale plus-value).


En témoignent "Seven Rays of Colour" qui reprend les sonorités des 1960’s (d’abondants claviers analogiques entre les Doors et Deep Purple) en les acoquinant avec leur gospel spatial, "Pleading with the Cosmic Mother" qui insiste sur la dimension chorale de l’ensemble. Des exemples qui se situent dans la droite lignée des albums précédents. De plus, on retrouve la digression Heavy avec l’épique et bombastique "Last Words of a Dying God", où Fisher délivre un solo d’une puissance jouissive.


On remarquera la présence plus importante du violon tout au long de cette nouvelle galette, guidant la marche à suivre sur l’hypnotique (à l’image de son clip) et parfois country "One More Step". Si dans ce dernier cas, c’est au service d’un titre encore une fois assez typique du groupe, cela permet par ailleurs au combo de se rapprocher de Kansas, les chœurs en plus, notamment quand l’archet croise le fer avec des grosses guitares : c’est particulièrement flagrant sur "Now’s the Time", dans une moindre mesure sur "Valleys and Hill Part II (Pure Illumination)" (sûrement le titre le plus faible de l’opus). On se laissera même surprendre par le violon à la limite de rock celtique (ou de Louise Attaque pour le public français) en fin d’album, "We Lost It Somewhere" réservant de belles surprises à qui laissera passer la première phase feutrée au piano. Enfin, impossible de taire cette incongruité : qui attendait l’Eglise du côté du space-rock épique dans le pur héritage de Hawkwind première époque avec "Valley and Hills Part I" ? Une réussite dans le genre.


Loin d’être iconoclaste, There Is No Time essaye de proposer une version un peu plus traditionnellement rock du groupe, un peu plus grave et raisonnable, sans sacrifier ses spécificités esthétiques. Nous pensons que c’était un choix non seulement légitime mais en plus judicieux si la Church of the Cosmic Skull voulait s’imposer dans le temps. Au risque du schisme ?


A écouter : "Valley and Hills Part I", "Pleading with the Cosmic Mother", "Last Words of a Dying God", "We Lost It Somewhere"

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