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Critique d'album

Eiffel


Le quart d'heure des ahuris


(01/10/2002 - Labels - Rock poétique français - Genre : Rock)
Produit par

1- Il pleut des cordes / 2- Au Néant / 3- Sombre / 4- Les Yeux Fermés / 5- Off / 6- En Déviances / 7- Dim Sum/le Plus Grand Nombre/l'aurore / 8- Sanguine / 9- Dans Le Vague / 10- Tu Vois Loin / 11- Ne Respire Pas / 12- T'as Tout, Tu Profites De Rien
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
""
Matt13, le 22/10/2002
( mots)

Quand on dit rock français aujourd'hui, il n'y a quasiment qu'un nom qui vienne à l'esprit du grand public, celui de Noir Désir. Tant mieux pour eux, mais c'est dommage pour les autres, car il y a quand même quelques bons groupes qui sortent du lot. Eiffel est de ceux là.

Le Quart d'heure des ahuris est le deuxième album du groupe ... et j'entends déjà les sbires de Phillipe Manoeuvre parler du cap toujours difficile du deuxième album ... il faut croire que des quatres membres d'Eiffel, aucun ne lit Rock'n'Folk. En effet, cet album se situe tout à fait dans la continuité du précédent, mais sans sombrer dans la redite, et en fait de cap difficile, le quatuor semble on ne peut plus sûr de lui et livre un opus très mature.

Le début de l'album est immédiatement accrocheur. On sent que le ton s'est quelque peu durci, on n'est pas loin de Noir Désir, mais sans le moindre plagiat, la débauche d'énergie que l'on se prend dans la poire sur les trois premiers titres viendrait plutôt d'une vague influence Pixies ou quelque chose dans le style ... mais rien de très marqué. Eiffel avaient déjà un style bien à eux, et c'est le côté le plus sauvage de ce style qu'ils nous balancent en ouverture d'album. Du grand rock, tout particulièrement le magnifique "Sombre". Vient ensuite le très beau "Les yeux fermés", chanson mid- tempo ou l'on retrouve le groupe en terrain archi connu, tant cette chanson aurait pu se trouver sur Abricotine, et pourtant on n'a pas cette impression de déjà entendu que l'on a trop souvent à l'écoute d'autre disques.

Les titres qui suivent sont nettement moins accrocheurs que ces quatre premiers. Rien de franchement mauvais, on a affaire à de bonnes chansons, mais on est indéniablement dans le creux de l'album. Les mélodies sont parfois un peu rengaines, et les textes moins affûtés. Mais bon, beaucoup aimeraient sûrement arriver aussi haut que ce "creux", et à aucun moment Eiffel ne sombrent dans la facilité, leurs textes et leurs musiques restent frais et empreints d'une rare sincérité. A noter toutefois le très expérimental "Dim sum / Le plus grand nombre / L'Aurore" avec ce sample de Boris Vian. Dans le style expérimental, ce morceau n'est pas un modèle du genre, mais le groupe a beaucoup de mérite d'avoir su imposer une telle parenthèse au milieu de cet album. Et puis il faut bien dire que la fin de l'album fait magistralement oublier ce "creux", avec tout d'abord le magnifique "Tu vois loin", chanson mid-tempo totalement envoûtante, et l'imparable "Ne respire pas", brûlot rock à 200 à l'heure qui clôt l'album dans un cri. 

Pour ce qui est du deuxième skud de l'édition limitée, on a affaire à un curieux melting-pot allant du très bon au franchement pas terrible. Le premier morceau, à savoir "Le 1/4 d'heure des ahuris", obscure expérimentation, n'est pas franchement un modèle d'originalité dans le genre ... pas spécialement désagréable, mais loin d'être inoubliable. Ensuite vient Versailles, curieuse comète rock sur une des villes les moins rock'n'roll du monde. Pas plus intéressant que ça. Le pire reste à venir avec le troisième morceaux, au piano, dans le style cabaret ... chiant comme la pluie, à éviter. Par contre, le meilleur de ces cinq titres bonus est bien planqué à la fin. Tout d'abord la magnifique version radio de "J'ai Poussé Trop Vite", ballade douce-amère de Abricotine qui est ici sublimée par les cordes. Et enfin, "Douce adolescence", petite merveille rock d'une fraîcheur imparable. La seule écoute de cette chanson file instantanément la pêche de manière durable !

Bref, Eiffel signent la un bon album de rock. Dans la famille rock français, l'énergie et la modernité du son et de la production ne sont pas sans rappeler Noir Désir, mais les thèmes abordés dans les chansons, la fraîcheur du groupe, son indéniable sincérité et son coté adolescent font plus penser à l'autre monstre du rock français, à savoir Téléphone. Mais la force d'Eiffel est d'avoir su se contenter de vagues ressemblances avec ces dinosaures, d'autant que leurs influences ne sont pas là, et de développer leur style, irrémédiablement séduisant.

Note de 5.0/5 pour cet album
Lilian, le 11/04/2003

Le quart d'heure des ahuris est pour moi tout simplement le meilleur album français, cru 2002. C'est vrai qu'à la première écoute, on pense immédiatement à Noir Désir, mais la patte perso de Romain Humeau et les sien nous font oublier rapidement cette ressemblance. Qu'est ce qu'il manquait à Eiffel après Abricotine, pas grand chose, à part un deuxième disque réussi ! Voilà c'est chose faite et de quelle manière (finalement le cap du deuxième album n'est qu'une légende pour les vrais bons groupes ...). Eiffel, bienvenue dans l'élite !

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