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Critique d'album

Kill The Young


Thicker Than Water


(26/04/2011 - Volvox Music - - Genre : Rock)
Produit par

1- I Don't Want To Fight With You Anymore / 2- One and Only / 3- You've Got To Promise Me / 4- Darwin Smiles / 5- The Argument / 6- Goodbye Chris (I Found A Cure For The Brocken-Hearted) / 7- Spinning / 8- The Missing Link / 9- You, Me and God / 10- Who Bite You? / 11- Is It Any Wonder? / 12- I Am A Martyr / 13- Will You Change For Me?
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Les trois frères signent un retour séduisant tout en exprimant leurs tourments."
Marc, le 27/04/2011
( mots)

Kill The Young ! Trois mots avec lesquels les trois frères Gorman ont voulu composer dès leur plus jeune âge. Entre une pointe de cynisme et de la provocation bon enfant, ce nom collait parfaitement avec leur musique jouée sur les deux tons. La France ne s'y est pas trompée et a reconnu les Mancuniens dès la fin 2005 comme un groupe qui pouvait compter et si leur deuxième album publié en 2007 a confirmé leur succès grandissant, un événement tragique est venu bouleverser leur allégresse du moment. Le décès de leur père, suite à une longue maladie, a fatalement contraint les frangins à tuer le reste d'insouciance qui était en eux. Et si l'on ne devient réellement un homme que lorsque l'on a perdu son père, le nom de Kill The Young et sa musique ne pouvaient alors prendre qu'une autre dimension. Preuve en est avec Thicker Than Water.

La pochette, le titre de l'album ("plus épais que l'eau" en français) ainsi que son contenu témoignent des malheurs familiaux en mettant en exergue les liens du sang et l'épaisseur prise par chacun des membres du groupe après ces douloureuses dernières années. Créé dans la souffrance mais vécu comme un nécessaire exutoire, l'album a été composé par les trois frères dans la chambre de l'un d'eux, avec un piano, une guitare acoustique et des instruments qu'ils n'avaient jamais utilisés jusqu'ici, comme une mandoline ou un banjo.

Ce livre ouvert sur la vie de la famille Gorman débute avec "I Don't Want To Fight With You Anymore". Des mots lourds de sens qui évoquent la relation tourmentée des frères avec leur mère. Une guitare acoustique, la voix plus grave que par le passé et légèrement éraillée de Tom lui donnent une poignante profondeur. Ses dernières paroles l'expriment sans détour : "no we won't cry until the day you die". L'énergie brute de leur début est ici retenue et se mue sous différents styles dans les morceaux qui suivent. Très rythmiques, "One and Only", avec son implacable refrain pop, et "You've Got To Promise Me", qui flirte avec des sons proches de Kings of Leon, sont aussi mélodiques que libératoires. Là encore, les sujets comme la fragile relation amoureuse ou la maladie mentale sont évoqués sans verser dans le pathos. Moins personnel, "Darwin Smiles", le premier single de l'album, est complètement révolutionnaire. Avec une basse en avant et un chant russe en son sein, l'air du temps insurrectionnel semble avoir été devancé. Cette montée en puissance fait ensuite place à l'alternance entre des chansons acoustiques où le violon et le piano se disputent les mesures mélodiques - "Who Bite You?" et "I Am A Martyr" sont les plus brillantes - et d'autres titres beaucoup plus up-tempo qui font penser par instants à du Editors, en un peu moins sombre, notamment sur "Goodbye Chris" et "You, Me and God".

Si les riffs de l'autre côté de l'Atlantique ont toujours une influence sur les trois frangins, leur sang britannique coule bel et bien dans chacun des morceaux de Thicker Than Water. Leurs années malheureuses viennent à peine de passer mais ils ont l'air de s'en être déjà relevés par la grâce de leurs refrains so british. Avec une palette musicale de plus en plus étendue Kill The Young a gagné en épaisseur en se délestant de quelques légèretés rock'n'roll. En s'attachant aux harmonies pour s'extirper de la mélancolie les frères Gorman signent un retour séduisant tout en exprimant leurs tourments. Un vrai tour de force !

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