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Critique d'album

King Crimson


In the Court of the Crimson King (Réédition 40ième anniversaire)


(12/10/2009 - Panegyric - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- 21st Century Schizoid Man / 2- I Talk to the Wind / 3- Epitaph / 4- Moonchild / 5- The Court of the Crimson King / 6- Moonchild [full version] / 7- I Talk to the Wind [Fripp and McDonald duo version] / 8- I Talk to the Wind [alternate take] / 9- Epitaph [backing track] / 10- Wind session [extracts from the session that produced the intro to 21st Cen
Note de 5/5
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Note de 5.0/5 pour cet album
"La réédition ultime de l'un des chefs d'œuvre du rock progressif."
Nicolas, le 11/01/2010
( mots)

Après avoir décortiqué le premier coup d'éclat de King Crimson (pour les retardataires, cliquez ici), intéressons nous maintenant à sa réédition 40ième anniversaire fraîchement sortie. Et si le catalogue du roi pourpre a déjà été maintes fois réédité par le passé sur à peu près tous les supports existants, jamais un de ses albums n'avait eu droit à pareils égards.

Cette nouvelle mouture d'In The Court Of The Crimson King est la première étape vers une remasterisation exhaustive de l'oeuvre du groupe, puisque chaque album aura droit dans les prochains mois à son lifting des années 2000 avec remix 5.1 en sus - Lizard et Red étant d'ores et déjà disponibles dans toutes les bonnes crèmeries sous ce format. Un travail tout bonnement titanesque qui a été initié par Robert Fripp il y a de cela deux ans et pour lequel il s'est adjoint les services de Steven Wilson, rencontré lors des sessions d'enregistrements de Fear Of A Blank Planet (album de Porcupine Tree pour lequel Fripp a été invité à jouer sur un morceau). Ceux qui connaissent bien l'oeuvre de Wilson savent également qu'il possède de solides qualités de producteur et qu'il s'est fait une spécialité des remix audio multicanaux. L'affinité naturelle entre les deux hommes et le statut culte de King Crimson pour le ténor du prog moderne ont bien évidemment fait le reste. Par dessus tout, les deux hommes ont eu la chance de remettre la main sur l'enregistrement 8 pistes original de l'album juste avant que celui-ci fut pré-mixé, ce qui leur a grandement facilité la tâche.

Cette édition 40ième anniversaire est déclinée en deux versions : une version "simple" CD+DVD, ainsi qu'une box DeLuxe avec 5 CD + 1 DVD, les 4 autres CD reprenant les deux remasterisations stéréo antérieures transférées directement des vinyles, une version mono, des lives BBC, quelques versions alternatives supplémentaires, des enregistrements singles et deux lives enregistrés à Hyde Park et à Fillmore East en 1969... difficile de faire plus complet. Pour des raisons de simplicité (et de compte en banque), on s'intéressera ici à la version courante 1 CD + 1 DVD.

Le CD comporte donc tout d'abord la remasterisation moderne de l'album effectuée par Wilson. Sur la qualité sonore, rien à redire : l'esprit du mix original a été parfaitement respecté, la version actuelle gagnant un peu en aération et en propreté (disparition complète des craquements parasites liés au transfert analogique). Les plus retors trouveront toujours à redire quant à la sonorité de la batterie, l'un des points faibles de l'enregistrement initial, qui reste ici très mate et qui possède un rendu qui semble aujourd'hui particulièrement daté. Mais mieux valait ne pas corrompre l'esprit de l'oeuvre, même si celle-ci gardera à tout jamais ce petit côté vieillot pas toujours très agréable quand on a l'habitude des productions modernes. En guise de friandise, cinq versions alternatives ont été rajoutées. La plus intéressante n'est autre que la version intégrale de "Moonchild", qui rallonge le morceau de trois bonnes minutes au cours desquelles les variations ambient sont plus fouillées et expressives, avec notamment quelques parties rythmées, une majoration de l'amplitude sonore et une plus grande participation de Michael Giles . Ceux que le morceau indisposent n'y verront toujours aucun intérêt, mais pour les autres, c'est un vrai régal qui nous est ici proposé. Le version duo Ian McDonald - Robert Fripp de "I Talk To The Wind" est quant à elle beaucoup moins intéressante, le morceau perdant beaucoup de la magie apportée par le chant de Greg Lake. Par contre, la version alternative du même morceau, avec un remarquable solo de Fripp rajouté en fin de piste, est tout bonnement excellente. Vient après un enregistrement instrumental de "Epitaph", relativement dispensable mais qui permet de bien se rendre compte de l'apport indéniable du mellotron et de la belle cohésion existant entre McDonald et Fripp, une fois encore. Pour conclure, la "Wind Session" n'est qu'un simple enregistrement du groupe en train de discuter en studio entre deux prises alternatives du "vent" qui introduit le Schizoid Man : pas vraiment intéressant, vous l'aurez compris.

Le DVD, quant à lui, fait particulièrement fort, jugez plutôt. Non content de reprendre le mix 2009 de l'album en MLP Lossless stereo 24 bits ainsi qu'en version multicanal DTS 5.1 (lisible, donc, sur n'importe quelle platine DVD), il offre des bonus on ne peut plus croustillants. Les tatillons pourront en effet jouir du remix effectué en 2004, un poil moins bon que l'actuel - ce qui permet de bien se rendre compte de la qualité du travail effectué par Wilson. The Alternate Album, de son côté, nous propose des versions préliminaires de chaque morceau, la plus énorme n'étant autre que la version trio de "21st Century Schizoid Man", centrée sur le trio guitare-basse-batterie et qui permet surtout d'apprécier les fantastiques partitions de Robert Fripp et de Greg Lake à leur juste valeur (le mellotron écrasant un peu l'ensemble sur la version complète). N'oublions pas le trio flûte-basse-batterie très léger de "I Talk To The Wind", ou encore l'instrumental amputé du mellotron de "The Court Of The Crimson King" qui, là encore, laisse éclater le doigté énergique de Lake et la qualité technique de Giles. Seule la version courte "premier jet" de "Moonchild" semble de trop. Quant au remix 5.1, il impose des conditions d'écoutes particulières, bien en place sur son canapé entre les enceintes home cinema, et ne souffre pas d'un passage en dilettante. Moyennant quoi le rendu sonore et la profondeur de l'ensemble font indéniablement gagner en immersion dans ce voyage halluciné de haute volée.

Au final, on a là affaire à une bien belle réédition, gavée de suppléments jusqu'à l'os et qui rend un hommage magnifique à une oeuvre qui ne l'est pas moins. Cette version pourra être conseillée en priorité à ceux qui se sont repu de l'album original et qui souhaitent approfondir encore plus la découverte de cette fresque, mais elle ne laissera pas non plus insensible les amateurs de beaux objets (le packaging cartonné étant également de très belle facture). Espérons que le reste du catalogue de King Crimson connaisse un traitement aussi flatteur, voire même que cette opération inspire nombre d'autres artistes qui souhaitent offrir une alternative qualitative forte à un piratage de masse encore trop répandu, même à l'égard des vieux chefs d'oeuvre.

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