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Critique d'album

Ladylike Dragons


Heart Burst


(12/10/2009 - NIce and Rough Records / Discograph - Garage Pop - Genre : Rock)
Produit par

1- Slavery / 2- 13 minutes / 3- My need of naughtyness / 4- Travel box / 5- Fuck off (a beautiful day) / 6- City and the lights / 7- Like a reptile / 8- Not a love song / 9- The wisdom of my faith / 10- Bound together / 11- Don't get me wrong / 12- Lose control / 13- Campfire
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Réjouissez-vous : le garage-rock made in France a enfin un avenir !"
Nicolas, le 16/10/2009
( mots)

Si vous êtes un fidèle d'albumrock, vous avez dû remarquer qu'on vous tenait la grappe depuis quelques mois déjà avec les Ladylike Dragons, ces courageux Seine-et-Marnais qui se sont attelés à prouver qu'en France, l'avenir du garage rock à l'anglo-saxonne n'était pas voué à être exclusivement synonyme de Naast ou de Plasticines (ou même de BB Brunes). Un pari assurément risqué, surtout quand on n'a pas de piston dans le milieu... pourtant, leur premier EP (Crazy Nerds) s'avérait déjà bigrement convainquant, et on attendait avec impatience qu'un album vienne confirmer tout le bien que l'on pensait d'eux. C'est désormais chose faite : pari risqué, mais pari gagné.

Heart Burst est une véritable bombe de fraicheur, de spontanéité et d'énergie assaisonnée à la mode garage-rock sixties (ou revival 2000 pour les moins curieux d'entre nous). A savoir un parfait équilibre entre pop tendue et guitares clinquantes, entre ritournelles enthousiastes et jeu instrumental ludique et enfiévré, le tout doublé d'une vraie identité développée après de longues années d'infusions à base de Kinks, de White Stripes ou de Libertines. Et si ces influences sont réelles, elles se retrouvent bien vite oblitérées par le chant enflammé de Cindy Jacquemin, à la fois doux et puissant, rappelant les grandes voix pop irlandaises mais avec en prime un petit côté rauque et déluré des plus appréciables. Un grand organe mis au service d'une musique qui ne rogne ni sur la qualité mélodique, ni sur la morgue rock n' roll.

Cet album réussit deux tours de force assez remarquables : d'une part, il ne comporte aucun titre faible, et d'autre part il supporte sans aucun problème l'épreuve du mode Repeat All des heures durant. On sentait bien que les meilleurs morceaux de Crazy Nerds avaient déjà la trempe de tubes en puissance, et on retrouve logiquement une bonne pelletée de ces excellents morceaux sur ce premier jet studio. Ainsi, le trio gagnant "My Need Of Naughtyness" – "Travel Box" – "Fuck Off (A Beautiful Day)" assure un corps d'album absolument impeccable, convoquant successivement en une poignée de minutes la science riffesque de Carl Barât, les ruptures rythmiques propres aux Raconteurs et la nonchalence poétique de Peter Doherty. Quant à Sparkling Days, le dernier maxi en date, il révélait déjà les atours aguicheurs d'un "13 Minutes" alliant l'énergie Whitienne à la férocité du chant de Cindy, impeccable mise en bouche faisant suite à un "Slavery" qui dénonce le culte du pognon avec une férocité jubilatoire.

Et après ? Les nouvelles compositions tiennent-elles la route ? Les Ladylike Dragons ont-ils les tripes pour tenir la distance ? La réponse est bien sûr affirmative. Encouragés par leur tonitruante entrée en matière, les trois compères s'autorisent quelques audaces heureusement parfaitement maîtrisées : appui symphonique avec quelques envolées de violons sur le magnifique "City And The Lights", injection de Strokes en intraveineuse sur le rythme sautillant de "Like A Reptile" (où le chant de Cindy Jacquemin se rapproche beaucoup de celui de Dolores O' Riordan), ou encore profession de foi aussi jubilatoire que survitaminée  avec le pétillant "Not A Love Song". On notera d'ailleurs sur cette dernière chanson que le trio n'a pas renoncé à son ancien patronyme des Olympic Dragons, tel un gros fuck balancé à la tronche du comité olympique qui leur a interdit de porter ce nom. Preuve qu'il en faut plus pour arrêter de jeunes rockeurs qui en veulent.

On cherche en vain un inévitable fléchissement, mais celui-ci ne se produit jamais. Les morceaux restants tiennent allègrement la route, que ce soit les brulôts rock transportés par des fulgurances mélodiques pénétrantes ("Bound Together", "Don't Get Me Wrong", "Lose Control") ou l'épreuve des balades douces et désenchantées. Dans ce dernier registre, "The Wisdom Of My Faith" tire à merveille parti des qualités vocales de Cindy Jacquemin, dont le jeu révèle des nuances insoupçonnées lors des titres plus énergiques, alors que "Campfire" prend le parti d'un dépouillement complet (duo voix-orgue) transporté par une douceur étonnante qui laisse éclore des trésors d'émotion en fin d'album.

Vous êtes comme l'auteur de ces lignes ? Vous en avez marre qu'on vous vante à longueur de journée les qualités de pseudo-groupes hexagonaux aussi alléchants sur le papier qu'ils sont décevant sur album ou en live ? Vous ne croyez plus qu'un grand groupe de rock, taillé pour l'international, puisse voir le jour en France ? Alors un bon conseil : avant d'aller brûler les Rock N' Folk qui vous avaient abreuvés de faux espoirs, et avant de vous rabattre de dépit sur l'intelligentsia garage d'outre Manche, allez donc jeter un petit coup d'oreille aux Ladylike Dragons et à leur excellent Heart Burst : vous verrez peut-être le rock français sous un tout autre visage : décomplexé, frondeur, et diablement enthousiasmant. Il était temps, on a failli attendre.

   

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