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Critique d'album

Placebo


Sleeping with Ghosts


(23/03/2003 - Hut - Glam rock alternatif - Genre : Rock)
Produit par Jim Abbiss

1- Bulletproof Cupid / 2- English Summer Rain / 3- This Picture / 4- Sleeping with Ghosts / 5- The Bitter End / 6- Something Rotten / 7- Plasticine / 8- Special Needs / 9- I'll Be Yours / 10- Second Sight / 11- Protect Me from What I Want / 12- Centrefolds
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"l'album du succès public et du décrochage des fans de la première heure"
Nicolas, le 18/06/2009
( mots)

Sleeping With Ghosts, ou l'album de la mutation électro et du succès public, l'album du décrochage des nombreux fans de la première heure, l'album des débuts de la Molko-mania auprès des teenagers du monde entier ("Briaaann !!!"), mais aussi celui qui a amené le terrible live Soulmates Never Die, peut-être l'une des plus belles performances scéniques du trio à ce jour. On en retiendra donc du bon et du moins bon. Et une seule certitude : avec ce disque, Placebo confirme le déclin amorcé avec Black Market Music et poursuivi avec Meds.

L'album débute beaucoup moins en force que les autres réalisations du groupe, et il est vrai que la production de Jim Abiss tranche d'emblée avec le son rentre-dedans de ses prédécesseurs. Même "Bulletproof Cupid", instrumental tout en guitares forcenées, peine à ébahir l'auditeur. On sent par contre beaucoup d'attention accordée aux détails et aux ambiances, le disque se retrouvant truffé de bidouillages synthétiques omniprésents et assez déstabilisants de prime abord. Alors oui, chaque titre a été poussé dans ses derniers retranchements et exprime le meilleur de lui-même, mais cela ne suffit pas à masquer les errements d'un Brian Molko cherchant vaille que vaille un second souffle derrière ses consoles de mixage.

Reconnaissons quand même du très bon dans ce disque. La première moitié, notamment, se révèle tout à fait délectable, entre un "English Summer Rain" dégoulinant de tristesse urbaine et un "This Picture" transporté par cette intensité vocale et par ce talent mélodique hors pair dont est encore capable le charismatique leader du médicament bidon. Vient ensuite "Sleeping With Ghosts", trainant une douleur sourde au rythme de ses arrangements synthé flottants. Et puis il y a le tube qui tue, "The Bitter End", désormais un grand classique du groupe et l'une de ses meilleures trouvailles à ce jour. Ritournelle imparable, rythme binaire syncopé, alternance de riffs secs et de gros rushs à forte pénétration, inégalable complémentarité entre la basse d'Olsdal et la guitare de Molko : rien à redire, c'est très fort.

Après, c'est beaucoup moins bon, si l'on excepte l'oppressant "I'll Be Yours", épatant d'attraction aussi glauque qu'hypnotique. Alors certes, on trouve encore dans la suite un "Plasticine" qui envoie du bon gros son de guitare, même si le groupe a fait bien mieux par le passé dans le même genre. Oui, on peut encore apprécier le rythme enfiévré de "Second Sight", même si le morceau a tout dit dans les trente premières secondes et que le refrain n'a quasiment aucune force attractive. Mais on ne peut pas passer outre certains morceaux vraiment médiocres : "Something Rotten", vulgaire titre de remplissage irritant de pédance et de fausseté ; "Special Needs", plus transparent que la nana de la pochette ; "Protect Me From What I Want", à peine meilleur que son irritante version francisée (des fois qu'on ignorerait encore que Molko sait parler français) ; ou enfin l'inutile "Centerfolds" qui achève de noyer la fin du disque dans une neurasthénie sous anxiolytiques.

Au final, l'album n'est pourtant pas mauvais, et il se laisse même réécouter avec plaisir (à petites doses). Mais une fois désapée et démaquillée, une fois mis à nus ses morceaux au gré des écoutes, la galette perd nombre de ses charmes, telle une conquète féminine aguicheuse qui aurait caché ses imperfections derrière une énorme couche de fond de teint et un wonderbra. C'est de bonne guerre, surtout quand l'inspiration n'est pas constament au rendez-vous, mais la déception prédomine nettement au bout du chemin. Concluons pourtant sur une note positive : Meds, son successeur, est encore moins bon. C'est toujours ça de gagné.

Note de 4.0/5 pour cet album
"Le dernier placebo, un petit régal envoutant..."
Jérémie, le 09/04/2003

Placebo, version 4.0. Sleeping With Ghosts, titre de ce (très attendu) quatrième album du groupe sans nationalité, nous rappelle que Brian Molko est quelqu'un d'intelligent et de barré. Un artiste, quoi, c'est donc parfait !

Pour les trois précédents albums, les trois compères avaient réussi à garder leur style, tout en évoluant peu à peu, passant d'un rock brut et direct à quelque chose de plus léché, plus mélodique, plus travaillé. Sleeping With Ghosts s'aligne donc dans cette logique : on y retrouve tout ce qui fait l'ame de Placebo : une sorte de magma de bruit, d'où s'échappe une mélodie très entrainante, très simple aussi, sur quoi s'ajoute la voix de Brian Molko, encore une de ces voix androgynes envoutantes, capables d'exploser ou d'apaiser, toujours en douceur - du vrai placebo, donc, avec ... avec un p'tit quelque chose en plus ... du beau peut-etre ? ;). Des mélodies rythmées, un véritable magma de distorsion, du son 100% métalique dans la plus pure tradition Placebo, comme le titre d'entrée, plus musclée que tous les autres : "BulletProof Cupid" ou au contraire des chansons très intimistes, calmes, belles et touchantes, comme le dernier titre, "Centrefolds", où Brian Molko répète "I Refuse to let you die" sur des accords au piano. Certaines autres pistes comme "English Summer Rain", "Sleeping With Ghosts", "The bitter End", "Protect Me For What I Want", sont tout simplement des petits bijoux. Des chansons entrainantes et envoutantes, ou l'électronique pointe parfois le bout de son nez, un sens du rythme et de la mélodie, une maitrise impressionnante de la composition. Quand on écoute ces pistes, il n'est plus question de douter que ce sont des génies. Deux notes au clavier par-ci, qui reviennent de temps en temps, se déclinent sous plusieurs formes, un peu plus d'echo par là, un effet rajouté à la production au bon moment. Chaque élément, chaque son est parfaitement à sa place. Ce sont des petits moments de perfection, ou l'on aimerait que le temps soit suspendu pour en profiter encore et encore, sans jamais se lasser.

Mais à coté de ces petites perles, des titres beaucoup moins intéressantes (Rotten, Bulletproof Cupid), que je préfère même zapper quand j'écoute le CD piste par piste. Ils sont cependant en minorité et les petites perfections que sont les autres titres peuvent laisser passer la pilule. Dommage tout de meme que ce ne soit pas un album parfait car sincèrement, ils auraient pu... Changer les chansons moyennes par des chansons de la qualité des autres... et c'était dans la poche !

Il ne reste plus qu'à espérer que comme son prédécesseur, cet album cartonnera dans les ventes et fera descendre les merdes qui tronnent souvent en haut des charts de leur place qu'ils n'ont pas mérité...

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