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Critique d'album

Porcupine Tree


Signify


(15/09/1996 - Delerium - Rock/metal progressif - Genre : Rock)
Produit par Steven Wilson

1- Bornlivedie / 2- Signify / 3- Sleep of No Dreaming / 4- Pagan / 5- Waiting (Phase One) / 6- Waiting (Phase Two) / 7- Sever / 8- Idiot Prayer / 9- Every Home Is Wired / 10- Intermediate Jesus / 11- Light Mass Prayers / 12- Dark Matter
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Cet album-ci, il faudra le mériter pour en apprécier toute la beauté !"
Nicolas, le 10/03/2009
( mots)

Signify est certainement l'album de Porcupine Tree le plus difficile à appréhender, du moins pour ceux qui découvrent cette galette a posteriori - soit plus de dix ans après sa sortie. Déroutant à la première écoute, mêlant des morceaux radicalement différents d'une piste à l'autre, alternant purs moments de grâce et périodes atmosphériques ténébreuses assez déconcertantes, le quatrième album du quatuor anglais  est pourtant assez fréquemment cité dans les forums de fans comme étant l'un des meilleurs disques du groupe, si ce n'est le meilleur (ce qui n'est pas pour moi des plus évidents, loin s'en faut). En tout cas, c'est clairement grâce à cet album que Steven Wilson et sa bande ont véritablement réussi à sortir de l'anonymat. Tentative de décryptage.

Intro flottante bondée de samples téléphoniques spectraux, pièce instrumentale teigneuse construite autour d'un riff metal à se damner, ode pop haletante, douce et désenchantée : voilà une entrée en matière qui prend un malin plaisir à brouiller les pistes. Pourtant, la clé qui ouvre les portes de ce savant mélange de genres se situe dans les deux disques qui encadrent cet album : The Sky Moves Sideways d'un côté, et Stupid Dream de l'autre côté. Signify se situe en fait au beau milieu de ces deux disques, empruntant au premier ses ambiances sombres, ses développement progressifs instrumentaux et ses beats technoïdes, et au second ses chansons pop-rock raffinées et sa froide poésie urbaine. L'alternance est ensuite extrêmement basique : un titre instrumental, un titre chanté, un titre instrumental, un titre chanté, et ainsi de suite. Même si ce choix de construction peut sembler bêtement artificiel, il donne au disque une personnalité bien particulière qui lui permet de brasser un large éventail de styles et d'influences. En un sens, cet album est probablement le disque le plus progressif de Porcupine Tree, le plus riche, le plus alambiqué, mais aussi le plus dispersé et le plus bavard.

Il faudra donc une bonne dose de patience et un minimum d'abnégation pour accrocher à cet album, surtout pour ceux qui ont apprécié de se faire mâcher le travail par les brillants enchaînements d'In Absentia ou encore de Fear Of A Blank Planet. Mais une fois apprivoisé, le disque se révélera particulièrement jouissif à écouter. On remarquera notamment l'énorme instrumental éponyme qui contient l'un des meilleurs riffs du groupe, et ça n'est pas rien de le dire. On ne pourra pas passer à côté des superbes morceaux pop que sont "The Sleep of No Dreaming" et surtout "Waiting", dont la première partie tutoie des sommets de grâce et de force émotionnelle, alors que la deuxième se complaît dans des atmosphères échappées de l'album précédent et où les nappes synthétiques psychés entourent une rythmique mêlée de jumbé et de basse avant de se noyer dans un solo de guitare à tomber par terre. Un peu plus loin, on retrouvera le petit chef d'oeuvre qu'est "Idiot Prayer", énorme instrumental qu'on jurerait échappé de The Sky Moves Sideways, réalisant la prouesse de marier des lignes psychédéliques évanescentes avec une rythmique techno électrisée par une basse lugubre. Quant à "Every Home Is Wired", le titre suivant, il prend le parti d'enchaîner tube pop en apesanteur et ambiances électroniques grouillantes et vaporeuses. Mine de rien, on vient de passer en revue des titres d'exception, hélas trop peu joués en live par le groupe actuellement.

A l'inverse, il est parfois difficile d'accrocher à une fin d'album qui se traine dans des longueurs décourageantes. Si "Intermediate Jesus" parvient encore à captiver un peu malgré son hermétisme et ses successions d'atmosphères étranges, on ne peut en dire autant du soporifique "Light Mass Prayers" ou même d'un "Dark Matter" qui, même s'il s'avère des plus agréables, paye le prix de se retrouver anesthésié par ses opulents prédécesseurs. D'autres titres, enfin, donnent dans la bon art rock 90's, comme le violent "Sever", même si on trouvera beaucoup mieux dans le même genre en écoutant Stupid Dream et surtout Lightbulb Sun.

Un bon conseil si vous voulez vous frotter à Signify : ingurgitez d'abord The Sky Moves Sideways et Stupid Dream. Une fois ce pré-requis effectué, l'entrée en matière vous sera bien plus aisée et cela vous laissera tout loisir d'apprécier comme il se doit cet étonnant compromis entre deux disque qui n'ont strictement rien en commun. C'est peut-être pour cela que ce quatrième album a autant de succès auprès de certains fans : il est le seul à embrasser presque en totalité les styles, l'histoire et l'évolution de ce groupe polymorphe, qui se joue des modes et des qualificatifs, et qui cherche encore et toujours à explorer les moindres facettes d'un rock qui est loin de nous avoir livré tous ses secrets.

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