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Critique d'album

The Prodigy


The Fat of the Land


(30/06/1997 - XL Recordings - Electro - Big beat - Genre : Autres)
Produit par Liam Howlett

1- Smack My Bitch Up / 2- Breathe / 3- Diesel Power / 4- Funky Shit / 5- Serial Thrilla / 6- Mindfields / 7- Narayan / 8- Firestarter / 9- Climbatize / 10- Fuel My Fire
Note de 4.5/5
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Note de 5.0/5 pour cet album
""
Aurélie, le 06/08/2004
( mots)

Trois noms résument à eux seuls l'électronica des années 90 : Fatboy Slim, les Chemical Brothers et Prodigy. Coïncidence troublante : ces trois groupes ont produit leur chef d'oeuvre à peu près au même moment : You've Come a Long Way, Baby est sorti en 1998, juste avant Surrender (1999) mais peu après The Fat of the Land (1997). En attendant l'arrivée, maintes fois repoussée et finalement prévue pour le 16 août 2004, de Always Outnumbered, Never Outgunned, quatrième album des Prodigy, replongeons nous dans l'ambiance survoltée du dernier de ces trois incroyables disques.

Au commencement de The Fat of the Land était Liam Howlett, installé dans le comté d'Essex (évidemment !), beau-frère d'un autre Liam (Gallagher) mais surtout cerveau des opérations et maître-mixeur passé du hip-hop aux raves à la fin des années 80. Puis vinrent Keith Flint, Leeroy Thornhill et Maxim Reality, grâce auxquels Howlett put fonder un véritable groupe et ainsi s'imposer plus facilement sur le marché de la hard dance commerciale (i.e hors du circuit des free parties).

Et la lumière fut.

"Firestarter" fit l'effet d'une bombe à sa sortie en 1996, propulsa le groupe en tête des ventes dans 22 pays et la coiffure de Flint au rang de trésor national... Liam Howlett, non content de ce succès pour le moins étonnnant (même si certains médias l'attendaient au tournant après Music For The Jilted Generation), remit un coup de jus avec "Diesel Power" et "Fuel My Fire". Décidément, le feu de la machine prodigieuse ne semblait pas près de s'éteindre.

En novembre 1997 sortit le single "Smack My Bitch Up" (i.e dérouiller ma salope), qui servait déjà d'ouverture lors des derniers concerts. Le titre fit certes taire toutes les midinettes du coin mais attira pas mal d'ennuis au groupe, que l'on accusa de misogynie et surtout d'appel à la violence conjugale. Howlett eut beau se défendre de avec brio en rappelant que "si les Prodigy s'appelaient Wu-Tang Clan, personne n'aurait rien eu à dire à propos du titre" (!), il eut bien du mal à convaincre l'Angleterre bien-pensante, débordée par le phénomène des rave parties. Ceci d'autant plus que sur la pochette du single figurait la photo d'une voiture accidentée ressemblant fortement à la Mercedes dans laquelle la princesse Diana avait trouvé la mort quelques mois auparavant. Par crainte de la censure, la maison de disque rempaça finalement le cliché controversé par la photo d'un skateboarder en pleine action. Mais ce fut ensuite le clip qui défraya la chronique. Alternant scènes d'agression sexuelle et d'overdose, il faillit bien être retiré de la programmation musicale de MTV.

Au-delà de ces controverses, comment expliquer le succès de cet album, qui ne se dément toujours pas aujourd'hui ? Sans vouloir être trop dogmatique, je ne crois pas me tromper en disant que l'atmosphère déjantée qui parcourt le disque y est pour beaucoup. Car vous dire que la musique de The Fat of the Land est incroyablement riche et puissante ne vous apprendra rien : après tout, les big beats ne sont pas l'apanage de ces quatre Anglais. Non, le seul qualificatif qui convient vraiment au troisième album du groupe, c'est en fait "rock". Après l'expérimentation kitsch de The Exprerience et la dance agressive de Music For The Jilted Generation, The Prodigy avait décidé de faire dans le perfecto (atteignant du même coup la perfection...).

Liam Howlett eut beau hurler "I fuck rock'n'roll" à chaque fois qu'il entrait en scène lors des festivals de l'été 1998, The Fat of the Land démontrait que le groupe avait parfaitement assimilé l'héritage des Rage Against the Machine, Skunk Anansie ("Serial Thrilla"), Beastie Boys (quelques samples de "Ill Communication" se mêlent à la puissance électronique de "Funky Shit") et autres Sex Pistols. Tous aussi engagés que ces derniers en leur temps, les pourfendeurs de la Criminal Justice Bill avaient injecté dans leur musique une bonne dose d'esprit trash.

Si Music For The Jilted Generation jouait la carte du no future, ce troisième album enfonçait en quelque sorte le clou : brûlots contestataires, cadence infernale, guitares saturées et hip-hop subversif (Howlett invita Kool Keith des mythiques Ultramagnetic MC's à rapper sur "Diesel Power", après leur avoir emprunté au passage la rythmique de "Give The Drummer Some" pour "Smack My Bitch Up"). Avec The Fat Of The Land, on assistait à la naissance d'une techno furieuse qui revisitait le punk 70s à coups de lance-flammes et de voix synthétiques. Les poules mouillées n'avaient qu'à trouver refuge chez Elton John...

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