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Critique d'album

Wovenhand


The Laughing Stalk


(07/09/2012 - Glitterhouse - Folk Rock Post-Punk - Genre : Rock)
Produit par

1- Long Horn / 2- The Laughing Stalk / 3- In The Temple / 4- King O King / 5- Closer / 6- Maize / 7- Coup Stick / 8- As Wool / 9- Glistening Black
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Un Wovenhand revigoré, tout en intensité ! "
Marc, le 08/09/2012
( mots)

Si vous cherchez au-delà de ce que vos yeux peuvent voir et plus loin que ce que vos oreilles peuvent entendre, le mystique David Eugene Edwards a sûrement déjà dû vous remuer quelques sens. L'ancien leader de 16 Horsepower, tel un messager de Dieu, réalise toujours un rock sombre, métissé de diverses influences, empli de spiritualité et de mystères, de mélancolie et de légèreté. Au sein de Wovenhand, il n'a cessé de se faire l'écho de cette voix, habité d'une seule et unique mission : vous libérer de vos fardeaux. Que vous soyez croyant ou pas, ses chansons ne sont que le reflet de leurs existences car il est intimement convaincu que tout être humain est, et restera, faillible. A travers ses paroles, David Eugene vous assure donc du pardon de vos péchés, passés et à venir.

La genèse de Laughing Stalk est évidemment de cette veine là. Mais cet album représente bien plus que ça pour DEE et la vie de son groupe. Son fidèle collaborateur Pascal Humbert s'en est allé rejoindre sa Gironde (il semble s'être également rapproché de Bertrant Cantat) avant sa conception, et si le batteur Ordy Garrison est resté à ses côtés, l'engagement de deux jeunes recrues, Gregory Garcia Jr (basse) et Chuck French (guitare), l'a visiblement incité à quelques changements radicaux. Au premier abord, ils ne sont pas audibles, quoique... Lors de la première tournée avec son nouveau band au début de cet été, pour la première fois de sa vie, David Eugene Edwards ne s'est pas produit assis sur une chaise avec sa guitare mais bel et bien debout. Il en découle, à moins que ce ne soit l'inverse, un changement musical beaucoup plus perceptible : ce sixième album de Wovenhand est le plus sauvage et heavy qu'il ait jamais réalisé.

Accompli avec le producteur Alexander Hacke (Einstürzende Neubauten, Bad Seeds), que DEE va bientôt retrouver en prenant également part à la reformation inattendue du mémorable groupe australien Crime & The City Solution, Laughing Stalk est un mélange détonant de guitares chaudes et incandescentes, de rythmiques aux influences amérindiennes et d'arrangements délicats de cordes. En sus de la puissance épique de certains morceaux, dont l'impétueuse et grandiose "Long Horn" ou "Glistening Black", la musique de Wovenhand n'a rien perdu de sa magie et nous dévoile toujours quelques charmes hypnotiques ("Closer"). D'une voix à jamais tourmentée par son micro vintage, le chamane change de ton suivant l'allure des chansons et nous fait graviter entre le Gun Club, Joy Division, Crime & The City Solution ("Maize") et, plus surprenant, Echo & The Bunnymen ("In The Temple"). Les héritages sont divers mais la sincérité et la richesse des compositions sont pénétrantes et demeurent estampillées Wovenhand. Aucune des neuf chansons de cet album ne souffre de la comparaison avec une autre.

David Eugene Edwards a dit de lui-même, qu'en tant qu'être humain, il avait atteint ses propres limites et qu'il n'avait rien à perdre. Grâce à un regard plus dynamique sur sa musique, en soulignant la cruauté ou la bonté des hommes tout en célébrant la beauté de notre monde, il réussit à révéler les contrastes de notre existence de simple mortel pour nous amener vers une lumière reconnue, dévoilée ou insoupçonnée. Oui, j'en ai la preuve avec cet album, on peut ne pas être convaincu de la présence de Dieu et être un fervent apôtre de Wovenhand.

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