Critiques d'Albums
The Beatles


Rock&Folk Janvier 1969 (extraits)
<Les trouvailles techniques qui ne manquent pas dans cet album et qui ont un peu tendance à prendre le premier plan n'en sont pas la nouveauté. Son originalité à mon avis, c'est un changement d'optique dans la musique des Beatles. Ce disque est une véritable analyse mythologique de la pop-music moderne>
<Puis, ce double album. La pochette d'abord, lisse et blanche. On aurait tort de voir là simple gag ou désir de se singulariser. Dans la recherche et la sophistication qui est de règle dans la création des pochettes, qu'auraient-ils pu faire sinon un peu plus ou un peu mieux que les autres. Ils n'ont pas joué le jeu. Devant cette étendue blanche, je n'irai pas jusqu'à parler de destruction de l'œuvre, mais, dès la pochette, s'esquissent les deux directions de la Beatles Music 1968 : l'ironie et le constat d'échec.>
<Et cette ironie, nous la trouvons présente tout au long des trente morceaux qui composent l'album. Toutes les tendances de la pop-music sont passées en revue, et mises en boîte, plutôt gentiment d'ailleurs. Tour à tour les Beach Boys, Tyrannosaurus Rex, les Platters, Canned Heat, Bob Dylan défilent en images sonores. Le procédé est assez déchirant, quand il est le fait de ceux dont la préoccupation essentielle était jusqu'à maintenant la création musicale et non le commentaire ironique. Or il se trouve que ce commentaire est aussi de la musique. Il ne s'agit pas pour les Beatles de citer ou de plagier. Chaque chanson est un concentré du système du ou des artistes visés, un comprimé réduit à une seule chanson. Dylan aurait très bien pu écrire « Rocky Raccoon », mais les Beatles introduisent une distanciation, et une distorsion de l'univers de Dylan tel qu'il est résumé dans cette chanson, qui fait que « Rocky Raccoon » est bien une chanson des Beatles. L'invention se reporte alors surtout au niveau des textes, dans lesquels John Lennon introduit une subversion du langage tout entier de la pop-music, le déviant de son sens traditionnel, le pervertissant dans une direction à peine symbolique (« Hap-piness is a warm gun »). Les réussites sont souvent superbes et hilarantes (« Black bird », satire du « folk » américain, guitare indigente, rythme tragiquement monotone, répétition de la même phrase stupide...).
http://www.bonsoir-paris.com/dotclear/i … 69-janvier
http://edel.univ-poitiers.fr/cahiersdum … 168#tocto9
Back In The U.S.S.R.
Glass Onion
While My Guitar Gently Weeps
Happiness Is A Warm Gun
I`m So Tired
Blackbird
Why Don`t We Do It In The Road
Julia
Yer Blues
Everybody's Got Something To Hide Except Me & My Monkey
Sexy Sadie
Helter Skelter
Revolution 1
Cry Baby Cry
C'est pas évident, je n'aime pas vraiment le double blanc en fait (mis à part les chansons en gras ici) :
Back in the USSR
Dear Prudence
Glass Onion
The Continuing Story of Bungal
While My Guitar Gently Weeps
Blackbird
Why Don't We Do It In The Road
Birthday
Yer Blues
Sexy Sadie
Helter Skelter
Revolution 1
Savoy Truffle
Merde, il en manque deux! En plus, je suis pas sûr que tout ça face un album très cohérent. Ca peut pas être pire que l'album original cela dit.
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