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Critiques d'Albums

Thirteen Tales From Urban Bohemia de The Dandy Warhols

 The Dandy Warhols

Thirteen Tales From Urban Bohemia

( 12/06/2000 - Capitol Records - Genre : pop psychédélique - Producteurs : Courtney Taylor-Taylor, Gregg Williams )
La note des internautes :
4.2 / 5 (14 votes)
1- Godless / 2- Mohammed / 3- Nietzsche / 4- Country Leaver / 5- Solid / 6- Horse Pills / 7- Get Off / 8- Sleep / 9- Cool Scene / 10- Bohemian Like You / 11- Shakin' / 12- Big Indian / 13- The Gospel

Auteur : BeN
(Publié le 29/09/2003)
Note

The Dandy Warhols, groupe de pop subversif tout droit sorti de Portland, nous signe avec Thirteen Tales From Urban Bohemia son 3ème et sans doute meilleur album.

Il est enregistré par le quatuor dans un club underground (selon la légende :P ) et toujours en partie auto-produit par le très en verve leader du combo Courtney Taylor-Taylor.
Il n'empêche qu'il a su se transcender, malgré son air hautain limite pathétique (bref rock & roll :D), en livrant un disque au spectre à la fois large mais toujours juste.

Power-Pop "Bohemian like you", Country "Country Leaver", Psyché "Mohammed", on passe de l'un à l'autre sans à-coups et avec une maîtrise impressionante.
Les arrangements emballent le tout et nos coeurs aussi, tant cet album devient un incontournable après quelques passages sur votre platine.

Un son toujours emprunt de nostalgie 60's 70's mais qui ne fait pas 'vieux', une fiole d'énergie positive à consommer sans modérations.


Tandis que beaucoup de groupes éprouvent de la difficulté, voire une certaine réticence, à citer leurs influences, les Dandy Warhols revendiquent ouvertement les leurs depuis le début de leur carrière en 1994. Un titre comme "Lou Weed", présent sur le premier album du groupe, Dandy's Rule OK?, ainsi que la banane qui orne Welcome to the Monkey House, placent de façon indiscutable leur musique sous le haut patronage du Velvet Underground, tandis que d'autres morceaux comme "Ride" ou "Every Day Should Be a Holiday" (Dandy's Rule et The Dandy Warhols Come Down) sont des clins d'oeil plus ou moins déguisés à des groupes rock plus récents et moins psychédéliques tels Love and Rockets et Ride. Pourtant, avec ce troisième LP intitulé à juste titre Thirteen Tales of Urban Bohemia, les Dandys se détachent de leurs aînés et se concentrent sur la création d'un son et d'une atmosphère unique, dans laquelle bonne humeur et mélancolie vont de pair : le "son Dandy"...

Bien que toujours aussi enclin à la parodie et à l'éclectisme, le quatuor composé de Courtney Taylor, Zia McCabe, Peter Loew et Brent DeBoer nous offre ici un échantillon plutôt cohérent et abouti de leur talent. Là où sur les précédents Dandy's Rule OK ? et The Dandy Warhols Come Down ils s'éparpillaient à force de vouloir explorer des territoires inconnus, les Dandys ont visiblement limité ici leur champ d'expérimentation. Ce qui ne les empêche pas de s'essayer à l'écriture de poèmes rêveurs et éclatants comme "Godless" ou "Nietzsche" (deux morceaux qui bénéficient au passage de superbes intros) ou de faire plusieurs incursions dans la country avec "Country Leaver" ainsi que dans la power pop ("The Gospel", "Big Indian").

Ils cèdent encore parfois à leur vieille habitude de s'approprier des sons qu'ils aiment sans en changer une seule note : c'est le cas avec "Shakin'", "hommage" aux riffs et aux rythmes coincés mais si sexys d'Elastica. Pourtant, et cela ne suprendra personne, les titres les plus réussis de Thirteen Tales of Urban Bohemia sont ceux qui ne ressemblent à rien de connu. On pense immédiatement aux singles énergiques "Solid", "Get Off", ainsi qu'à la magnifique ballade "Sleep". Sur ces titres, comme sur le single profondément satirique "Bohemian Like You" - qui fait en quelque sorte écho à "Not If You Were the Last Junkie on Earth", les Dandys se révèlent être un groupe incroyablement expérimenté qui sait clairement mettre en valeur ses atouts : un zest de folie et une musique qui, sous une apparence de simplicité, dissimule des trouvailles sonores tout à fait surprenantes. Welcome to the Monkey House et ses deux titres-phares, "We Used to be friends" et "You Were the last high" confirmera en 2003 le talent de ces représentants de la scène indépendante américaine, déjà entrevu dans Thirteen Tales. Qui a dit que le chiffre 13 portait malheur ?
par Aurélie
4.5

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Les Commentaires des Lecteurs
J.page - 26/11/2004 14:48

Ouais moi je suis un peu d accord... Perso j ai du mal a ecouté l album en entier, je trouve ca chiant au bout d un moment...
2,5 guitar et cest tout!!! tongue 

Killing Footix - 24/11/2004 17:19

NicoH,24 03 2004, 15:16 a écrit:

Dur, dur de resortir un joyau parmi les joyaux, mais "Get Off" et "Bohemian lie you"(chanson de la pub Vodafone) donnent la pêche pour la journée;

Mouais enfin Bohemian like you est à la limite du plagiat des Stones quand même !
C'est le seul des albums des Dandys que j'ai. Bon c'est un bon album (j'aurais mis 3 sur 5) mais de la à parler de groupe mythique et de génialissime il faut quand même se calmer  0009 

che - 20/11/2004 13:35

en réalité il n'y a pas écrit dandys rule ni sur la tranche ni sur le cd ni sur la pochette ni sur l'arriere, mais seulement à l'interieur. donc je me disais que peut etre il était éponyme... un peu une sorte d'album blanc par opposition au black album qui est commandable par le net...

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