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En 2000, c'était une interview manquée. Une tournée Française annulée qui a laissé l'auteur de ces lignes bredouille et profondément dépité. 5 plus tard, l'ancien leader de Supertramp fait un concert unique en France, la rencontre était donc immanquable. Nous ne vous avons pas vu depuis 5 ans, qu'avez-vous fait ? Roger Hudson : Il y a eu un grand changement dans ma vie. C'était une période très difficile pour moi, j'ai vécu un très long divorce. J'ai dû mettre ma carrière de côté pour réorganiser ma vie. Ca a été des moments à la fois difficiles mais très riches en réflexion. J'ai quand même continué à écrire de la musique. Cela laisse entrevoir un nouvel album ? Roger Hudson : En ce moment, non. Je prépare un DVD live. Il sortira l'année prochaine. Pour l'instant je vais faire beaucoup de concerts. Avec la maison de disque Universal, nous préparons un coffret consacré à Supertramp. Il y aura probablement des morceaux inédits et de très vieilles chansons. Ce "Box set" devrait couvrir toute la carrière du groupe, même sans moi, c'est en négociation en ce moment. Ce soir, c'est votre unique concert en France. Roger Hudson : Pour cette petite tournée, il y a beaucoup de concert dans une tas de pays différents. Après Sallanches, je vais aller en Espagne, en Allemagne, au Liban et puis au Canada. Je suis très content de jouer ici, j'aime beaucoup la France. Quels sont les morceaux que vous allez nous jouer ? Roger Hudson : Je prends en considération le pays et le lieu ou je suis. L'énergie du public aussi, s'ils sont debout ou assis, s'ils écoutent ou crient. Mais je vais toujours chanter les chansons que les gens veulent d'entendre. Ca sera bien sûr des titres de Supertramp. Il y aura aussi quelques chansons de ma carrière solo. Pouvez-vous nous parler des musiciens qui vous accompagnent ce soir ? Roger Hudson : Pour ce concert, j'ai un invité Argentin qui viendra jouer du saxophone. Il arrive par avion aujourd'hui. J'ai aussi un ami harmoniciste qui va m'accompagner sur quelques morceaux, dont "School". Qu'avez-vous tiré du projet français, Excalibur (1999) ? Roger Hudson : C'était un très beau projet. La musique d'Alan Simon est très belle, elle m'a incité à y participer. J'ai pu y rencontrer beaucoup d'autres artistes. Certains ont ensuite contribué à mon album "Open the door", Alan Simon, Didier Lockwood, Dan Ar Braz, mais aussi Trevor Rabin du groupe Yes. Il y a une nouvelle version de votre chanson "Give a little bit" Roger Hudson : J'ai enregistré cette version à Noël dernier avec Night of the Proms. C'est une version magnifique avec un orchestre symphonique. Je suis très heureux que Cartoon Network, Unicef et la Croix-Rouge, m'ai demandé de l'utiliser pour leur campagne. Cette chanson en est le parfait message. Nous avons récolté près de 5 millions de Dollars pour les victimes du tsunami en Asie du Sud-Est. Vous n'avez pas été invité pour le concert du Live 8 ? Roger Hudson : Ils nous ont sollicité pour la reformation de Supertramp. Nous avions seulement deux semaines avant l'événement. C'était trop compliqué à mettre en place. Ca aurait été une bonne opportunité pour se réunir. Ça l'a d'ailleurs été pour Pink Floyd Roger Hudson : J'aime ce groupe. J'étais très heureux de les voir à nouveau ensemble. Quand la musique est plus importante que les différences, c'est très bien. Vous aviez pourtant, il y a quelques années, retravaillé avec Rick Davies Roger Hudson : En 1992 nous nous sommes retrouvés lors d'une réception. Nous avons joué ensemble et ça sonnait vraiment bien. Nous avons ensuite décidé d'essayer d'aller plus loin. Durant six mois, ça s'est très bien passé. Mais pour différentes raisons, ça n'a pas marché. Ce n'est pas difficile d'être Roger Hodgson après Supertramp ? Roger Hudson : C'est une bonne question. C'est difficile pour moi que mes chansons soient toujours attribuées à Supertramp. Rick Davies et moi écrivions les chansons séparément. "Logical song", "Breakfast in America", "Dreamer", ce sont mes bébés. Roger Hodgson n'est pas un nom connu pour le grand public, mon identité dépend complètement de Supertramp. Quand j'ai quitté le groupe, il y a eu un accord verbal avec Rick Davies. Moi je gardais mes chansons et lui pouvait garder le nom de Supertramp. Cela a duré 5 ans. Malheureusement il a mis un terme à cet accord en reprenant mes chansons sur scène avec Mark Hart. Ca a été très difficile pour moi. Cela a créé beaucoup de tension avec Rick. Mais j'ai toujours une grande croyance en Supertramp. Pouvez-vous nous dire combien vous avez vendu de disques ? Roger Hudson :Je ne sais pas vraiment. Je pense que c'est 80 millions. Dans les années 80, nous avions le record absolu. Breakfast in America s'est venu à plus de 20 millions de copies. par Yannick
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