JUNE DEVILLE
Style : Rock / Metal / Grunge
Ville : Lausanne
Site : http://www.junedeville.com
Label :
Domino Media / Hungry Ghosts Prod
Sélection du mois : Juillet 2011
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 | |  | | Cette pochette de coyote en carton pâte dégueulant une peinture bleue les mains dans les poches m’a immédiatement attiré. Quand il a fallu écouter, j’ai simplement trouvé "The Grand Desperate Race For Love" suffisamment cool pour faire mon choix. Arrivé au temps de la chronique, il est temps de le dire: cet album est une tuerie ! et il en faut pour me le faire dire.
Je crois que la coda syncopée de "Rebecca’s Evil Eyes" a bien entamé la chose et que "The Blues Of The Powerful", ballade sous tension, a fini le boulot en beauté. Des morceaux à rallonge qui ne s’essoufflent pas: ça gueule, chante un peu, crache, se calme pour repartir en trombe, s’amuse avec les styles, tombant parfois dans de gros riffs fusion genre "Grass, Like Sapphic Hair" pour finir par ramper sur des passages troublés comme "Clouds". Les trois "Forbidden Song" auraient mérité d’être distillées au fil de l’album plutôt que les confiner en final, ce qui donne la sensation d’un exercice de style plus ou moins assumé et qui dénote avec le ton des premiers morceaux. Si ce n’est cette toute dernière qui pourrait sans problème achever un diabétique, les deux autres seraient très bien passées en interludes. Au final, tout est là: l’urgence, l’audace et les nerfs.
Certes, ce n’est pas leur premier coup d’essai mais il semble que les forêts suisses recèlent d’hectares de putain de bon bois au vu de ce que le trio de June DeVille nous envoie: un savant mélange d’influences qui se distillent au fil de treize titres efficaces mais loin d’être bateaux, mélodieux, inspirés et sacrément rock. Et quelle production ! Le son est énorme, gros comme Lausanne, tantôt rond, tantôt acide et acéré, les arpèges traînent, se prennent dans les coins et les riffs balancent purement et simplement, surélevés de voix doublées, éraillées et tendues et de petits contretemps bien sentis. Non, June DeVille n’est pas français mais on ne va pas faire les chauvins devant une musique à ce point décomplexée et confiante, barbotant entre stoner, hardcore, grunge et noise comme un nouveau-né dans un bassin. Un lp qui dégonde, ni plus ni moins.
Geoffroy
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Ce groupe obtient une moyenne de : 10/10
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