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Critique d'album

Exodus


Bonded by Blood


(05/04/1985 - - Thrash Metal - Genre : Hard / Métal)
Produit par

Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Exode 14:15-31 : le passage de la Mer Thrash, entre Slayer et Metallica "
François, le 29/11/2025
( mots)

La fainéantise intellectuelle et parfois, les penchants complotistes, font de George Orwell un auteur visionnaire, quasiment un prophète, là où il était avant tout un observateur critique, à l’œil particulièrement avisé, de son époque. En effet, il est difficile de ne pas reprocher au romancier d’avoir négligé la naissance du Thrash Metal aux États-Unis en 1984, avec les débuts discographiques de Slayer dès le mois de décembre 1983 (Show No Mercy) et de Metallica (Kill ‘Em All), ainsi que d’Anthrax (Fistful of Metal).


Cependant, l’année 1985 s’avère toute aussi importante dans cette épopée musicale : c’est non seulement l’avènement du Big Four avec l’arrivée dans les bacs de Killing Is My Business... and Business Is Good! de Megadeth, mais aussi l’affirmation d’une phase de renforcement de la scène américaine avec les lancements discographiques d’Overkill ou d’Exodus.


Formé en 1981, ce dernier groupe peut être considéré comme pionnier car son premier opus, A Lesson of Violence - finalement renommé Bonded By Blood - était déjà prêt en 1984. Il manque de donc de peu son intégration au Big Four, d’autant plus que Kirk Hammett était dans ses rangs avant de rejoindre Metallica en 1983. En outre, la force d’Exodus est de dessiner une via media entre Metallica et Slayer, là où de nombreuses formations Thrash marchent un peu trop dans les pas des Four Horsemen : la pochette, dont je suis un des rares à percevoir la beauté, illustre bien cette ambition brutale et diabolique dans le combat siamois entre le bien et le mal.


Ainsi, "Bonded by Blood" impose immédiatement un riff pointu et intransigeant, des ruptures osées et un chant brutal, éructé, parfois soutenu par des chœurs guerriers qui scandent le titre du morceau – et de l’album. L’équilibre entre l’esthétique extrême de Slayer et plus Heavy de Metallica se retrouve sur "Deliver Us to Evil" ou sur le tourbillon de notes qu’est "Exodus", qui maintient tout de même, mais de façon subtile, ses racines dans la NWOBHM. Le groupe peut se montrer radical (l’ultra-rapide et quasi-hardcore "A Lesson in Violence"), poussant le chant jusque dans un registre caverneux sur "Metal Command", qui charrie la destruction dans ses vers, au risque de se montrer un peu binaire - jusqu’au solo qui est une belle démonstration, même d’un point de vue mélodique.


Si le résultat est un peu homogène, malgré la volonté de mettre en place des variations plus ou moins abrupts ("Strike of the Beast"), le talent des guitaristes est une des grandes qualités de l’album : les duellistes brillent sur "No Love", un titre également entreprenant par son introduction acoustique et ses cassures rythmiques, ou sur "And Then There Were None", qui apporte une dose d’épique par sa virtuosité et par la densité de sa composition aux variations nombreuses. Ces belles interventions des guitares subliment le groove de "Piranha", où les notes tenues et les effets apportent leur lot de satisfaction.


Tout en n’étant qu’un amateur dépassionné de Bonded By Blood, je me devais de souligner la dimension historique de cet album par ailleurs souvent salué par les amoureux du Thrash Metal.


À écouter : "And Then There Were None", "Piranha", "No Love"

Commentaires
Sébastien , le 29/11/2025 à 13:48
J'ai beaucoup apprécié cette chronique qui met en avant un album clef des débuts du thrash metal, qui offre effectivement une voie alternative à Metallica et Slayer. J'aurais mis une note supérieure à cet album pour son importance historique non négligeable mais aussi parce que je l'aime bien.