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Critique d'album

Death From Above


You're A Woman, I'm A Machine


(26/10/2004 - Last Gang Records - Garage Noisy - Genre : Rock)
Produit par

1- Turn It Out / 2- Romantic Rights / 3- Going Steady / 4- Go Home, Get Down / 5- Blood On Our Hands / 6- Black History Month / 7- Little Girl / 8- Cold War / 9- You're A Woman, I'm A Machine / 10- Pull Out / 11- Sexy Results / 1- Better Off Dead / 2- Blood On Our Hands (justice remix) / 3- Do It 93 ! (live in Rio) / 4- Romantic Rights (Erol Alkan's love from below re-edit) / 5- Little Girl (Masterkraft edition) / 6- You're Lovely (but you've got lots of problems) / 7- Blood On Our Hands (video) / 8- Romantic Rights (video)
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
""
Maxime, le 06/12/2005
( mots)

Non ! 2005 ne peut, ne doit pas se terminer sans évoquer l’un des meilleurs albums de l’année dernière injustement passé sous silence et réédité avant l’été dans une version spéciale indispensable. Pour parler du combo qui nous occupe, évacuons tout d’abord les remarques superflues. Ce gang canadien est formé par un duo basse/batterie qui trousse du rock énervé. L’analogie, facile, avec The White Stripes s’arrête ici. Car là où le groupe (?) de Jack White s’emploie à revisiter le blues en lui imposant un carcan minimaliste, Sébastien Gainger et Jesse Keeler optent pour une approche frontale, obtue et désespérée.

Contrainte d’ajouter la particule 1979 à son nom sous peine de poursuites par le label DFA (LCD Soundsystem, The Rapture…), Death From Above est une implacable machine à broyer du riff avec une énergie démesurée. La batterie, impitoyable, exécute des rythmes entraînants, oscillant entre garage primaire et disco sous emphét, la basse, sursaturée, tricote des lignes grinçantes menaçantes, Gainger beugle comme si sa vie en dépendait. Et nous voilà parti pour 35 minutes et 11 titres expédiés pied au plancher, le couteau sous la gorge. Ça pue le vomi et la sueur, ça craque comme un vieux blouson de cuir sous les aisselles, ça chuinte comme une tuyauterie agonisante. Ça a le doux parfum de l’authenticité et de l’urgence.

Pour les influences, on peut allonger la liste à loisir : garage (MC5, Stooges…), rock indé (Sonic Youth…) et noisy, punk défoncé, disco désarticulé, voire le stoner de Queens of the Stone Age ("Turn It Out"). Mais l’important ne réside pas tant dans le nombre de références affichées que dans leur cohabitation (ou plutôt de leur explosion) dans ces morceaux speed qui ne laissent aucune place au doute ni à la surenchère. C’est une locomotive qui vient en percuter une autre à toute allure, c’est une force têtue tout en muscles, sans une pointe de gras, c’est une infernale partie de jambes en l’air menée dans un van pourri en train de sombrer dans un ravin. Le teint pâle et nauséeux, les cheveux gras et mal peignés, le corps maigre et tuméfié ployé sur ses instruments, les membres envoient sur l’auditeur hébété une gerbe de goudron poisseux coupé avec de la térébenthine.

You’re A Woman, I’m A Machine est ressorti cette année dans une édition agrémentée d’un disque bonus. Au programme, 3 inédits sauvages qui ne nous rassurent pas quant à l'état de santé mental du duo, ainsi que 3 remix. Parmi eux, une perle indispensable : "Blood On Our Hands" (Justice Remix) qui surpasse presque l’original tant il est entêtant, nocif, et aussi grinçant qu’un vieux parquet défoncé. En version simple ou double, cet album reste une expérience à vivre. Pour qui considère la lobotomie frontale pratiquée à vif avec un canif rouillé comme un acte chirurgical tout à fait commun.

Note de 4.5/5 pour cet album
Moon, le 12/09/2006

Quel curieux disque! D'entrée, n'ayons pas peur de la provoc' : You're A Woman, I'm A Machine est un album festif. Impossible de ne pas se le passer d'une traite. Et pourtant, au premier abord, il n'est pas amical, le bougre. A coup sûr, son écoute prolongée peut causer des dommages irréversibles, avec envie, dans le désordre, de se démolir le crâne à coup de marteau, de tuer, et de baiser. Pour le décrire avec des mots simples, on aurait bien envie de parler de rencontre improbable entre Marylin Manson et The Offspring, mais ce serait assez indigne. Et pourtant, on n'en est pas si loin. La grosse basse bien métallique, qui découpe les morceaux plus sûrement qu'un médecin légiste virtuose, se fend pourtant de quelques uns des riffs les plus réjouissants qu'il ait été donné d'entendre ces dernières années. Derrière, sa copine la batterie garage semble tenue par un parkinsonien. Quant au chant, furieusement néopunk, il s'agrippe aux cheveux de l'auditeur en lui donnant de gré ou de force une grosse envie de headbangage. On ne parlera pas de la guitare parce que... il n'y en a pas. Pourquoi s'en encombrer, après tout? Par contre, on jurerait entendre, au détour de quelques chansons, un mec s'amuser avec une perceuse électrique. Sans doute pour mieux perforer les tympans de l'auditeur, qui, maso, ne demande que ça.

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