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Critique d'album

Sting


The Last Ship


(20/09/2013 - Cherrytree, A&M - Jazz rock - Genre : Rock)
Produit par

1- The Last Ship / 2- Dead Man's Boots / 3- And Yet / 4- August Winds / 5- Language Of Birds / 6- Practical Arrangement / 7- The Night The Pugilist Learned How To Dance / 8- Ballad Of The Great Eastern / 9- What Have We Got? / 10- I Love Her But She Loves Someone Else / 11- So to Speak / 12- The Last Ship (Reprise) / 13- Shipyard / 14- It's Not The Same Moon / 15- Hadaway / 16- Sky Hooks And Tartan Paint / 17- Show Some Respect
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Après quatre ans, le nouvel album studio de Sting."
Steven Jezo-Vannier, le 05/10/2013
( mots)

Loin de l'énergique tournée Back To Bass, que l'artiste a terminée en juillet 2013 et qui l'a vu reprendre les standards électriques de sa carrière, The Last Ship s'inscrit plus volontiers, par son ambiance feutrée, dans la continuité de If On A Winter's Night (2009). Toutefois, au lieu d'évoquer un rocking-chair se balançant au coin du feu, à l'abris du vent et de la neige, cet album se tourne vers la mer et adopte un ton plus automnal ("August Winds"). D'une certaine façon, il renoue avec l'esprit quelque peu mélancolique et le thème marin de The Soul Cages, album de 1991 que Sting avait composé suite au décès de ses parents, opérant une sorte de plongée dans son enfance. Une référence est même faite ouvertement à The Soul Cages dans les paroles de "Language Of Birds", cinquième titre du présent album.

Entièrement constitué de chansons originales, The Last Ship raconte, en onze titres, l'histoire de la construction d'un dernier bateau "fait à la main", dans un chantier naval du nord-est de l'Angleterre, plus précisément à Newcastle, où Sting a grandi (son père y était ingénieur naval). L'évocation de ces ateliers et du monde ouvrier fait écho à la jeunesse que The Soul Cages prenait déjà pour thème. Le cadre de l'album, autant que l'état d'esprit de son compositeur, légitime les nombreuses références au folklore anglais et à la musique celtique, un univers cher à Sting et déjà exploité dans plusieurs albums. "Language Of Birds" et "Ballad Of The Great Eastern" font intervenir des instruments celtiques, et "What Have We Got?" y ajoute des claquettes irlandaises et ce qu'on imagine être une chorale d'ouvriers aux gros bras tenant une chope de Guinness (en réalité, il s'agit de la famille Wilson).

Cependant, musicalement, l'album s'ancre plus solidement au jazz de la Côte est américaine, que Sting affectionne tant ("Dead Man's Boots", "And Yet", "Practical Arrangement"). The Last Ship traduit donc plus volontiers les mémoires d'un "englishman in New York" se remémorant ses souvenirs d'enfance, ceux d'un artiste fréquentant plus certainement aujourd'hui les ambiances cosy des grands hôtels de Big Apple que les pubs celtisant de Grande-Bretagne. La finesse des arrangements, l'élégance de la voix de Sting renforcent cette impression générale. Quant à "he Night The Pugilist Learned How To Dance", la chanson pourrait servir à une comédie romantique américaine s'achevant sous la lune, dans les rues de Paris. Derrière l'homogénéité de l'ensemble, chaque chanson dresse un tableau nouveau, traduisant une ambiance et une énergie distincte. L'effet est volontaire, car les chansons écrites par Sting ont été conçues pour former la trame d'une comédie musicale que Sting produira lui-même – sans y jouer – à New York, l'année prochaine. Il n'y aura donc pas de tournée promotionnelle. Des chansons comme "What Have We Got?" ou "The Last Ship (Reprise)" permettent aisément d'imaginer la transposition de cet album sur les planches d'un théâtre de Broadway.

Dans les faits, il s'agit plutôt, à l'inverse, d'une transposition d'une pièce en disque, car l'album produit par Sting et Rob Mathes a été initialement pensé comme une comédie musicale et non comme un album, ce qui nuit inévitablement à la qualité de The Last Ship, car Sting a dû se plier aux cadres de ce registre. En réalité, les onze titres font partie d'un ensemble de quarante chansons écrites depuis quelques années par Sting. À l'origine, l'auteur n'envisageait même pas de les chanter lui-même et voulait confier cet album à d'autres voix, ce qui explique la présence d'invités : Jimmy Nail sur "What Have We Got?" et Rachel et Becky Unthank sur "So To Speak". Sting aurait eu tort de priver son public de sa voix, tout comme de cet album, qui malgré ses quelques défauts, ne manque ni d'inspiration ni d'originalité, et sans doute moins encore, de sincérité.

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