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Critique d'album

Pink Floyd


Wish You Were Here


(12/09/1975 - Harvest - Prog éthéré - Genre : Rock)
Produit par Pink Floyd

1- Shine on You Crazy Diamond (Parts I-V) / 2- Welcome to the Machine / 3- Have a Cigar / 4- Wish You Were Here / 5- Shine on You Crazy Diamond (Parts VI-IX)
Note de 5/5
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Note de 5.0/5 pour cet album
"Les allants progressifs et planants du Floyd à leur apogée"
Nicolas, le 27/01/2012
( mots)

Comment faire pour rebondir après un succès tel que celui de The Dark Side Of The Moon ? C'est à cette question que répond avec brio Wish You Were Here, l'un des albums les plus caractéristiques de Pink Floyd, un disque dont la genèse s'est déroulée dans des conditions particulièrement éprouvantes et qui parvient, avec un talent inouï, à magnifier la déliquescence du groupe au profit de l'individu, le manque d'inspiration et la tristesse découlant de l'absence. C'est aussi l'un des derniers coups d'éclat collectif du Floyd, entité quadricéphale jusque là parfaitement équilibrée, mais qui va petit à petit basculer sous l'emprise d'un Roger Waters de plus en plus omnipotent, profitant notamment des tensions nées durant la conception de cet album pour imposer ses vues à ses trois compères. Mais n'anticipons pas.

La conception de Wish You Were Here s'étale grosso-modo entre fin 1973 et mi 1975 et se retrouve plombée par tout un tas de désagréments, au premier rang desquels un gros manque de motivation au sein du groupe. Pour expliquer cet état d'esprit délétère, il faut bien comprendre que Dark Side a totalement bouleversé le Floyd. Il ne s'agit pas uniquement d'argent ou de célébrité, même si ces paramètres rentrent évidemment en ligne de compte, c'est aussi une question d'intense satisfaction, celle d'avoir accompli un chef d’œuvre, et même plus : le chef d’œuvre de toute une vie. Difficile, dans ces conditions, de trouver le dynamisme nécessaire pour aller de l'avant. Pourtant, le groupe se donne tous les moyens pour parvenir à ses fins : conception d'un album électronique entier sous la houlette de Rick Wright, basé sur les sons futuristes du synthétiseur VSC3 (celui utilisé sur "On The Run") ; puis déterrage du fameux projet Sounds Of Household Objects consistant à tenter d'enregistrer un album entier sans le moindre instrument de musique, avec des sons fabriqués par le biais d'objets divers, marteaux, scies, bombes aérosol, rouleaux de scotch ; et enfin longues compositions proposées par David Gilmour ("You've Got To Be Crazy") et Roger Waters ("Raving & Drooling"). Mais rien à faire, aucun de ces projets ne parvient à recréer l'inspiration collective. Wish You Were Here marque donc en premier lieu la faillite du collectif floydien tel qu'il existait avant 1973, cette fameuse alchimie qui auto-stimulait la création musicale au sein d'une démocratie de groupe assez exceptionnelle et qui n'a d'ailleurs plus jamais trouvé aucun équivalent dans les formations de rock ultérieures. L'album stigmatise aussi les individualités dissociées du Floyd : un Nick Mason au trente-sixième dessous, complètement ravagé par son divorce et son addiction à la cocaïne ; un Rick Wright apathique et désabusé, totalement miné par l'échec des projets VCS3 et Household Objects ; un David Gilmour plus volontaire mais préfèrant s'enfermer dans un travail artistique solitaire plutôt que de se confronter à l'immobilisme de ses collègues ; et un Roger Waters ne manquant pas de faire part de son exaspération face au manque de communication et de liant au sein du groupe. Ajoutez à ce marasme une bourde monumentale de Steve O'Rourke, le manager du Floyd, qui signe sans en informer qui que ce soit au préalable un contrat publicitaire liant le groupe à l'entreprise française Gini, avec tout les désagréments que cela implique en terme d'image (Pink Floyd trainera longtemps derrière lui ce boulet de "groupe de vendus") et de grosses contraintes contractuelles de tournée (française, anglaise puis américaine), et vous obtenez la pire ambiance qui soit pour composer un album digne de ce nom.

On peut reprocher beaucoup de choses à Roger Waters quant au rôle qu'il a joué dans la dissolution du Floyd peu avant d'entamer l'ascension méglao de The Wall, mais il y a au moins, durant ces deux années difficiles, un élément qu'on ne peut pas lui ôter : s'il n'avait pas mis ses collègues au pied du mur en menaçant de dissoudre le groupe faute de résultats, Pink Floyd aurait probablement sombré corps et bien dès avril 1974. C'est donc le bassiste qui, à l'époque, prend la problématique à bras le corps et qui s'octroie (temporairement) les pleins pouvoirs décisionnels. Puisque seul un morceau, "Shine On", fruit des errements mélancoliques de David Gilmour sur sa Stratocaster, a pu recueillir l'unanimité au sein du quatuor, il devient de facto la pièce maîtresse de l'album à venir. Le morceau offre quelques garanties, outre le simple fait d'être parvenu à fédérer tout le monde, y compris et surtout Rick Wright : il possède un socle mélodique particulièrement réussi, et il a pu être longuement joué et remanié en live durant l'année 1974. Seulement, sa longueur ne permet pas de le faire tenir sur une seule face de vinyle. Qu'à cela ne tienne : Waters propose de scinder le morceau en deux parties entre lesquelles il glisse trois courtes compositions de son fait. Gilmour a beau hurler au scandale, lui qui est en grande partie à l'origine de la pièce, rien n'y fait : la décision est prise à la majorité, Waters ayant réussi à convaincre Mason et Wright de suivre la voie de la segmentation. Le bassiste décide également de s'inspirer du calvaire artistique vécu par le quatuor pour y forger un nouveau concept sous-tendant le disque en gestation : l'absence. Absence d'inspiration, absence d'envie... absence de groupe, tout simplement. Fatalement, la figure de Syd Barrett lui revient en tête et se mélange avec les affres du succès de Pink Floyd imputés au système en général et aux maisons de disque en particulier. "Shine On" devient "Shine On You Crazy Diamond" en hommage à Barrett, "Welcome To The Machine" dénigre le capitalisme de masse (notion appliquée ici au business du rock) et "Have A Cigar" étrille avec ironie les managers des labels musicaux. Reste "Wish You Were Here", qui donne son nom à l'album et qui décrit avec amertume la tristesse découlant de la disparition des liens qui unissaient indéfectiblement les quatre hommes jusqu'à présent. Rassuré par cette feuille de route, le groupe se met de nouveau en marche et l'inspiration, notamment celle de Richard Wright, reprend enfin ses droits. Mais le processus créatif libre et auto-entretenu de Pink Floyd se voit ici irrémédiablement rompu, même si chacun conserve encore en partie son droit de parole une fois les grandes lignes du disque imposées par Waters.

A ce stade, on pourrait croire que le plus difficile a été fait. Et pourtant... nonobstant une gestation singulièrement chaotique, Wish You Were Here connaît également des sessions d'enregistrement particulièrement fastidieuses. Tout d'abord, Alan Parsons, le génial producteur de The Dark Side Of The Moon, décline l'offre de ce nouveau projet, préférant se focaliser sur sa nouvelle carrière de musicien au sein de The Alan Parsons Project. Techniquement parlant, ensuite, Nick Mason est à peine capable de tenir une rythmique décente du fait de sa cocaïnomanie, et il lui faut s'y reprendre à trois fois d'affilée pour honorer convenablement "Shine On", pourtant d'une simplicité technique effarante. Pire : durant la bonne séance d'enregistrement, l'ingénieur du son chargé de remplacer Alan Parsons, Brian Humphries, pousse par erreur la réverbération de la batterie au maximum, ce qui polue irrémédiablement le morceau et force les quatre hommes à réenregistrer le long titre une fois encore. D'autres désagréments se produisent durant la suite des sessions, notamment la nécessité d'effectuer deux nouvelles tournées américaines en avril et en juin 1975, tournées à la suite desquelles Roger Waters, éreinté et aphone, se retrouve incapable d'enregistrer les parties vocales de "Have A Cigar". C'est finalement Roy Harper, un guitariste folk qui peaufine son album dans un studio voisin, qui est appelé en renfort et qui chante sur ce morceau. Comble de la malchance, le premier concert chargé de présenter ce nouvel album, à Knebworth au mois de juillet, se retrouve entaché de multiples problèmes techniques (camion saccagé par Harper, sautes de courants intempestives désaccordant les claviers de Rick Wright et le poussant même à quitter la scène) et vaut au quatuor des critiques désastreuses de la part des professionnels présents. Mais l'événement le plus remarquable des sessions de Wish You Were Here est surtout d'ordre psychologique et se produit le 5 juin 1975. Le groupe est alors en plein mixage de "Shine On You Crazy Diamond", quand un homme chauve et bedonnant entre dans le studio et s'assoit tranquillement dans un divan à distance du groupe. Son allure est étrange : il a le crâne et les sourcils rasés et il n'arrête pas de se brosser les dents. Puis il se lève, s'avance vers les quatre homme et leur lance : "Bon, quand est-ce qu'il faut que je prenne ma guitare" ? Horrifié, le quatuor finit par reconnaître en lui un Syd Barrett totalement méconnaissable, au discours décousu et incohérent, qui ne comprend même pas que le titre parle de lui et qui s'étonne que le groupe s'enquiquine à écouter plusieurs fois le même morceau. Cette rencontre inopinée plonge les quatre hommes dans un profond désarroi qui rend la fin des sessions de mixage encore plus tendue que d'habitude. Quelques jours plus tard, Barrett réapparaît brièvement à la réception de mariage de David Gilmour sans adresser la parole à qui que ce soit, puis disparaît définitivement dans la nature. Aucun des membres du groupe ne le reverra jusqu'à l'annonce de son décès en 2006.

A sa sortie, Wish You Were Here se fait plutôt mal recevoir par la presse spécialisée : on reproche à l'album son classicisme, son manque de finition et un flagrant déficit d'inspiration dans les parties instrumentales. Avec près de 35 ans de recul, cette réaction prête évidemment à sourire, et pour cause : l'album est aujourd'hui encore considéré comme l'un des tous meilleurs de Pink Floyd, l'un de ses plus gros succès dans les bacs (13 millions d'exemplaires écoulés) et probablement comme le plus emblématique du groupe. Il est également, toutes considérations techniques mises à part, l'album préféré de David Gilmour et de Richard Wright, et à l'écouter, on comprend immédiatement pourquoi. Wish You Were Here correspond effectivement au sommet artistique du guitariste et du claviériste du Floyd, ce qui peut apparaître assez paradoxal pour le second compte tenu du peu d'implication qu'il a pris dans la conception du disque, mais c'est un fait : la décision de Wright de se battre contre les autres propositions de Waters, "You've Got To Be Crazy" et "Raving & Drolling" (deux titres que l'on retrouve sur l'album suivant, Animals, sous les noms respectifs de "Dogs" et "Sheep") pour privilégier le doux et envoûtant "Shine On You Crazy Diamond", lui a permis de donner libre cours à ses instincts créateurs les plus exceptionnels. Rick Wright est également parvenu à sublimer le synthétiseur Minimoog, déjà employé parcimonieusement sur Dark Side (notamment sur "Any Colour You Like"), pour offrir avec "Shine On" une formidable vitrine à cet instrument. A l'inverse, et tout aussi paradoxalement, l'influence de Roger Waters, bien que prégnante lors de nombreux passages du disque (notamment, à l'évidence, sur "Welcome To The Machine" et "Have A Cigar"), ne se fait pas sentir plus que de raison alors même que le bassiste a pris en main le groupe et a imposé ses propres décisions. Bien sûr : la matrice musicale de Wish You Were Here est à mettre à plus de 70 % sur le compte d'un David Gilmour qui, tout en refusant de prendre les rênes du groupe, en a profité pour se concentrer sur ses dons de guitariste et pour livrer ses plus belles trouvailles musicales.

A tout seigneur tout honneur : "Shine On You Crazy Diamond" est certainement le morceau le plus sublime de Pink Floyd. Cette copieuse pièce essentiellement instrumentale se révèle, sur album, constamment passionnante, même si certains préféreront se gargariser de versions lives qui nous sont parvenues ultérieurement et qui voient les deux parties du titre naturellement réunies en près de vingt six minutes - ce qui en fait, soit dit au passage, le plus long morceau du Floyd. Ceci dit, pour la version live complète, il faut iméprativement passer par la case bootleg car les interprétations du titre retrouvées sur P.U.L.S.E. et Delicate Sound Of Thunder sont malheureusement amputées. Décrire avec précision les enchaînements de ce monstre relèverait du lieu commun le plus affligeant, mais on ne pourra passer sous silence certains points. Tout d'abord, "Shine On" impressionne par la maîtrise de ses temps faibles, plénitude absolue culminant sur les fameuses quatre notes suspendues de David Gilmour. La collusion entre le guitariste et le claviériste est ici phénoménale : tout le génie de Rick Wright, notamment durant les longues parties planantes qui introduisent le morceau, consiste dans le fait de susciter avec un talent inouï un sentiment complexe mêlant rêverie, détente, spleen et évasion futuriste, réalisant un socle sonore fantastique sur lequel Gilmour peut laisser libre court à son talent. Et c'est le deuxième point à aborder : le guitariste du Floyd livre ici ses soli les plus anthologiques, de petits prodiges de sensibilité et de musicalité, habillés d'une teinte cristalline et subtilement rehaussés d'échos, qui démontrent par ailleurs une maîtrise des bends stupéfiante. Les parties de guitare de "Shine On" sont si belles qu'elles ont souvent été copiées (car très musicales et pas si difficiles que ça à exécuter sur le plan technique), mais quasiment jamais égalées, et leur seul tort est de trop souvent éclipser les autres morceaux de bravoure de Gilmour à la Fender Stratocaster, plus rugueux mais tout aussi sublimes ("Dogs", "Time", "Atom Heart Mother" pour les plus remarquables). Dernier point : avec ce morceau, le Floyd nous livre une véritable leçon de construction et de progressivité qui enfonce littéralement toutes les productions des cadors du genre. Mélodie vocale impériale, soli de saxos solaires, changements de tempos à peine perceptibles, alternance entre plages atmosphériques placides et batailles psychédéliques détendues : avec ce morceau, les quatre hommes réitèrent le petit miracle d'"Echoes" et s'installent incontestablement comme les maîtres à penser de la progressivité 70's à une époque ou le courant commence sa lente descente aux enfers.

Les trois autres morceaux accusent forcément le coup de la comparaison avec leur glorieux aîné, mais ils ne déméritent nullement pour autant. C'est surtout "Welcome To The Machine" qui tranche par rapport au reste du disque avec ses sonorités froides qui effectuent déjà un appel du pied vers la dureté d'Animals, la guitare sèche mariée aux flux et reflux des nappes synthétiques engendrant une tension asphyxiante renforcée par le chant pugnace et inquiétant de Gilmour. Il est toujours étonnant de constater à quel point Rick Wright est parvenu à s'approprier un morceau conçu à partir d'une matrice typiquement Watersienne, phénomène qui se retrouve également, à un moindre degré, sur "Have A Cigar". Cet autre titre bénéficie encore d'un parfait équilibre entre le mordant des textes et de la science rythmique ampoulée de Waters, la prégnance des claviers de Wright et l'ingéniosité d'un Gilmour qui se faufile dans chaque interstice vacant pour décharger d'incessantes giclées de six cordes. Quant à "Wish You Were Here", il renouvelle avec réussite la tradition des balades acoustiques du Floyd en y ajoutant une terrible charge mélancolique, exact reflet de la tristesse vécue par un groupe en train de lentement se dissoudre.

Reste un album toujours aussi immense, la dernière grande œuvre à nous avoir été livrée par Pink Floyd en tant que collectif puisque, sur les essais suivants, Roger Waters va étendre son emprise en évinçant progressivement du processus créatif Richard Wright (sur Animals) puis David Gilmour (sur The Wall). Le disque à la poignée de main enflammée garde encore aujourd'hui une aura particulière, réalisant une sorte de fusion placide entre la construction de Meddle et la finition pop de The Dark Side Of The Moon, et dont la limpidité sereine ne laisse en rien apercevoir les tourments de sa conception. Wish You Were Here est un monument de rock progressif là où Dark Side touche à la quintessence de la pop et où The Wall réinvente l'opéra rock. Inutile de préciser, pour conclure, que ce disque, tout comme les deux autres pré-cités, a été choisi par ce qu'il reste du Floyd pour être décliné en versions Discovery, Experience et Immersion sur les nouvelles rééditions du groupe. Un choix qui en dit long.

Commentaires
Sbylm53, le 04/06/2017 à 09:59
Le disque du dimanche matin, idéal pour une belle journée car réveil en douceur assuré avec shine on you..... et puis à la fin, wish you where here, quoi d'autre?
SylvainFoulquier, le 24/10/2016 à 10:03
Outre le sublime "Shine on you crazy diamond parts 1 to 5", cet album contient également un classique dont il paraît difficile de ne pas parler : la poignante ballade "Wish you were here " (paroles de Roger Waters et musique de David Gilmour), devenu au fil du temps un des hymnes du groupe et de Gilmour lui-même, un des rares morceaux qu'il a systématiquement repris sur scène en 2002, 2006 et 2016.
Foulquier, le 06/09/2016 à 15:28
Aucun superlatif n'est trop fort pour qualifier une oeuvre aussi sublime que"Shine on you crazy diamond parts 1-5" qui reste avec "Time" et "The great gig in the sky" un des sommets du Floyd. Sa perfection formelle, son audace avant-gardiste et sa puissance dramatique, d'où émane une poésie déchirante et hallucinée, lui permettent de rivaliser avec les chefs-d'oeuvre de la musique classique. Et c'est la dernière composition collective du groupe ; pour la dernière fois Waters, Gilmour et Wright sont parfaitement à l'unisson. Le reste du disque ne déçoit pas. A noter que la version live de "Welcome to the machine" jouée pendant la tournée 87-89 est encore meilleure que la version studio.
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