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Critique d'album

Lunatic Soul


Walking On A Flashlight Beam


(13/10/2014 - Kscope - Ambient- électro-world prog - Genre : Autres)
Produit par Mariusz Duda

1- Treehouse / 2- The Fear Within / 3- Stars Sellotaped / 4- Cold / 5- Gutter / 6- Shutting Out The Sun / 7- Pygmalion’s Ladder / 8- Sky Drawn in Crayon / 9- Walking on a Flashlight Beam
Note de 4.5/5
Vous aussi, notez cet album ! (4 votes)
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Mariusz Duda signe le meilleur disque estampillé prog de l'année"
Nicolas, le 28/10/2014
( mots)

Pour ceux qui gardent un oeil sur la sphère progressive, Mariusz Duda, bien que polonais - avouons qu’on a connu des destinations un peu plus rock n’ roll - est loin d’être un inconnu. Le frontman de Riverside a déjà démontré qu’il savait mener à bien un projet prog-rock de qualité et le faire évoluer loin de ses premières influences, en témoigne le dernier et très réussi Shrine Of New Generation Slaves. Ce que l’on sait moins, c’est que Duda poursuit de front un projet solo qui s’est déjà paré de deux albums éponymes répondant au nom de Lunatic Soul, sans compter un troisième disque instrumental réunissant les chutes de studio des deux premiers. Avec Walking On A Flashlight Beam, Duda confirme clairement toute le bien que l’on pouvait penser de lui.

Le style dégagé par Lunatic Soul puise dans des influences relativement vastes. La matrice floydienne est indéniable mais se voit triturée à la sauce électronique - trip hop à la Archive tout en se parant d’éléments ambient que n’aurait pas renié Trent Reznor sur ses Ghosts et de couleurs world rappelant bien souvent les pièces d’orfèvre de Dead Can Dance. A la croisée des genres, ce quatrième album studio propose neuf compositions balayant un large spectre auditif tout en réussissant le tour de force de rester étonnamment cohérent.

Introduction lentement ascendante, "Shutting Out The Sun" nous fait prendre place sur un rivage bercé par les vagues qui, progressivement, se voit maltraiter par les éléments. La voix vocodérisée de Duda, exquise, n’arrive que bien après la bataille électronique qui s’est engagée. Transition parfaite vers les boucles hypnotiques et le trip-hop haletant de "Cold", archivien jusqu’au bout des ongles, puis vers la pièce maîtresse du disque, le très long et entêtant "Gutter". Mariusz Duda est avant tout un bassiste, et il a articulé ce morceau autour de lignes de quatre cordes ensorcelantes qui tissent une trame anxiogène contrebalancée par une merveille de refrain en haute altitude. Il n’est clairement pas donné à tout le monde d’être capable de délivrer un titre d’une telle richesse et d’une telle cohérence. Une fois une courte transition négociée, "The Fear Within" nous fait basculer dans un ambient indu mi glauque, mi fascinant, digne des meilleurs passages de Ghosts I-IV et d’une richesse de texture saisissante. Mais Lunatic Soul n’est pas qu’un trip expérimental élitiste, preuve en est quelques saillies pop atmosphériques très réussies comme "Treehouse" ou encore le plus tortueux morceau titre. Il n’en reste pas moins que les amateurs de progressif vont se régaler avec "Pygmalion’s Ladder", flirtant tout d’abord avec les délires oriento-médiévaux de Lisa Gerrard avant de rejoindre la noirceur d’un Steven Wilson et les couleurs post-80’s d’un Spock’s Beard . Ambiance orientale, encore, avec les cordes métalliques sèches de "Sky Drawn In Crayon" avant que celles-ci ne succombent à des arcs électrostatiques glaçants. Notons au passage que la production du disque est assez phénoménale, une attention toute particulière ayant été accordée à la captation de tous les instruments et à la spatialisation des effets sonores.

Lunatic Soul vaut beaucoup plus qu’un détour curieux. Ce side-project possède de réelles qualités de composition et de construction, sans compter qu’il nous plonge dans une ambiance riche, complexe, tortueuse et apaisante. Walking On A Flashlight Beam est au moins aussi bon que le II de Mariusz Duda, et ce n’est pas le moindre des compliments que l’on pourrait adresser à ce fort bel album, pour le moment le disque estampillé prog le plus réussi de 2014… en attendant avec impatience une nouvelle réalisation de Riverside. La Pologne, l’autre pays du progressif.

Commentaires
lolo05, le 28/02/2017 à 11:19
D'accord à 100 % !!!! 5 sur 5 pour cet album majestueux. "Gutter" est un chef d'oeuvre absolu.
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