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Critique d'album

The Beatles


Abbey Road


(26/09/1969 - Apple - Culte - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Come Together / 2- Something / 3- Maxwell's Silver Hammer / 4- Oh! Darling / 5- Octopus's Garden / 6- I Want You (She's So Heavy) / 7- Here Comes The Sun / 8- Because / 9- You Never Give Me Your Money / 10- Sun King / 11- Mean Mr. Mustard / 12- Polythene Pam / 13- She Came In Through The Bathroom Window / 14- Golden Slumbers / 15- Carry That Weight / 16- The End / 17- Her Majesty
Note de 4.5/5
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Note de 5.0/5 pour cet album
"Abbey Road des Beatles représente pour moi leur album le plus abouti."
Charly, le 24/03/2004
( mots)

Abbey Road des Beatles représente pour moi leur album le plus abouti, le plus intime et le plus inspiré. Le fait que ce soit le dernier n'est peut-être pas une coïncidence(bon ok Tony, je compte pas Let It Be, album gaché par la prod') mais il a toujours été mon petit préféré, se classant dans le top des albums écoutés en boucle sans me lasser et même avec un attrait de plus en plus ardent.

Cet album est marqué tout d'abord par une grande diversité peut-être parce que chaque Beatles y a amené sa touche personnelle. C'est aussi ça la grande force des Beatles : 4 personnalités fortes qui peuvent laisser une empreinte éternelle sur un morceau. C'est clair qu'on se demande comment avec des textes aussi simplistes et une configuration musicale aussi classique, ils ont pu se placer comme un des plus grands groupes de rock de tout les temps. Il s'avère que leurs chansons sont tellement justes, en rythme et inspirées qu'on ne peut qu'apprécier de les écouter. Chaque chanson est interprétée à la perfection.

La particularité de cet album, qu'il partage avec Sergeant Pepper's Lonely Hearts Club Band, c'est de ne pouvoir s'écouter en aléatoire. Les chansons sont liées les unes aux autres et on pourrait même parler d'une unique chanson sur l'album tant il est un modèle de cohérence et de liant avec un début, une fin, des passages doux, des passages plus durs, un chef d'oeuvre unique et indissociable.

L'album débute par "Come Together", une des chansons les plus connues des Beatles : cette chanson au demeurant calme est dotée pourtant d'une force et d'une puissance tout à fait surprenante, la guitare et la basse y sont sûrement pour quelque chose. Elles s'imposent sur la chanson de manière ferme et le rythme est des plus féroce.

Ce que j'adore dans ce disque, c'est certains morceaux qui révèlent une sensibilité et une finesse extrêmes. Par exemple, "I want you", une des plus belles chansons de Lennon où la guitare fait corps avec la voix pour la transcender puis la supplanter. C'est assez difficile à décrire, une guitare qui parle et pourtant c'est l'astuce géniale des Beatles sur ce morceau pour aller plus loin que les mots, montrer que le désir dépasse tout ce que le chanteur pourrait dire. Les chansons des Beatles racontent des histoires sans qu'on ait besoin de comprendre les paroles, c'est ça aussi la puissance de la musique, réussir à faire parler les instruments, faire passer tant de sentiments par le son.

Dans "Oh ! Darling", encore une chanson pour une femme, les Beatles nous chantent les tourments d'un homme qui supplie sa femme de ne pas le quitter et qui lui jure qu'il ne lui fera jamais de mal, tout ceci en poussant encore les sentiments par la voix, en criant presque parfois.

"Because" est une chanson très lente et triste. L'usage du synthé est d'ailleurs des plus intéressants pour créer une ambiance presque d'enterrement. Les coeurs prennent alors le relais. Les paroles ? Réduit au strict minimum "love is all, love is new". Le piano de "You never give me your money" en découle naturellement si bien que l'on omet le passage de chansons. C'est une de mes chansons préférées : une tristesse joyeuse et toujours autant de simplicité pour exprimer des sentiments.

Le piano de Lennon c'est vraiment une des choses qui fait la différence dans les chansons des Beatles, c'est si juste, un piano toujours mélancolique et qui crée le rythme. Encore un bel exemple sur "Golden Slumber" ou la berceuse de Mac Cartney (la fin réveillera les enfants quand même mais comme il le disait dans la chanson précédente "All good children go to heaven").

Avec ces morceaux durs et sensibles alternent des morceaux plus légers, presque country, comme "Octopus' Garden", un vrai morceau de gentillesse et de légèreté qui laisse s'exprimer librement la guitare de Ringo."Here comes the sun" écrit par Harisson est aussi un petit bijou de poésie, une ode au printemps, au soleil retrouvé accompagné d'une guitare légère et fine. Comment peut-on arriver à faire d'une chanson sur la neige qui fond et la fin de l'hiver une telle oeuvre ? C'est ça, le talent des Beatles.

Appeler une chanson "The End", c'est original non ? Surtout quand il ne s'agit pas de la dernière chanson de l'album ! Enfin si car la véritable dernière chanson de l'album dure 23s et n'est qu'un début de ballade (qu'on aurait aimé voir se continuer).

C'est un pur chef d'oeuvre à mon sens que ce Abbey Road et je conseille de le découvrir à tous ceux qui pensent que les Beatles ne font que des chansons gentillettes type "Yellow Submarine" (ou la majorité de l'album blanc). Il y a aussi des morceaux plus intimes, angoissés et sensibles, et cet album est une mine pour ceux-ci. Le dernier album des Beatles est sans doute le plus inspiré et le plus abouti.

Commentaires
Sebastien, le 29/03/2018 à 02:21
Abbey Road : Une des plus belles sorties par la grande porte de tous les temps. On ne présente plus l'ultime opus enregistré par les Fab Four, figurant parmi les dix meilleures ventes mondiales. Ce chant du cygne a marqué toute une génération alors que s'achevait la décennie des années soixante avec Woodstock en guise de point final... Avant d'aborder l’œuvre en elle-même, il convient tout d'abord de situer le contexte chaotique de sa gestation, marqué par les tensions, la rupture et la rancœur et qui ne laissait nullement présager du bijou qu'allait devenir Abbey Road. I – Un groupe au bord de la rupture Janvier 1969. Rien ne va plus dans la maison Beatles. Leur société, Apple, fondée en 1968, est devenue un véritable gouffre financier. L'idée originelle derrière sa création était de permettre à John, Paul, Georges et Ringo de pouvoir désormais commercialiser leur musique sous un label indépendant et ainsi renverser les rapports de force qui les opposait à EMI (qui leur prélevait un pourcentage sur les ventes de disques jugé indécent à leurs yeux). Toutefois d'autres projets annexes plus extravagants les uns que les autres vinrent se greffer (boîte d'édition vidéo, studios communautaires, boutiques de mode...), sans qu'aucun contrôle sur les dépenses n'en vienne calmer les ardeurs. Aussi, alors que le label prospère commercialement grâce au succès des ventes du Double-Album Blanc (paru le 22 novembre 1968 et vendu à plus de vingt millions d'exemplaires à sa sortie), économiquement, c'est la déroute. Sans Brian Epstein, leur ex-manager, mort d'une overdose de médicaments au cours de l'été 1967, pour gérer leur patrimoine, les Beatles se retrouvent tels des enfants livrés à eux-mêmes et contemplent, impuissants, leur navire partir à la dérive. Humainement, la situation est peut-être encore pire. Les difficultés rencontrées avec Apple ne font qu'envenimer les tensions qui existaient déjà entre les quatre musiciens lors de l'enregistrement du Double Blanc. Et si au moment des faits, Yoko Ono, la compagne de John Lennon, fût jugée comme principale responsable de la zizanie qui régnait au sein du village Beatles, on se rend compte aujourd'hui que d'autres facteurs, plus profonds et plus insidieux, ont davantage contribué à la rupture du plus grand groupe du monde. Depuis 1967 et la sortie de Sgt Pepper's Lonely Heart Club Band, Paul McCartney s'affirme comme le véritable l
teo34400, le 14/02/2018 à 17:55
Je me permets de critiquer cette analyse d' "Abbey Road" car elle ne nous apprend rien sur cet album. Des petites remarques inutiles et idiotes comme: "les Beatles ne font que des chansons gentillettes comme la majorité de l'album blanc". Dire que "Octopus Garden" laisse "exprimer la guitare de Ringo" me surprend. Ringo Starr ne joue pas de guitare. Cette critique d' "Abbey Road" traite plus de vos sentiments personnels que de la musique. On se fiche de savoir que "Here comes the sun est une ode au printemps". La prochaine fois parlez moins de vos sentiments et plus de la musique je pense.
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