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Critique d'album

Royal Blood


How Did We Get So Dark?


(16/06/2017 - - - Genre : Rock)
Produit par Royal Blood, Tom Dalgety, Jolyon Thomas

1- How Did We Get So Dark? / 2- Lights Out / 3- I Only Lie When I Love You / 4- She's Creeping / 5- Looks Like You Know / 6- Where Are You Now? / 7- Don't Tell / 8- Hook, Line & Sinker / 9- Hole In Your Heart / 10- Sleep
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Les Princes de Sang Fêlés"
Antonia, le 19/06/2017
( mots)

Il y a maintenant deux ans que j’ai découvert Royal Blood et leur premier album a immédiatement rejoint le top de mon classement personnel. En terme de ferveur, de rage, d’inventivité et de créativité, j’avais été bénie par la venue de ce duo dans ma vie et j’attendais depuis fébrilement leur deuxième album How Did We Get So Dark? qui promettait un retour en fanfare et en crasserie géniale. Vous vous doutez donc que la date du 16 juin était inscrite en lettres de feu dans mon calendrier et que l’album enclenché le jour J, je voyais la syncope s’approcher à grands pas de ma petite personne.


Mais une présentation est d’abord de mise : qui sont les deux larrons qui forment Royal Blood ? Au chant et à la basse on retrouve Mike Kerr, lequel est accompagné de Ben Thatcher à la batterie. Deux instruments, une voix, zéro guitare, zéro clavier, pas de flûte à bec non plus, c’est tout ce qu’il a fallu au groupe pour devenir une usine à tubes en un temps record. Les garçons ont formé Royal Blood en 2013 à Worthing en Angleterre et ont depuis grimpé les échelons du succès à coup de morceaux robustes qui sentent bon la bière, la transpiration et la sur-efficacité. Leur premier album éponyme sorti en 2014 fut un succès retentissant à la croisée du post-grunge, du garage et du blues. Et si tout cela ne suffisait pas, le groupe accompagnera Queens of the Stone Age sur leur nouvelle tournée et se permettra même d’avoir At The Drive In en guest durant leurs prochains concerts britanniques. Excusez du peu.


Alors que vaut ce nouvel album ? Royal Blood a-t-il continué sur sa lancée, s’est-il pris un mur, a-t-il su faire preuve de renouvellement ou au contraire patine-t-il dans la semoule ? On avait déjà de quoi se mettre de la matière sous la dent (enfin plutôt dans les orifices auditifs mais on ne va pas chipoter) puisque trois morceaux avaient déjà été dévoilés quelques semaines avant la sortie de l’album. Le public a ainsi pu découvrir un "Lights Out" que j’ai personnellement trouvé décevant car trop édulcoré, un "Hook, Line & Sinker" s’inscrivant dans la veine d’"Out of the Black", donc particulièrement jouissif, et "I Only Lie When I Love You" qui rappelait un Queens of the Stone Age (tiens, tiens) époque ...Like Clockwork. When Did We Get So Dark? dans les mains, on s’attend à ce qu’il soit bien évidemment réussi. Et ça ne rate pas.


Mais apportons quelques nuances à cette dernière déclaration voulez-vous. Car si ce deuxième album suit les traces de son grand frère, il comporte un poil de déception. Là où le premier album avait gagné mon coeur le pari d’être entièrement bon, on trouve dans How Did We Get So Dark? de petits moments mollassons. Ainsi, il m’a été impossible de me concentrer entièrement sur des morceaux comme "She’s Creeping" ou "Don’t Tell" où les instrus laissaient la place à la voix (trop ?) mélodieuse de Mike Kerr. Cette basse agressive des débuts se veut désormais plus en retrait et ce n’est malheureusement pas ce qu’on attend d’un groupe qui est censé déglinguer quiconque y jette une oreille curieuse. L’album est adulte et délaisse la dévotion presque adolescente des dernières années pour une œuvre plus étudiée et minutieuse.


En effet, How Did We Get So Dark? se veut plus délicat que le premier, peut-être plus réfléchi et du coup moins poussé, notamment sur des morceaux comme "Lights Out", "Where Are You Now?" et "Looks Like You Know". Une prod’ plus carrée, un son plus rond, une voix plus en avant, bref ça suinte un peu la mutation tout ça. Et puis il suffit d’entendre un "I Only Lie When I Love You" ou un énorme "Hook, Line & Sinker" pour se rappeler enfin de quoi Royal Blood est fait : de pure lave en fusion. On tape furieusement du pied jusqu’à ce que le voisin du dessous viennent nous engueuler, on se coince les vertèbres à trop vouloir headbanger et on explose d’extase sur le magnifique "Hole in Your Heart" qui est à mon sens LA bonne surprise de l’album. Un morceau maîtrisé, à la fois mélancolique, plaintif et torturé. De la beauté à ne plus savoir qu’en faire.


Ce nouvel album est une claque rapide (dix morceaux d’une durée moyenne de trois minutes, ça s’écoute à la pause déj) à se prendre avec joie sur la tronche. Elle ne laissera pas forcément de grosse marque écarlate sur votre visage, mais saura vous réveiller assez pour vous donner envie de secouer cette pauvre carcasse que vous trimballez. Moins bon que le premier dans son ensemble, il s’appréciera cependant tout aussi bien et deux ou trois morceaux sauront vous donner l’envie d’y retourner. Et si ce duo turbo-vénère trouve place dans votre cœur vous pourrez toujours prendre votre place pour leur concert au Zénith le 7 novembre prochain. Pour ma part c’est déjà fait, et je n’ai aucun regret.

Note de 3.5/5
Royal Blood, c'est un peu le best-of du rock n' roll. Un gros son, un duo à la grande mode 00's (certes la basse remplace la guitare auprès de la batterie), un côté garage, un côté blues-rock, un chant entre Matthew Bellamy et Josh Homme, des riffs qui cognent et des mélodies qui décollent. Forcément ça plait, forcément ça enthousiasme. Faut-il pour autant en attendre la lune ? Déjà sur leur éponyme, et malgré un ratio de percussion par instrument assez effarant, on sentait qu'il n'y avait là rien de révolutionnaire. L'épreuve du deuxième album semble ici plutôt bien relevée, avec une formule minimaliste qui perd en brutalité et se fait plus "fine". La seconde partie de l'album peine pour autant à faire oublier une entame des plus réussie, avec un éponyme au fort relent de QOTSA, "Lights Out" parfait et au riff de pont frondeur à mort, "I Only Lie When I Love You" en gros bulldozer chaloupé... et que la wah wah de "She's Creeping" est bonne, c'est Geezer Butler qui doit être aux anges ! Après c'est nettement moins mémorable même si ça reste hautement écoutable et tout autant recommandable. Mais que les choses soient claires : Royal Blood ne sauvera pas le rock, ça, maintenant, on en est sûr.
Note de 3/5
Difficile de succéder au rock 'n roll dévastateur d'un premier album adoubé en masse. Pourtant Royal Blood réussit encore une fois à satisfaire les envies fougueuses de décibels de chacun avec un deuxième album plus soigné mais qui compte encore quelques motifs binaires bien sentis. Le duo britannique a eu à coeur de démontrer qu'il était plus qu'une machine à riffs en proposant un chant plus posé et un travail certain dans la recherche de mélodies. Ce qui fonctionne... Un peu. Avec une voix un peu trop fluette incapable de contre-balancer la masse sonore développée, Royal Blood perd en impact ce qu'il gagne (un peu) en musicalité. Un bon album qui passera (un peu) le temps - qu'est ce que c'est court - mais qui ne marquera clairement pas les esprits. Dommage... Et pas qu'un peu !
Commentaires
simonritchie, le 09/07/2017 à 14:12
Quel peut être le destin de Royal Blood ? Prendre de la drogue et mourir en pleine tournée (on ne leur souhaite surtout pas) pour devenir une légende avec 2 seuls albums encensés mis au rang de classique du rock, spliter d'eux-même en pleine tournée pour devenir LE groupe que tout le monde veut voir se reformer à coups de million de dollars mais qui n'arrive jamais, partir en tournée des stades en 1ère partie de U2 pour eux-mêmes être programmés en stade à la sortir d'un 3ème album moisi et commercial (et on se dira tous, c'était mieux avant...) ou alors juste faire leur petit bonhomme de chemin en sortant régulièrement des bons albums, certes pas forcément révolutionnaires, mais qui assurent, parfois aux ambiances un peu plus variées et changeantes tout en restant dans le même style simple et efficace. Voià, on en demande pas plus. C'est bon, c'est frais, ça s'écoute bien. En live ça sera très certainement encore mieux, surtout s'ils ont la bonne idée d'ajouter des reprises façon Royal Blood (Ace of Spades de Motörhead, Happy de P. Williams, Roxanne de Police, West Coast de Lana Del Ray). Apprécions.
Dragovan, le 07/07/2017 à 11:49
Perso je suis tout autant emballé par cet album que par leur 1er. Un peu la même formule, mais ça fonctionne toujours et je kiffe le son de basse de Mike. Ca me fait vibrer, ça me met la chair de poule...bref j'y peux rien, j'adore. Je trouve pas que le batteur soit naze, il joue juste, c'est clair, c'est net. Hâte des les voir en live en novembre. Seul bémol, le nombre de titres : 10. Encore trop peu, comme sur beaucoup d'albums.
Etienne, le 06/07/2017 à 00:16
Plus j'écoute ce disque plus je trouve la batteur naze... C'est moi où c'est vraiment une bille ?
adrock, le 22/06/2017 à 12:52
Ni un bon, ni un mauvais album. How did we get so dark est une sorte de redite du premier album, mais sans riffs et sans idées (mais avec un budget surement dix fois plus important que pour le précédent opus). Alors forcément ça s'écoute, parfois en hochant la tête, parfois en s'ennuyant un peu, mais au final j'en ressors déçu et j'en retiens pas grand chose. C'est du Royal Blood sans surprises, et c'est quand même triste de se dire ça alors qu'ils n'ont qu'un album dans les pattes. Déçu aussi du fait qu'ils ne fassent qu'une date en France, un zénith à Paris pour 40€, alors qu'il y a un an et demi on les voyait dans les petites salles pour 15 balles. Déjà la folie des grandeurs.