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Chronique DVD

Radiohead - The Astoria London Live


Sortie : 28 novembre 2005. Prix : 20 € Durée : 67 min. 1. You / 2. Bones / 3. Ripcord / 4. Black star / 5. Creep / 6. The bends / 7. MY iron lung / 8. Prove yourself / 9. Maquiladora / 10. Vegetable / 11. Fake plastic trees / 12. Just / 13. Stop whispering / 14. Anyone can play guitar / 15. Street spirit (fade out) / 16. Pop is dead / 17. Blow out

"Un concert vieux de 10 ans, mais toujours d'actualité. "
Jérémie, le 24/01/2006
( mots)

Mesdames et messieurs, en cette époque troublée ou n'importe quel père de famille peut nous trousser une vidéo de vacances, voilà que Radiohead se met enfin à jour et nous offre son premier DVD ! Enfin un support de qualité pour apprécier, en chair et en os (...), l'un des rares groupes anglais capable de réconcilier les nihilistes de comptoir et les mélomanes avertis !

Autant vous le dire tout de suite, l'objet est décevant. Le packaging est minimaliste, la jaquette évoque un film de John Carpenter au pire de sa forme, la galette argentée n'est décorée que d'un "Radiohead" noir sur un rectangle de fond rouge et l'on n'y retrouve aucun bonus pour un concert de seulement 66 minutes. Vieux de dix ans (il a été tourné le 27 mai 1994), celui-ci était déjà sorti en VHS en 1996. 20 € pour le tout, ça fait donc un peu cher, pour un truc qui n'a rien coûté à fabriquer !

Heureusement, on parle bien de Radiohead, et un concert de Radiohead, ça vaut de l'or, surtout quand on peut ainsi revenir aux débuts d'un groupe qui n'a désormais plus rien à prouver. Cela vous surprendra peut-être (ou pas), mais à l'époque, Thom Yorke était blond et rasé de près, tandis que Johnny Greenwood se cachait derrière ses bras squelettiques et une longue mèche tombante (ça par contre, ça n'a pas changé).

Côté musique, on retrouve une très agréable dose de riffs acérés, de guitares énervées, de décollages bruitesques et d'atterrissages magnifiquement exécutés, en toute douceur, par la voix de Thom Yorke. Il est facile de dire cela avec 10 ans de recul, mais Radiohead transpirait le talent dès 1994. Beaucoup plus électriques qu'aujourd'hui, les cinq Oxfordiens produisaient déjà une musique sur mesure, une pop électrique piquée au vif, un rock progressif teinté de romantisme tragique et de saine colère. S'ils ont depuis lors évolué vers des contrées plus électroniques, leurs premières compositions restent plus que jamais actuelles. "You", "Black Star", "Creep", "The Bends", "Fake Plastic Trees", "Just", "Stree Spirit (fade out)", autant de tubes qui pourraient aujourd'hui encore faire exploser les charts, autant d'intros qui, dix ans plus tard, font hurler les foules dès les premières notes ("Creep" restant la plus efficace de toutes). Radiohead était, est, et restera certainementl'un des moteurs de la musique contemporaine, à injecter des idées, de l'émotion et de l'onirisme dans la production de son époque... Ce DVD est là pour nous le rappeler, alors un conseil, n'attendez pas que le prix baisse (ça fait 8 ans qu'on attend ça pour OK Computer !) et profitez, tout simplement, de cette remarquable petite heure de concert.

PS : mais maintenant, on aimerait bien un vrai DVD de la dernière tournée, OK, Thom ?

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Album de la semaine

Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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