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Critique d'album

Artistes Divers


We Are Only Drivers - The Jeffrey Lee Pierce Sessions Project


(11/01/2010 - Glitterhouse - - Genre : Autres)
Produit par

1- Nick Cave - Ramblin’ Mind / 2- Mark Lanegan - Constant Waiting / 3- The Raveonettes - Free To Walk / 4- Debbie Harry - Lucky Jim / 5- Lydia Lunch - My Cadillac / 6- David Eugene Edwards - Ramblin’ Mind / 7- The Sadies - Constant Waiting / 8- Mark Lanegan & Isobel Campbell - Free To Walk / 9- Lydia Lunch - St. Marks Place / 10- Crippled Black Phoenix - Bells On The River / 11- Cypress Grove - Ramblin’ Mind / 12- Johnny Dowd - Constant Waiting / 13- Nick Cave & Debbie Harry - Free To Walk / 14- Mick Harvey - The Snow Country / 15- David Eugene Edwards & Crippled Black Phoenix - Just Like A Mexican Love / 16- Lydia Lunch, Dave Alvin, And The JLP Sessions Project - Walkin' Down The St
Note de 3.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Des chanteurs d'élite au service d'oeuvres inachevées du leader du Gun Club..."
Marc, le 16/01/2010
( mots)

We Are Only Riders n'est pas une énième compilation de divers artistes choisis par une maison de disque pour en honorer un autre de façon aléatoire avec des chansons remâchées. Sous ce titre collectif cet album rare est la finalité d'un hommage imaginé et réalisé par le guitariste londonien Cypress Grove au légendaire leader du Gun Club, Jeffrey Lee Pierce, avec qui il avait enregistré un album en 1992 (Ramblin' Jeffrey Lee and Cypress Grove with Willie Love). Disparu en 1996, Jeffrey Lee Pierce reste l'icône maudite du punk blues américain. Après voir débuté comme critique rock (nobody is perfect), il fut président du fan-club de Blondie avant de se lancer sur scène et d'écumer les clubs de Los Angeles et d'ailleurs avec The Gun Club.

Imprégné par le blues du delta, ses touches punk, swampy soul et country ont donné vie à un son sans précédent. Pas étonnant qu'il soit encore régulièrement cité comme influence majeure de divers artistes devenus beaucoup plus célèbres depuis. Les
Pixies mais aussi Noir Désir ou Jack White des White Stripes n'ont cessé de le célébrer en encensant la puissance de ses textes et les éclairs crépusculaires de sa musique. Bon an, mal an, JLP aura enregistré sept albums studio avec The Gun Club avant de subir une lente descente aux enfers. Sans le sou et mal en point, la proche fin de ce rocker damné a récemment été immortalisée dans le documentaire Hardtimes – Killin' Floor Blues du Français Henri-Jean Debon.

Il faut remonter plus de trois ans en arrière pour connaître le pourquoi de cet autre hommage. Alors qu'il rangeait son grenier, Cypress Grove est tombé sur un lot de cassettes poussiéreuses. Il a commencé à les trier et sur l'une d'elle était écrit la mention "JLP Songs". Y figurait des extraits de répétition pour l'album qu'ils firent ensemble. La qualité du son n'était pas assez bonne, mais les chansons, elles, l'étaient. Notamment sur trois titres aux accents country : "Ramblin' Mind", "Constant Waiting" et "Free To Walk".  L'envie de les réenregistrer lui est naturellement venue d'autant plus qu'il n'y avait pas de structures définitives de ces chansons. Il n'avait également aucune idée de comment Jeffrey lui-même aurait pu les jouer et les chanter. Alors pourquoi s'arrêter à une seule version ? Entendre comment des artistes différents pourraient les interpréter à partir de ce brut et plus élémentaire des modèles serait sûrement fascinant. L'idée de We Are Only Riders était née.

Pour être à la hauteur des incantations de Jeffrey, "l'un des plus grands chanteurs de blues de tous les temps" selon le cinéaste Wim Wenders, Cypress Grove s'est alors adressé à l'aide de MySpace aux musiciens et chanteurs dont la sensibilité reste encore aujourd'hui la plus proche de JLP. Avec la technologie numérique et la circulation des informations concernant ce projet auprès des intéressés, les artistes et des proches ont récupéré d'autres bandes de morceaux ébauchés avec Jeffrey et de nouvelles chansons sont devenues disponibles. Au final, la distribution des rôles est au-delà des espérances. Nick Cave; Debbie Harry, la chanteuse de Blondie; Lydia Lunch, la vamp trash du no wave new-yorkais; l'ancien ami Mark Lanegan avec qui JLP avait collaboré, ou encore l'apôtre David Eugene Edwards, ex 16 Horsepower et actuel Woven Hand...

A leur écoute, ces morceaux ressuscités par la grâce de tous sont tout sauf rapiécés et inutilement rajoutés. Les trois chansons de la cassette retrouvée sont interprétées par trois artistes ou groupes différents. Avec la certitude de leur talent, la gravité de Nick Cave ou de Mark Lanegan, les fêlures de Lydia Lunch ou de David Eugene Edwards ou l'hommage élégiaque de Debbie Harry dans "Lucky Jim" (seul titre déjà connu avec le vrai son de guitare de JLP en sus) côtoient des versions plus électriques avec l'énergie planante des Raveonettes et les tortueux mais non moins majestueux Crippled Black Phoenix. Les deux titres joués par ces derniers sont deux fantastiques chevauchées que Jeffrey Lee Pierce aurait sûrement rêvé de mener à leur terme. Entre autres, car dans son ensemble, à l'instar du dernier morceau, la terrible frénésie lyrique du regretté est formidablement bien possédée par Cypress Grove et ses invités. Si jusqu'ici vous n'aviez pas eu connaissance de son existence ou si vous étiez passé à côté du Gun Club, venez flirter avec ses démons et entrez par cette porte dérobée sur laquelle est inscrit We Are Only Riders.

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Mark Lanegan


Straight Songs Of Sorrow


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A peine 7 mois après la sortie de l’excellent Somebody's knocking , revoilà déjà un nouvel album de Mark Lanegan, Straight songs of sorrow . Si les fidèles du vieux loup américain sont habitués à la régularité stakhanoviste de ses sorties, ce douzième disque solo (le sixième en 8 ans) revêt un caractère particulier, car il parait conjointement à son autobiographie, sortie aux Etats-Unis sous le nom de "Sing Backwards and Weep".

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