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Critique d'album

Comets On Fire


Avatar


(08/08/2006 - Sub Pop - noise rock psychédélique - Genre : Rock)
Produit par

1- Dogwood Rust / 2- Jaybird / 3- Lucifer's Memory / 4- The Swallow's Eye / 5- Holy Teeth / 6- Sour Smoke / 7- Hatched Upon the Age
Note de 4.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Comment allier l'intensité à la beauté ? Une évidence pour Comets on Fire !"
Lee, le 07/05/2007
( mots)

Après deux premiers albums bruitistes, desquels se dégageaient une rare intensité sonore, Comets on Fire marquait sauvagement le début du troisième millénaire.
Amis d'enfance, originaires de Santa Cruz en Califormie, Ethan Miller (guitare, chant) et Ben Flashman (basse) sont rejoint par Ben Chasny, guitariste de Six Organs of Admittance, afin d'embellir les compositions du groupe. Accompagnés de Noël Von Harmonson aux machines et d' Utrillo Kushner à la batterie, les cinq Comets dévoilent, en 2006, leur quatrième opus Avatar sur le célèbre label Sub Pop déjà responsable de l'extraordinare Blue cathedral.

Habités par une confiance difficilement acquise tout en restant maîtres de leurs imaginations, ces américains surchauffés n'en finissent pas de surprendre les contrées musicales indépendantes.
Pourtant, "Dogwood Rust" et "Jaybird" posent, au début, les mêmes bases solides qu'avaient annoncées le succès du précédent album: guitares rapides emmêlées, samples biscornus et batterie divergente s'assemblent dans une relative obscurité comme pour mieux apercevoir les rayons de lumières cachés. D'emblée étonné par le flot de paroles laminées par Ethan Miller, l'auditeur se rapproche avec force du monde tridimensionnaire du groupe.

Mais, lorsque "Lucifer's Memory" débute la voix du chanteur transperçe d'une flèche dorée les coeurs sensibles. En effet, jamais Ethan Miller n'avait affiché une telle justesse dans son chant ce qui n'est pas sans nous déplaire. N'abandonnant qu'un instant guitares et basse ultra-saturées, Comets on Fire prouve, une fois de plus, à tous ceux qui n'y croyaient pas, que les mélodies savent se rendre belles sans douceur. Rassurons quand même les amateurs de gros sons aux guitares tranchantes ; malgré son approche plus accessible, le groupe n'a pas, pour autant, oublié ses influences noise ainsi que sa rage du début.

En quelques années, Comets on Fire a révélé infatiguablement son pouvoir hypnotiseur et ne semble, en aucun cas, troublé par la réussite ascendante de ses compositions. Une aubaine inqualifiable, donc, pour ces artistes hors du commun, qui n'hésitent pas à surplanter différents styles musicaux dans le but d'offrir une dynamique non exagérée. L'instrumentale "Sour Smoke" démontre, à elle toute seule, l'énergie contrôlée des guitares et sa complicité efficace avec la basse ronronnante de Ben Flashman, mais elle donne surtout un énorme coup de froid au post-rock qui se laisse tourner en rond. Arpentant les montagnes surélevées, cette chanson, sous forme de bande originale de film, atteint des sommets aux altitudes inégalées.

Ce n'est, heuresement, sans compter "Hatched Upon the Age", dernière ficelle d'une toile habilement tissée au fer forgé. Etendue à partir d'un impressionnant jeu de piano, tricotée sur des notes bluesy et nouée par une voix frisant la nostalgie pop, elle exerce un effet paranoïaque sur sa proie. Celle-ci suffoque dès les premiers instants, tombe dans le piège irrémédiable, puis reste, à tout jamais, prisonnière au sein de l'ultime effet de guitare qui recouvre la rythmique pianistique.


Surfant, en toute liberté, sur une vague débordante de créativité, Comets on Fire s'impose comme une étoile filante au milieu d'un ciel bleu. La beauté au service du bruit.

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