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Critique d'album

Wilderun


Epigone


(07/01/2022 - - Metal progressif - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Exhaler / 2- Woolgatherer / 3- Passenger / 4- Identifier / 5- Ambition / 6- Distraction I / 7- Distraction II / 8- Distraction III / 9- Distraction Nulla / 10- Everything in Its Right Place (Radiohead cover) / 11- Exhaler (Synth Mix)
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Un Epigone pour les diadoques du Metal progressif"
François, le 28/01/2022
( mots)

La dynamique qui porte le Metal progressif a de quoi surprendre, tant les styles qu’il fusionne souffrent d’un manque d’accessibilité auprès du grand-public, l’un quant à sa brutalité ou ses côtés extrêmes, l’autre pour ses exigences en termes de composition (technicité, longueur, densité …). Pourtant, il semble que le genre tende à dépasser les limites de son public de niche, en partie grâce à une diversité réelle que nous essayons de mettre en avant sur le webzine. 


Nous ne pouvions donc pas passer indéfiniment à côté de Wilderun, qui fort d’un troisième album encensé par la critique (Veil of Imagination, 2019), propose cette année un épigone à celui-ci, justement intitulé de la sorte et magnifiquement illustré par Kim Keever aux procédés artistiques aboutis.


Wilderun fait partie de ces formations originales qui tentent d’hybrider une multiplicité d’influences au sein de leur musique : Metal progressif issu de nombreuses chapelles (jusqu’à celles amatrices de chant guttural), folk ou passages de type ballade plus mainstream, grandiloquence symphonique et orchestrale, et désormais ambient-électronique ("Ambition") … Le tout s’articule au sein de longues compositions fleuves, celles d’Epigone ayant été en partie écrites lors des premiers temps du groupe. 


On en trouve une illustration brillante et saisissante avec "Passenger" qui avait été choisi comme single promotionnel. L’introduction épique et puissante nous emporte dans son courant dès les premières notes, le chant s’avère ultra-maitrisé et se déploie en contraste avec des lignes instrumentales très violentes ; on se repose lors de moments folks plutôt bien amenés, et surtout, la question-réponse entre le chant clair et le growl rend ce dernier très convaincant, même pour ceux qui peuvent être moins ouvert à ce genre de procédé. Sur presque dix minutes, on ne peut qu’admirer un titre très bien agencé et très cohérent dans ses variations. Autre moment d’exception, "Identifier" affirme le goût de la formation pour Opeth, tout en proposant des moments orchestraux plus nombreux, et des jeux rythmiques jouissifs (après 6 minutes) au profit d’un titre parfois assez extrême. 


Pourtant, dans sa globalité, l’album s’avère finalement assez apaisé, multipliant les incrustations acoustiques, folks, les ballades et moments introspectifs relativement calmes. L’ouverture planante, "Exhaler", pouvait laisser présager cette dimension, de même que "Woolgatherer" qui est majoritairement empreint de légèreté, avec des moments calmes très typiques du Metal progressif (style Dream Theater) ou plus folks (Opeth). On notera un très bon solo, et des passages évidemment très puissants, mais l’ensemble est peut-être un peu décousu voire lassant sur la longueur. 


Reste "Distraction", un morceau divisé en quatre parties reprenant les directions générales de l’album. Le premier mouvement agence les différentes faces du groupe de façon assez convenue (quoique le final orchestral soit enthousiasmant), le second est très brut contrairement au troisième où les violons se tirent la part du lion, avant un le solo de guitare (après trois minutes) qui est peut-être l’un des moments les plus aboutis de l’album mélodiquement parlant. Avec un final beaucoup plus expérimental, "Distraction Nulla", le découpage en plusieurs pistes se trouve justifié par un ensemble très hétérogène. 


Epigone peut être jugé un peu longuet à l’écoute de certains moments qui manquent de dynamisme ou de constructions perfectibles au sein de morceaux complexes et très denses. Pour autant, les excellentes idées sont assez nombreuses et l’agilité avec laquelle les musiciens marient les différentes teintes au sein de leur musique ne peut qu’impressionner. 


A écouter : "Passenger", "Identifier"

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