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Critique d'album

Grinderman


Grinderman 2


(13/09/2010 - Mute - Garage Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Mickey Mouse And The Goodbye Man / 2- Worm Tamer / 3- Heathen Child / 4- When My Baby Comes / 5- What I Know / 6- Evil / 7- Kitchenette / 8- Palaces Of Montezuma / 9- Bellringer Blues
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Nick Cave et ses acolytes s'éclatent en improvisant de flagrants délires sonores"
Marc, le 29/09/2010
( mots)

Il fut un temps que les moins de 30 ans n'ont pu connaître, celui où Nick Cave habitait un Berlin-Ouest au bord de la réunification. Une ville en pleine mutation où des vies en suspend racontées par un film, "Les ailes du désir", firent frissonner une génération et dont l'apparition de l'Australien et de ses Bad Seeds avait été une révélation. Depuis cette époque, ou presque, et l'album Tender Prey (1988), celui que j'avais alors identifié semblait s'être perdu. Sa vie tumultueuse comme les changements d'harmonies qui ont rythmé celle des Bad Seeds avec les départs de Blixa Bargeld et de Mick Harvey ont finit par troubler l'écoute. L'intérêt perdu, même pour le premier jet de Grinderman, je m'étais résigné à ce que Nick Cave ne m'enchante plus que par ses musiques de films. Mais sur sa longue route d'homme tourmenté, la cinquantaine passée, l'exaltation n'a jamais cessé de l'habiter. A un moment ou à un autre il fallait bien qu'elle ressorte au grand jour. Et c'est sous l'image d'un loup qu'elle apparaît et qu'il revient. Enfin !

Avec ce Grinderman 2, l'animal et sa meute de Bad Seeds, Warren Ellis, Martyn Casey et Jim Sclavunos, ont remis les guitares sauvages et les expérimentations sonores au menu de leur festin musical. Ces quatre musiciens, par leurs improvisations lors de longues sessions d'enregistrement, se sont autorisés tous les délires pour sortir quelque chose de nouveau et d'unique. Nick Cave le confirme : "je me suis contenté d'improviser les paroles en gardant toujours en tête le thème autour duquel je souhaitais raconter quelque chose." En neuf chansons amassées en une quarantaine de minutes, le réveil de la bête est aussi foudroyant que retentissant. Aux abords et au coeur de quasiment chaque morceaux, les saturations de guitares, puissantes, grinçantes ou dissonantes, côtoient d'impressionnantes lignes de basse.

Si l'introduction à "Mickey Mouse And The Goodbye Man" est sommeillante, la batterie assénée et les rugissements qui surgissent nous dévoilent un entrain d'enfer duquel l'hypnotique et menaçant "Worm Tamer" ne change rien à l'affaire. Les griffes de la bête sont acérées et le riff de "Heathen Child" ne va plus vous lâcher, tout comme certaines paroles reprisent en choeur : "You think your government will protect you !  You are wrong !". En single, ce titre a l'avantage d'avoir une version remixée avec la collaboration extraordinaire du mythique guitariste Robert Fripp de King Crimson. Les deux chansons suivantes calment à peine le jeu. Dans "When my Baby Comes" la plainte du chant de Nick Cave et le violon de Warren Ellis sont mués par le son d'une basse digne du regretté Mark Sandman (Morphine). Le tout se transforme en une complainte perfusée à la wah-wah. Parasité par l'usure du temps, les restes d'un crooner désespéré font de "What I Know" un superbe moment de disgrâce. "Evil" parle de lui-même tandis que "Kitchenette", languissante et impudique, met en paroles le côté lubrique de son auteur. Comme une pièce soignée au milieu de ces morceaux débridés le rolling stonien "Palaces of Montezuma" apparaît comme une incongruité sonore au regard de l'album. Elle est éclaboussée par la dernière piste ("Bellringer Blues"). Un swamp-blues qui s'abandonne tel un hovercraft dans les marécages d'un bayou avec le bruit et le souffle des hélices dans le dos.

La flamme ranimée, la fureur délivrée, Grinderman 2 nous embringue jusqu'au précipice d'une liberté de paroles et de sons. Le Cave a dingué son piano et s'est enfin mis à tâter de la guitare pour que sa bande, à l'unisson, hausse le ton. Sous leurs airs faussement crâneurs ces vieux rebelles ne sont pourtant pas des hommes si dangereux. Leur vécu assumé, ils démontrent brillamment et sans retenue qu'une violence sourde vibre toujours en eux. Après toutes ces années c'était, il faut bien l'avouer, quasiment inespéré. 

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