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Critique d'album

Los Disidentes Del Sucio Motel


Soundtrack From The Motion Picture


(15/07/2010 - Deadlight Entertainement - Stoner Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Sir Dany Jack / 2- All Alone / 3- Not Folk / 4- Chapter II: Revenge Is A Dish Best Served Cold / 5- Brotherhood / 6- A Beauty Among The Crowd / 7- Backdoor Woman / 8- No Pity For The Cheaters / 9- Oogie Boogie Drivin' Burger / 10- From 66 To 51 / 11- Under The Sun Of New Mexico / 12- Somewhere Else To Drive
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"La nouvelle furie du stoner rock français ! Frais et surpuissant: une bombe !"
Geoffroy, le 19/11/2010
( mots)

Une intro de clavier psychédélique, un hors d’œuvre trop peu souvent présenté quand on parle de stoner. Car oui, le binaire furieux arrive et ne fait pas semblant. "Sir Dany Jack" tient de bien belles promesses, de celles distordues de fuzz et surprenantes de tempo. Los Disidentes ont ce qu’il faut là où il faut : les riffs qui démontent et le refrain qui tue, le tout empli de contrechants gueulés d’une voix de gorge rocailleuse et fausse, entrecoupé de solis fiévreux qui puent le désert à plein nez. On croirait le quintette sorti tout droit du sud des Etats-Unis tant l’imagerie s‘y prête : la fratrie Maverick, un gang de rockers du Nouveau Mexique ayant écumé les bars et les bières de Santa Fe, est pourchassé par les flics après un excès de violence dans un motel. Le sheriff Michael Rudolvski a fait de la prise du groupe son objectif vital et les poursuit aux quatre coins du monde. La base d’un pur scénario de film ricain à la Tarantino ; sable, flingues et rock ‘n’ roll. Le truc c’est que Los Disidentes sont simplement strasbourgeois et que ces fameux scénario et bande originale ne sont qu’un prétexte pour envoyer un bon gros rock sudiste, puissant et graisseux, éprouvé dans les salles de France pour roder les pistes qui en découlent.
   
Soundtrack from the Motion Picture fleure bon le live joué devant une vingtaine de paumés dans des salles sombres et humides aux effluves de houblon. Les morceaux sont taillés à la perfection, sautant d’un riff à l’autre dans une extase palpable et, un sourire en coin, guettant de l’oreille le break qui fait mal ou la coda cinglante ("Brotherhood"). L’efficacité est redoutable et décuple son intensité à chaque pont, utilisant un parfait équilibre entre lignes pachydermiques et mélodies subtiles, le moindre petit arrangement trouvant sa place avec cohérence dans l’ensemble. Des passages lourds et fougueux côtoient des pistes plus rapides et narcotiques ("Oogie Boogie Drivin‘ Burger", "Under The Sun Of New Mexico") et des groove terribles fondant de demi tons en demi tons pour retomber sur un rythme catchy et langoureux, explorant toutes les facettes du groupe ("Sir Dany Jack", "All Alone").

Musicalement rien à redire, ça joue sévère et ça le montre. Francky et Johnny Maverick se la donnent dans des harmonies à deux guitares s’envolant en solo sifflés et coupants ("Backdoor Woman", "Not Folk"), les lignes de basse opulentes de l’ours Bobby ronflent méchamment dans les tympans et les roulements de l’excité Billy n’ont pas besoin de précision pour sonner. Les nappes de clavier et accords secs du seul fils unique, Sonny McCormick, offrent un côté aérien aux titres les plus nasty et démarquent les Disidentes dans la scène stoner française. Le trio vocal fait des ravages malgré un manque de justesse plutôt fun qui ne dérange pas autant qu’on pourrait s’y attendre. Il faut dire que la production est de taille pour mettre en valeur les loubards, un son calibré pour le style avec une chaleur rondouillarde et une puissance limpide à faire pâlir le Fu Manchu de la dernière décennie. Le chant y est légèrement en retrait sur les crises des furieux, laissant intelligemment place à l’instrumentation en ces moments réfléchis.

Côté influences, on retrouve forcément les gros noms du mouvement tant il est difficile de renouveler le genre. Certaines parties ramènent à l’efficacité des Queens ("Chapter II: Revenge Is A Dish Best Served Cold", "A Beauty Among The Crowd"), d’autres s’inspirent du groove saturé légendaire de Kyuss ("From 66 To 51"), mais on notera aussi les citations de Motörhead dans les passages plus speed et convulsifs, celles de Down pour les frappes d’infrabasses dantesques et Johnny Cash pour l’atmosphère et le blues ("Somewhere Else To Drive"). Mais jamais ces influences ne viennent noyer la fraicheur du combo qui dessert un album d’une homogénéité vraiment dingue.

Los Disidentes Del Sucio Motel s’imposent avec cet album comme les nouveaux fers de lance du stoner français aux côtés de Loading Data. La qualité des compositions flirtant avec une puissance démente, une production énorme et un potentiel de bêtes de scène à couper le souffle en font tout bonnement l’une des valeurs les plus sures du rock en France. Point barre. Reste à voir si comme d’habitude la perle rare restera dans l’ombre ou non. Dans tous les cas, entre road trip, gonzesses, zombies et extraterrestres, si les frères Maverick viennent à passer par chez vous, courez prendre votre dose de soleil, de fuzz et de délire dans le caveau du coin. Mais attention au sheriff.

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