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Critique d'album

Running Wild


Blood on Blood


(29/10/2021 - - Power Metal à tendance pirate - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Blood On Blood / 2- Wings Of Fire / 3- Say Your Prayers / 4- Diamonds & Pearls / 5- Wild & Free / 6- Crossing The Blades / 7- One Night, One Day / 8- The Shellback / 9- Wild, Wild Nights / 10- The Iron Times (1618-1648)
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un dix-septième album d'une qualité inattendue pour Running Wild"
François, le 09/11/2021
( mots)

Assis au fond de l’auberge, auprès du foyer, le vieux boucanier médite … Que reste-t-il de ces années passées sous le pavillon noir, le Jolly Roger ? Sont-ils loin les allers-retours entre la haute-mer et Port-Royal, capitale de la piraterie ? Les morts qui s’accumulaient au point de former des piles de crânes, puis les guerres qui ensanglantèrent l’Europe, autant d’événements qui constituèrent le fil de tant de récits épiques. Mais le pirate-troubadour est depuis longtemps seul aux commandes de son navire, et ses détracteurs brocardent un Hollandais volant sans inspiration … ni batteur (il parait qu’il y en a un sur cet album, mais le jeu y demeure mécanique et le son manque de relief). 


Alors qu’en est-il de cette dix-septième production signée Running Wild, celle qui suit un Rapid Foray (2016) honorable et qui voit Rolf Kasaparek à nouveau mener ce qui est devenu une entreprise presque personnelle ? Il semble avoir à cœur de maintenir une certaine forme de tradition, de l’iconographie (qui reprend, au milieu de la croix, le visage d’Adrian, leur mascotte) aux thématiques historiques (autour de la piraterie certes, mais pas seulement, l’étiquette pirate-metal étant réductrice en plus d’être un non-sens) en passant par le goût aigu pour la belle mélodie de guitare même si le tempo est moins véloce qu’il y a plusieurs décennies. 


En définitive, le paradoxe tient au fait que cet ancrage dans la tradition est à la fois le point fort de Blood on Blood, quand l’album propose du Running Wild glorieux, et son point faible lorsqu’il est dans la redite peu inspirée. La question est donc celle du niveau qualitatif des grands moments, et du rapport quantitatif entre ces deux aspects de l’album. 


Commençons peut-être par les moments qui manquent d’originalité afin de réserver le meilleur pour la fin et de terminer sur un jugement plutôt positif car cet album, pris dans son ensemble, le mérite. Il est clair que Rock’n’Rolf semble parfois avoir laissé sa guitare déambuler à travers des riffs n’étant pas de la première rosée, comme sur le très classique "Say Your Prayers" (assez proche d’Accept), ou sur "Diamonds & Pearls" et l’ouverture des mousquetaires (Raven doit être ravi) de "Blood on Blood" qui sonnent un peu comme des récitations de Running Wild jusque dans le changement de tonalité un peu caricatural (pour "Blood on Blood"). Néanmoins, même ces titres plus conventionnels demeurent agréables, et peuvent se révéler bien plus enthousiasmant qu’ils n’y paraissent au bout de plusieurs écoutes. Il en va ainsi de "Wings of Fire" au tranchant priestien, assez emballant autour de son riff plutôt sympathique, son refrain terrible et son solo imparable. Seul "One Day One Night" est un peu à côté de la plaque, dans un registre assez éloigné des habitudes du groupe (un slow sur lequel le chant de Kasaprek s’avère peu convaincant). 


A l’inverse, la joie explose à l’écoute de "Crossing the Blades" (encore des mousquetaires), un hymne assez typique du groupe (on aura le droit à un condensé de toutes les petites fantaisies de Running Wild) diablement réussi. Plus loin, "The Shellback", au riff incisif, rend justice au vieux loup de mer qu’est notre guitariste désormais mythique. Enfin, le plus immédiat "Wild and Free" mérite sa place dans un futur concert tant il est doté d’un certain pouvoir énergisant. 


Le traditionnel final épique revient sur la Guerre de Trente Ans avec le doux titre de "The Iron Times (1618 – 1648)" : une belle fresque historique sertie de mélodies très accrocheuses (qu’on pourrait toujours associer, avec les refrains plein d’entrain, à l’univers de la piraterie Metal même si la thématique n’y est pas), des transitions solennelles qui donnent vie au récit, et un solo vraiment exceptionnel. Un titre digne de la période de The Rivalry


Les attentes vis-à-vis d’un nouvel album de Running Wild étaient la plupart du temps réduites, on espérait surtout que Kasaprek y trouverait le prétexte à donner quelques concerts et qu’il éviterait, sans trop d’espoir, de faire un simple album en pilote automatique. Il faut avouer que, sans proposer ici un album incontournable, il aura su surprendre le public comme les critiques en composant une poignée de titres très intéressants (même si soyons honnêtes, Rapid Foray comportait de belles choses également). Voilà qui a le mérite d’être salué (on tranche sur la note de 3,5 pour la performance inattendue). 


A écouter : "The Iron Times (1618 – 1648)", "Crossing the Blades", "Wings of Fire", "Wild & Free"

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