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Critique d'album

Saxon


Denim and Leather


(05/10/1981 - Carrere - NWOBHM - Genre : Hard / Métal)
Produit par Nigel Thomas / Saxon

1- Princess of the Night / 2- Never Surrender / 3- Out of Control / 4- Rough and Ready / 5- Play It Loud / 6- And the Bands Played On / 7- Midnight Rider / 8- Fire in the Sky / 9- Denim and Leather
Note de /5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Saxon termine sa trilogie pour vous dire merci !"
François, le 10/01/2019
( mots)

Avec Strong Arm of the Law, Saxon s’est affirmé comme monstre du Hard-rock et du Metal. Plus aucun doute n’est permis sur la qualité du combo. Que le reste-t-il à faire ?  Se célébrer pardi !


Qui croyait en eux quand ils jouaient dans les petites salles du Yorkshire ? Qui croyait en eux avec leur premier album ? Maintenant, qu’ils n'ont plus rien à prouver, ils peuvent afficher leur fierté, faire un pied-de-nez à tous ceux qui les ont boudé, dénigré. Denim and Leather semble avoir été écrit dans cet objectif, sorte de dédicace à leur public et à leur musique, mais également à eux-mêmes. Parce qu'en 1981, la NWOBHM est installée en Angleterre et commence à envahir l'Europe. Parce que cette même année, Saxon sort son quatrième album et connaît, à nouveau, un succès énorme.


Cette autocélébration se retrouve dans le splendide "And the Bands played on" qui parle de … Saxon. En effet, ce groupe qui joue n’est autre que celui qui tourne sur nos platines ! Ainsi, pléthore de références à d’anciens titres peuvent être retrouvées à qui sait chercher. "Just like Thunder" ("Heavy Metal Thunder") "we were strangers in the night" ("747(Strangers in the Night)"), "see the rainbow" ("Frozen Rainbow") :  autant d'allusions au reste de leur œuvre, et à chacun des albums ! Le plaisir de la citation n’a pas de prix. La guitare est bien mise en avant à chaque couplet et à chaque refrain, mélodique et déchaînée.


Cela est beaucoup moins implicite sur le titre éponyme qui est dans la même veine. "Where were you in '79 when the dam began to burst" : "toi, le fan, tu nous suis bien depuis notre premier album passé inaperçu ?" Hymne au Heavy Metal et à leurs fans, qui sacrifiaient tout pour voir leurs groupes préférés (Saxon en tête), affublés de jeans et blousons en cuir, rêvant de jouer de la guitare électrique et de la batterie comme leurs idoles.  "Denim and Leather" et son rythme lourd clôt parfaitement l'album. Notons le petit trait de génie consistant à mettre brièvement en avant chaque instrument lorsqu’il est mentionné dans le troisième couplet.


Ces deux titres font partie, avec justesse, des incontournables de Saxon, et se prêtent parfaitement à l’exercice de participation du public au show.


Pour le reste, Saxon reste dans la même lignée que sur les précédents opus, avec, dans le haut du panier, des titres comme "Never Surrender" et "Out of control". La formule est réinvestie, quoique moins violente que sur le précédent, mais avec un peu plus de d'inspiration. Et, oui, pour vous rassurer, on retourne sur les bécanes avec "Midnight Rider", Saxon reste Saxon. Ce morceau alternant couplets pêchus et refrain en arpège fonctionne bien.


A l’inverse, la fin de la face A est un peu le ventre ou de l’album, rien de mauvais, mais des titres classiques et convenus tels "Rough and Ready" qui, bien qu’énergique, manque d'originalité, ou encore  "Play it Loud" avec son introduction purplienne. Sur "Fire in the Sky", on retourne la ligne plus énergique, plus speed, qui faisait l’armature d’un « 20 000 ft », la surprise en moins.  


Que le lecteur ne s’inquiète pas, je ne vais pas finir sans parler du titre qui ouvre Denim and Leather. Si on devait chercher dans l’œuvre de Saxon un titre représentatif de la vague NWOBHM, dans sa sonorité, dans la construction de son riff, il est presque certains que "Princess of the Night" serait désigné à la quasi-unanimité. Très accrocheur dès la première écoute, ce morceau déroule sa force et nous emporte jusqu’à ce pont terrible ("Sky", "Sky"), où la voix puissante de Byford se déploie pour amorcer un solo dantesque. "Princess of the Night" est un monument du Heavy Metal toute époque confondue. Ah, au fait, ça parle de moto …


Denim and Leather connaît un succès énorme en Europe, devenant rapidement disque d'or. Il clôt une trilogie aux pochettes aquilines mais pas la première ère du groupe qui s’achève avec l’album suivant. Difficile de le départager avec son prédécesseur, son avantage étant dans ses trois titres monstrueux ("Denim and Leather", "Princess of the Night", "And the Band Played On"). Le succès n’empêche pas un conflit interne faisant quitter le navire à Pete Gill (batterie) avant que l’aigle atterrisse pour le pouvoir et la gloire. 


Ps. La réédition de 2009 propose un beau live de promotion de l’album en sept titres d’assez bonne qualité audio et de très bonne facture dans l’interprétation.  


 

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