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Critique d'album

The Big Pink


A Brief History Of Love


(29/09/2009 - 4AD - Indietronic - Genre : Rock)
Produit par

1- Crystal Visions / 2- Too Young To Love / 3- Dominos / 4- Love In Vain / 5- At War with the Sun / 6- Velvet / 7- Golden Pendulum / 8- Frisk / 9- A Brief History of Love / 10- Tonight / 11- Countbackwards from Ten
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Sombre et sexy, envoûtant et dérangeant, voici l'amour par The Big Pink."
Elise, le 13/04/2010
( mots)

A Brief History Of Love. Ca, beaucoup l'ont vécu, et n'ont pas spécialement envie d'en reparler. Pourtant, il est des musiciens qui savent très bien les raconter, vécues ou imaginaires. C'est le cas des deux londoniens de The Big Pink, dont la brève histoire d'amour s'étale sur les douze titres d'un premier album impressionnant. Des extases des premiers émois aux coups durs, de la joie éclatante et grandiloquente aux sanglots dépressifs post-rupture, tout cela se lit dans des compositions empreintes de shoegaze, de guitares saturés et d'électro sombre. Pour ceux qui veulent voir l'amour en noir, mais un noir sublime et brillant. Un noir qui ne donne pas envie d'en finir, mais remet la beauté simple de l'histoire elle-même au centre de tout. 

A Brief History Of Love fut porté par un premier single, "Dominos", récompensé dernièrement aux NME Awards en tant que "chanson de l'année". En France, on a découvert ce refrain simplissime et imparable dans une pub pour la XBox, et difficile de se l'enlever du cerveau. Un tempo parfaitement posé, la voix aigüe mais toujours tenue de Robbie Furze, et surtout cette petite saturation permanente à l'effet "noise" terriblement rafraichissant, "Dominos" a bel et bien fait tomber les filles. Et quelques mecs aussi.

Mais le vrai titre phare de l'album, celui qui restera dans les mémoires quand on aura oublié ce single, c'est "Velvet", et son ambiance ouatée, lourde, envoûtante. Un titre construit sur une montée progressive des synthés, l'ajout de guitares toujours saturées sur une voix poignante, et les choeurs pour la petite touche en plus. Tout ceci explose dans un final qui aurait simplement été bruyant et bordélique, si ce n'était la maîtrise du duo. "Velvet" est de ces morceaux fascinants où chaque instrument s'imbrique dans la structure pour ne plus apparaître, où l'on ne voit pas ce qui aurait pu être mieux. Un de ces morceaux qui fascinent. C'est la partie de l'histoire d'amour où l'on a mal mais où l'on espère encore. Et là, c'est particulièrement agréable. 

Mais tout cela avait commencé avec l'ambiance noisy-psychédélique de "Crystal Visions". Avec son entrée toute douce, ces petites cordes volatiles et son petit riff aigus, le titre jouait la déroute pour mieux balancer ses guitares ornées d'un petit tambourin, et surtout de Robbie Furze. Son chant nasillard entraîne l'auditeur dans un refrain lourd et sexy, forçant sur les basses pour mieux réussir son coup. Ajoutons un pont planant, avant un deuxième, plus lourd, complètement saturé, terriblement percutant, et voilà l'entreprise de séduction à la Big Pink. La marque se confirme dès les premières notes de "Too Young To Love", où le côté "noise" s'impose un peu plus. Tout est saturé, mais tout se distingue et s'apprécie grâce à un judicieux dosage aux arrangements. 

Reste qu'en amour, tout n'est pas toujours rose... Cette histoire ne fait pas exception, et l'on distingue de moins bons moments au sein de l'album. "At War With The Sun" déçoit légèrement, peinant à véritablement imposer son rythme, surchargé dans les aigües, et le côté très pop de "Golden Pendulum" ne fera pas non plus l'unanimité. Mais The Big Pink s'en tire mieux que certains dans toute ça. Particulièrement lorsqu'il s'agit de livrer des morceaux chargés, profonds, à l'ambiance presque étouffante ("Love In Vain", "Frisk"). Le joli duo d'"A Brief History Of Love" est également assez envoûtant, et laisse mieux éclater l'ambiance surexcitée de "Tonight". 

Alors même s'il paraît que l'amour c'est nul, que ça ne dure jamais et que ça fait pleurer, The Big Pink vient bruyamment rappeler que même si en effet, l'amour ça fait tout ça, ça donne aussi matière à de bonnes chansons. Ni des slows, ni des suppliques, ni des horreurs dégoulinantes à la manière des chanteuses de R'n'B. Non, des morceaux où l'on apprécie chaque émotion pour ce qu'elle est, et qui réussissent le pari de redonner un peu d'espoir aux coeurs brisés. Ou pas. Y'a des cas désespérés.

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