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Critique d'album

The Stranglers


The Gospel According To The Meninblack


(09/02/1981 - Liberty - Post-Punk - Genre : Rock)
Produit par

1- Waltzinblack / 2- Just Like Nothing On Earth / 3- Second Coming / 4- Waiting For The Meninblack / 5- Turn The Centuries, Turn / 6- Two Sunspots / 7- Four Horsemen / 8- Thrown Away / 9- Manna Machine / 10- Hallow To Our Men / 11- Top Secret / 12- Maninwhite
Note de 4/5
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Note de 2.0/5 pour cet album
"La Valse aux Adieux"
François, le 30/10/2021
( mots)

Quiconque a eu le plaisir de voir les Stranglers sur scène connaît le titre "Waltzinblack", cet instrumental à la fois loufoque et brillant, au sein duquel les pistes se succèdent et s’entremêlent, faisant monter en puissance la ritournelle entêtante aux allures de valse pour carrousel. En effet, elle est utilisée depuis plusieurs années comme musique d’entrée pour les hommes en noirs, profitant de cette montée en puissance pour chauffer la salle avant de déballer leur punk-rock incisif mais élégant, enrichit de multiples détours mélodiques et new-wave. 


Ce morceau audacieux symbolise bien le projet qui entoure leur cinquième album, The Gospel According to the Meninblack : après un The Raven parfois expérimental, ils souhaitent aller de l’avant et produire un concept-album autour d’une invasion extra-terrestre (les hommes en noir) et se mettent au travail pendant de longs mois pour aboutir à ce nouvel opus. 


Mais qui dit expérimental en 1981 dit forcément synthétiseurs et minimalisme électronique, une face déjà importante de l’esthétique du groupe tant la patte de Dave Greenfield est importante. L’introduction de "Just Like Nothing on Earth", puis les effets sur la voix, les instruments en contrepoint avec des rythmique alambiquées, en témoignent : un rock’n’roll complétement décomposé et recomposé. Innovant peut-être, pertinent à voir … "Manna Machine" trouve également des correspondances dans la Kosmische Musik germanique de la décennie précédente, scène qui a forcément été un ferment pour ce genre de projets dans les 1980’s. 


Mais l’expérimentation chez les Stranglers se résume surtout à un minimalisme assez déconcertant : "Second Coming" divise les interventions des instruments pour renforcer cet aspect, "Waiting for the Meninblack" se fait répétitif et entêtant comme l’instrumental "Turn the Centuries, Turn", au point de devenir ridicule sur une mélodie absurde ("Thrown Away"). Un des problèmes majeurs dans cette direction musicale, c’est le manque cruel (mais vraiment très cruel) d’énergie, ce qui est tout de même un comble pour le groupe … Ou alors ce sera sur des titres assez niais comme "Two Sunspots", ou en écho aux travaux d’Alice Cooper à la même époque sur "Four Horsemen" (on dirait que les deux ensembles se sont inspirés réciproquement – écoutez Flush the Fashion). 


Vous l’aurez compris, et Dieu sait que ça peut faire du mal pour un passionné du groupe, The Gospel According to the Meninblack est loin d’être le chef-d’œuvre annoncé par le groupe, et prend un virage bien décevant. Pourtant, comme l’illustrent "Waltzinblack" ou le long final "Hallow to Our Men" (un peu plus ambitieux que le reste, même s’il est dans la même veine), il y avait un filon à creuser. Hélas, il témoigne plutôt d’une inclinaison dans l’esprit du temps et marque le début d’une période tout de même moins faste pour ce groupe canonique. La messe est dite. 


A écouter : "Waltzinblack", "Hallow to Our Men"

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