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Critique d'album

UFO


No Place to Run


(08/01/1980 - Chrysalis - Hard-Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par George Martin

1- Alpha Centauri / 2- Lettin' Go / 3- Mystery Train / 4- This Fire Burns Tonight / 5- Gone In The Night / 6- Young Blood / 7- No Place To Run / 8- Take It Or Leave It / 9- Money, Money / 10- Anyday / 11- Gone In The Night (Alternative Version) / 12- Lettin' Go (Live At The Marquee 16/11/80) / 13- Mystery Train (Live At The Marquee 16/11/80) / 14- No Place To Run (Live At The Marquee 15/11/80)
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"UFO face aux années 1980 : défis relevé !"
François, le 21/09/2020
( mots)

La nouvelle décennie, si compliquée à apprivoiser pour les groupes des 1970’s tant les bouleversements qui interviennent dans le champ du rock vont être violents (et souvent fatals), s’ouvre sur de vrais défis pour UFO, piliers du hard-rock britannique depuis plusieurs années. D’une part, la NWOBHM qui se lance (Angel Witch, Iron Maiden, Saxon, Tygers of Pan Tang) risque de rendre la formation has been, d’autre part, leur guitariste fétiche, Michael Schenker, est parti en 1979 pour fonder sa propre entreprise (MSG, après être brièvement retourné chez Scorpions) promise à un succès certain. Phil Mogg et compagnie ont suffisamment de flair pour recruter Paul Chapman, un Gallois qui avait déjà joué avec eux lors la tournée de Phenomenon. De plus, c’est George Martin qui s’occupe de la production, autant dire qu’ils mettent toutes les billes de leur côté, l’homme s’étant illustré auprès des Beatles. 


L’ambition du groupe est sensible avec l’ouverture "Alpha Centauri", qui fait office d’introduction instrumentale et presque progressive. Rien qui ne doive nous tromper, UFO demeure un pur combo de hard-rock comme l’ensemble de l’album en témoigne. Mais il essaye de moderniser un peu son approche pour coller aux évolutions de la scène au cours de l’année 1980. Ainsi, l’excellent "Lettin’ Go" parvient à maintenir le son du groupe en accentuant le côté heavy. Il en va de même pour l’ultime "Anyday", qui joue le contraste entre ses premiers temps très calmes et une lancée brutale, infaillible, où Chapman se la joue shredder. "No Place to Run" figure aussi parmi les bijoux de l’album : riff dantesque, rythme chaloupé, pont sudiste, pertinence des traits de guitare … Sûrement le morceau phare de l’opus. 


Néanmoins, UFO reste un groupe à l’ancienne, qui puise encore dans le blues et ne remet pas en cause cette influence, comme le prouve la reprise de "Mystery Train" (de Junior Parker, puis Elvis Presley), certes très musclée et redoublant de virtuosité dans les chorus, mais tout de même référencée. Une réinterprétation très séduisante qui prouve l’intelligence dans les compositions et arrangements – en l’occurrence – des musiciens. Il y a d’ailleurs un vrai travail sur l’harmonie entre les guitares ou dans le dialogue avec les claviers ("This Fire Burns Tonight"). Cette inscription dans une époque qui tend à être révolue apporte bien des avantages en termes de savoir-faire, mais également des inconvénients. Ainsi, « Young Blood », avec ses côtés Aerosmith, va connaître un petit succès comme single à l’époque, mais semble un peu daté pour des oreilles plus neuves. Le slow "Take It or Leave It", un peu téléguidé, n’est pas non plus très innovant. On pourrait ajouter d’autres titres plus hard, tout à fait honorables, mais sans aspérités ni originalité. 


No Place to Run est identifiable au virage parfaitement négocié pour un groupe des 1970’s, du moins dans un premier temps : s’ils ne sont pas les seuls à parvenir à ce résultat (on pense à Scorpions ou Wishbone Ash), nombreux sont ceux qui se perdront soit définitivement, soit en s’adaptant jusqu’à la compromission. Un effort qui méritait d’être salué. 


 

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