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Billet Albumrock

Edito avril 2017 : golden year


Nicolas, le 05/04/2017

Déjà avril pointe le bout de son nez, et alors que la France se prépare à se mettre en marche dès le mois prochain - soyons réalistes, même si cela ne doit pas nous empêcher d’aller voter -, il est temps, un peu plus trivialement certes, de porter le regard sur les événements rock qui nous attendent en 2017. S’il est un fait que l’année précédente n’aura guère marqué les esprits malgré ce que nos chers médias spécialisés ont bien voulu nous faire croire, les semaines qui s’annoncent risquent en revanche de s’avérer croustillantes. C’est bien simple, rarement une année aura été aussi alléchante et riche de promesse en terme de rock n’ roll. Tour d’horizon.

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Difficile de faire l’impasse sur l’hiver qui vient de s’achever, avec quelques excellents disques d’ores et déjà à inscrire au huitième palmarès de la décennie 2010, mais aussi, ne le cachons pas, beaucoup de déceptions. Parmi les opus mémorables, on retiendra d’abord Elbow qui nous a livré, avec Little Fiction, probablement le meilleur album de sa brillante discographie. Autre disque majeur, quoique décrié par beaucoup en raison d’une production trop tape à l’œil, Volcano de Temples entérine a posteriori les espoirs soulevés par un Sun Structures déjà plus qu’intéressant et propulse le trio de Kettering parmi les authentiques révélations de la décennie. Laura Marling, Spoon et Soulwax, quoique dans un registre différent, confirment tout le bien que l’on pensait d’eux et font montre, avec respectivement Semper Femina, Hot Thoughts et From Deewee, qu’il faut compter avec ces brillants artistes. Par ailleurs, et on vous en reparlera très bientôt, le septième album de Mastodon, Emperor Of Sand, risque de marquer les esprits tant le sludge halluciné des géorgiens s'accommode parfaitement de ses nouveaux atours pop et d’un chant toujours plus travaillé. Enfin, difficile de faire l'impasse sur le phénomène critique de ce début d'année, A Crow Looked At Me de Phil Elvrum aka Mount Eerie. Un disque folk minimaliste traitant de la mort de l'épouse d'Elvrum suite à un cancer, un disque de deuil comme beaucoup en ont fait avant lui (Nick Cave et Touché Amore l'an passé, voire David Bowie donc le Blackstar n'est que l'image de sa propre fin future) mais qui se pose à un degré de douleur et d'émotion rarement atteint, au point que Metacritic lui octroie un score indécent de 96. Là encore, critique à venir sur Albumrock.

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D’autres acteurs se sont contentés d’assurer leur standing, comme The Jesus and Mary Chain dont on guettait le retour et dont le serein Damage and Joy, loin de décevoir, se contente du minimum syndical afin de relancer la carrière des frères Reid ; ou l’inespéré Last Place de Grandaddy que l’on a connu plus inspiré, même si le groupe de Jason Lyttle ne démérite nullement au regard de sa concurrence indie la plus directe. D’autres enfin ne se sont pas montrés à la hauteur des attentes soulevées par leur carrière passée, au premier rang desquels les XX qui, avec un troisième jet studio nettement moins minimaliste, perdent de leur âme… même si tout le monde n’a pas été abandonné sur le bord du chemin. Déception aussi pour Blackfield qui nous avait alléchés avec le retour plein et entier de Steven Wilson et l’appui aux manettes d’Alan Parsons, tout ça pour un V sympathique mais bien loin du chef d’œuvre escompté. Déception enfin pour, en vrac, Crystal Fairy, The Shins et Japandroids, trois projets qui présageaient probablement mieux. Et on n’ose à peine vous parler du dernier Sun Kil Moon, le double Common As Light and Love Are Red Valleys of Blood, presque indigent en comparaison des précédents disques estampillés Mark Kozelek, ni du médiocre Spirit de Depeche Mode.

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Tandis que nous nous préparons à accueillir la fusion rap metal de Body Count (Etienne est dans les starting blocks), le retour des vétérans Deep Purple après un Now What?! inespéré et l’arrivée en fanfare des grands espoirs du rock français estampillés Ouï FM, Last Train - un programme plus qu’alléchant, vous en conviendrez -, voilà que le printemps 2017 nous promet d’ores et déjà son lot d’événements à surveiller de très près. À commencer par les excités d’At The Drive-In, en veille discographique depuis l’an 2000 et leur remarquable Relationship Of Command, qui, avec in • ter a • li • a (le 5 mai), vont une nouvelle fois essayer de jeter un grand pavé dans la mare du post hardcore. Il est un fait que les trois premiers extraits dévoilés par les texans ont su nous mettre l’eau à la bouche, et on se prend dès lors à rêver d’un nouveau disque majeur. Autre retour très attendu, celui de l’ex Pink Floyd Roger Waters qui se rappelle à notre bon souvenir vingt-cinq années après Amused To Death et dont le Is This The Life We Really Want? (le 19 mai) produit par Nigel “Radiohead” Godrich promet monts et merveilles. Troisième come back après sept ans de silence, celui de Feist dont le Pleasure (28 avril) aura la difficile tâche de nous faire oublier un Metals acclamé à sa sortie en 2010.

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Le printemps 2017 marquera également la résurrection de deux chantres du shoegaze, Slowdive et Ride qui, avec Slowdive (le 5 mai) et Weather Diaries (le 16 juin), vont devoir prouver que l’on peut encore compter avec eux après deux décennies de séparation. Mais nous surveillerons également avec beaucoup d’attention alt-J (Relaxer le 2 juin), Anathema (The Optimist le 9 juin) ou Fleet Foxes (Crack Up le 16 juin), trois groupes qui n’ont quasiment jamais déçu les attentes placées en eux, bien que le premier single dévoilé par alt-J puisse faire craindre le pire. Mêmes appréhensions à l’égard de Kasabian dont la mise en bouche extraite de For Crying Out Loud (28 avril) a beaucoup fait jaser en mal, et de Gorillaz qui, malgré une promo web ahurissante, n’a pas franchement convaincu avec le single liminaire issu de Humanz (28 avril également). Citons encore des sorties guettées comme le curieux projet de supergroupe en alternance BNQT (Volume 1 le 28 avril), The Black Angels (leur Death Song attendu le 21 avril fera-t-il oublier le contrasté Indigo Meadow ?), Black Lips (Satan’s graffiti or God’s art? le 5 mai), Stone Sour (Hydrograd qui débarquera a priori en juin), Dan Auerbach (deuxième album solo Waiting For A Song prévu le 2 juin) ou The Drums (Abysmal Thoughts programmé le 16 juin). En revanche, on se montrera forcément circonspect en abordant le retour d’Incubus après le lamentable If Not Now, When? - même si les extraits déjà dévoilés de 8, en orbite le 21 avril, se montrent plutôt rassurants - ou celui de Linkin Park dont le dernier single en date, “Battle Symphony” (sic), est à pleurer (One More Light le 19 mai). Et on se contentera probablement d’effleurer quelques disques à haute teneur féminine suscitant moins de fantasmes de par chez nous comme Jump On Board de Texas (21 avril), Pollinator de Blondie (5 mai) ou Fake Sugar de Beth Ditto (16 juin). À ces dames de nous faire mentir.

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Vous pensez avoir tout vu ? Détrompez-vous, le programme à venir se montre encore plus alléchant. Si nombre de groupes n’ont pas encore détaillé leurs futures sorties, on sait de source sûre que leurs prochains émoluments studios sont déjà quasiment pressés et prêts à être achalandés dans les bacs. C’est le cas de Royal Blood, vainqueurs des Albumrock Awards 2014 et grands espoirs du renouveau du rock, dont le deuxième opus n’attend plus qu’une date de sortie. Idem pour les canadiens d’Arcade Fire qui ne cessent de monter en puissance et dont le double Reflektor avait très largement séduit en 2013. Royal Blood et Arcade Fire seront à l’affiche le même jour aux Vieilles Charrues de Carhaix ainsi qu’aux Européennes de Belfort, une occasion immanquable d’aller voir en live ces deux monstres du circuit. Plus marquant, Josh Homme fignole les derniers détails du LP 7 des Queens Of The Stone Age qui devrait, une fois encore et sans trop de problèmes, rafler la mise aux Awards cette année si l’album sort dans les temps. Et s’il n’y avait que ça… A Perfect Circle, ça vous dit quelque chose ? Le supergroupe de Billy Howerdel est tout récemment sorti de son hibernation et compte bien se rappeler à notre bon souvenir d’ici Noël : là encore, on s’attend à du très, très haut niveau. N'oublions pas System Of A Down, l'autre reformation majeure du moment dont nous n'avions plus de nouvelles discographiques depuis 2005, une attente sur le point de s'achever cette année si l'on en croit les rapports studios réguliers du twittos compulsif Shavo Odadjian.

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Et les artistes solo, nous direz-vous ? De ce point de vue, 2017 promet son lot de choses intéressantes avec des albums pressentis chez Paul McCartney - une collaboration avec le Beatle Ringo Starr serait même de la partie -, Liam Gallagher - fera-t-il mieux que Beady Eye ? - et Billy Corgan. Mieux, ce dernier a repris contact avec ses anciens partenaires James Iha et D’Arcy Wretzky, le chauve tyrannique s’efforçant par tous les moyens de faire revivre les Smashing Pumpkins de la grande époque. Trop tôt sans doute pour 2017, mais qui sait ? Signalons encore de futures productions studio chez The Killers - oui, bon, les Killers… mais après tout, pourquoi pas ? -, London Grammar, Grizzly Bear, Snow Patrol, Monster Magnet, Radio Moscow et même Weezer. Quoique... autant les deux derniers opus de Cuomo and co nous avaient comblés, autant le risible “Feel Like Summer” dévoilé il y a peu a fait renaître le spectre de Raditude. Espérons que nous nous fourvoyons à l'heure où le grand W daigne à nouveau rendre visite à ses fans français : Weezer sera à l’Olympia le 18 octobre, mettant fin à un snobisme hexagonal de près de douze années. Un événement, à n’en pas douter. Enfin, les amateurs de rock progressif se réjouiront de l’arrivée de nouvelles galettes estampillées Cosmograf, Gazpacho, Amplifier et Steven Wilson, tout ça avant la fin de l’année. Du lourd, qu’on vous dit.

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Mais si 2017 allait encore au-delà de ces déjà bien belles promesses ? Soyons fous et mettons-nous à fantasmer un peu. On a parlé d’A Perfect Circle, alors osons aborder le cas de Tool. Douze ans, douze (!), que l’on attend le successeur de 10.000 Days. Sachez que ceux qui suivent assidûment ce dossier brûlant ont de bonnes raisons de se réjouir, car Maynard James Keenan a officiellement rejoint ses trois collègues en studio, phénomène (car c’en est un) qui ne s’est produit jusqu’à maintenant que durant les toutes dernières phases d’enregistrement de l’Outil. La logique voudrait donc que le cinquième album des californiens ne tarde plus. Vous avez dit arlésienne ? À ce rythme-là, Chinese Democracy sera bientôt relégué au rang d’anecdote dans l’histoire du rock. Et justement, parlons-en, des Guns N’ Roses qui, ayant reçu le renfort de Slash et Duff McKagan, écument en ce moment-même les stades du monde entier à guichet fermé et font montre de beaux restes, pour ne pas dire plus. On sait qu’Axl Rose a déjà de nombreuses compositions sous le coude, et on sait qu’elles ont été retravaillées avec ses turbulents anciens acolytes. De quoi se languir d’un authentique successeur des Use Your Illusion ? Ce qui relevait jusqu’alors de la science fiction n’a jamais semblé aussi plausible, et les choses pourraient aller très vite. Parlons aussi d’Alice In Chains qui a annoncé être entré en studio, ou de U2 qui y stagne depuis un bon bout de temps (c’est si dur que ça de bosser avec Danger Mouse ?). Parlons de Nine Inch Nails alors que Trent Reznor nous a promis au moins deux événements majeurs autour de son groupe en 2017. Parlons des british de Muse qui, eux aussi au turbin, ont déjà mis en boîte trois inédits. Parlons de Phoenix, d’ores et déjà à l’affiche de nombreux festivals et dont on se doute qu’ils ont quelque chose dans les tiroirs. De Beck dont on attendait déjà du neuf l’année dernière et qui ne cesse de nous faire languir. D’Audioslave, The War On Drugs, Foo Fighters, Metric, tous aperçus près d’une console de mixage cette année. De Minor Majority, fraîchement reformés (quelle heureuse nouvelle). Un programme hallucinant, s’il se réalise. Bref, comme vous pouvez le constater, nous ne risquons pas de nous ennuyer d’ici à 2018.

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Et justement, si vous voulez qu’Albumrock puisse couvrir cette bouillonnante actualité, eh bien… engagez-vous ! Nous sommes encore et toujours en recherche de jeunes plumes affûtées et motivées, prêtes à se frotter à tous ces disques qui nécessiteront une oreille attentive et un esprit sagace. Si la rédaction s’est récemment étoffée de nouvelles recrues, et j’en profite au passage pour souhaiter une nouvelle fois la bienvenue à Arthur, Ruddy, Olivier et Antonia (sans oublier Ken, notre nouveau community manager), nous peinons encore à tenir le rythme, en sachant qu’en toile de fond se cogitent au moins deux dossiers d’envergure qui nous pompent beaucoup de temps et d’énergie. Alors n’hésitez pas, lancez-vous et venez rejoindre la team Albumrock : remplissez notre questionnaire de recrutement, rédigez une belle critique et envoyez-moi le tout par mail. Nous comptons tous sur votre appui pour que grandisse encore ce beau webzine qui, soyez-en assuré, n’est pas prêt de rendre l’âme. Avec une actualité pareille, ce serait quand même un comble, non ?

 

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