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Compte-rendu de concert

Deerhunter


Date : 10/04/2011
Salle : Le Grand Mix (Tourcoing)
Première partie : Lower Dens
Caroline BT, le 15/04/2011
( mots)
Au Grand Mix de Tourcoing, ce dimanche 10 avril 2011, on amorce la fin des réjouissances d'une très belle saison, mais qui s’annonce somme toute prometteuse : Fujiya & Miyagi, Lykke Li, Gold Panda, James Blake sont à venir ... Après le soleil radieux de cette fin d’après-midi, chacun est un peu ébloui en rentrant dans la salle. Le temps de s'habituer au manque de lumière, que voilà déjà Lower Dens. Ce groupe est d'un des nombreux projets de l’américaine Jana Hunter, beauté androgyne et singulière. Proche de Devendra Banhart, c’est une guitariste qui a déjà tourné avec Deer Tick ou Peter & the Wolf. C'est elle qui mène la danse pendant le set de Lower Dens. Partageant parfois le micro avec le guitariste Will Adams (arborant une moustache blonde digne d'un viking), Jana Hunter intrigue mais charme la petite audience du Grand Mix, avec sa voix angélique. Malheureusement, le son du groupe ne sert pas son talent, noyant sa voix dans un flot de riffs noisy et monotones, tout en reverbs.
 
Après cette première partie riche en sons planants et guitares saturées, la salle s'est remplie, impatiente d'accueillir Deerhunter, après leur passage à Manchester et en Belgique. Formé à Atlanta (Géorgie) en 2001 par l’américain Bradford James Cox, guitariste et chanteur, Deerhunter propose une musique alternative mixant cold wave et rock expérimental. Fort de cinq albums avec Deerhunter, Bradford s’est également fait remarquer avec son projet solo Atlas Sound. Le quartet arrive sur un extrait de rap, et après un timide bonjour du leader, Deerhunter démarre dans l'obscurité. C'est parti pour une longue session planante et des torrents de distorsions. Après un premier morceau, suit le superbe "Desire Lines" du dernier album Halcyon Digest, chanté par le guitariste Lockett Pundt. Le bassiste Josh Fauver occupe le centre de la scène, tandis que Bradford James reste à sa gauche. Après un timide "Merci beaucoup", ils poursuivent avec une version plus rapide d'"Hazel Street". Ce morceau semble très court en comparaison aux autres titres qui suivront. Deerhunter continue avec deux autres chansons de leur album sorti en octobre, "Don't cry" et "Revival". L'audience est plus compacte, mais reste longtemps sage et concentrée. Nos voisins belges ont encore une fois grossi les rangs du Grand Mix. Ce n'est qu'après "Revival" que Deerhunter va récolter ses premiers réels applaudissements nourris. La salle va aussi réagir aux quelques mots en français prononcés par Bradford : "Petits enfants", annonçant le titre "Little kids". Cet extrait de leur troisième album Microcastle (2008) illustre bien le savoir-faire de Deerhunter, une montée en puissance agrémentée de déflagrations soniques. Suit le titre "Nothing ever happened", rappelant au démarrage le côté pop de leur album Microcastle, mais offrant de longs passages expérimentaux, faisant durer le plaisir bien au delà des cinq minutes réglementaires. Cela leur permettra même de boire une gorgée de bière sans que le son n'en soit modifié ... Enfin, c’est avec le morceau "Helicopter", qu’on mesure le génie de Bradford, qui mixe parfaitement ambiance aquatique et sensibilité à fleur de peau ("No one cares for me" répété plusieurs fois a capella à la fin du titre). Malheureusement, cette version live alternative a souffert de quelques rares fausses notes et diffère quelque peu de celle du CD. Deerhunter enchaine avec "He would have laughed", qui semble ne jamais se terminer et qui donne l’occasion aux musiciens de se déchainer durant de longues minutes. Pendant ces longues vagues de sons, on oublie tout et on imagine Deerhunter comme de longs préliminaires, préludes à de fantastiques envolées soniques. Mais c’est les rappels qui définiront la mesure du talent de Bradford Cox. Même si ses bras sont aussi minces que son manche de guitare, cela ne l’empêchera pas de jouer le cristallin "Agoraphobia" et de finir sur "Octet" (7 minutes 50 en version CD). En live, la durée de ce dernier morceau est assez longue pour qu’on se sépare à regret et qu’on réalise qu’on vient de passer une des plus belles soirées de l’année.
 
 
Setlist Deerhunter :

1 60 Cycle Hum 
2 Desire Lines 
3 Hazel Street
4 Don't Cry 
5 Revival 
6 Little Kids 
7 Memory Boy 
8 Rainwater Cassette Exchange 
9 Nothing Ever Happened 
10 Helicopter 
11 He Would Have Laughed 

Rappel :
1 Cover Me (Slowly) 
2 Agoraphobia 
3 Octet
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Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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