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Compte-rendu de concert

Jack the ripper


Date : 03/06/2006
Salle : File 7 (Magny le Hongre)
Première partie : Troy Von Balthazar
Elo, le 05/06/2006
( mots)
En grande admiratrice du plus gigantesque groupe de rock indépendant francais qui chante en anglais que je connaisse, je me rends le samedi 3 juin au File 7 pour ce concert tant attendu, Jack The Ripper ayant annulé plusieurs dates en mars et en avril, pour des raisons de santé. Début de concert mortel, tout à fait ce que je voulais. Cent personnes dans la salle à tout casser, chanteur charismatique à souhait, musique impeccable... Le vrai bonheur quoi! Les chansons du dernier album passent avec une énergie démente sur scène. On aurait tenté de l’imaginer, on n’aurait pas réussi. Les deux premiers albums sont moins à l’honneur mais ne sont pas négligés pour autant : " Prayer in a Tango" est magnifique, interprétée avec brio par Arnaud Mazurel, un chanteur tour à tour possédé, inquiétant, sexy et charmant. Ceux qui ont vu Jack The Ripper en concert savent à quel point Arnaud Mazurel est impressionnant. Moi, même pas peur, vas-y que je jette mes yeux dans les siens en murmurant ses textes si personnels, vas-y qu'on échange quelques regards... bref, pas de quoi fouetter un chat. Jusqu'au moment de "The Assassin", chanson du premier album The Book Of Lies qui, pour ceux qui ne connaissent pas, décrit ce qui aurait pu être un épisode de l'histoire de Jack l'Eventreur. Fin du morceau, Jack (les traits du chanteur lui ayant laissé place) avoue : « I am sexually impotent, but I am strong enough » et saute de scène, court comme un dératé, crée limite un pogo sur son passage en hurlant, bouscule tout le monde, passe derrière moi, m'attrape par le cou (tout ceci en continuant d'hurler dans son micro, d'une voix absolument extraordinaire), me fait tomber par terre, tombe avec moi, sur moi, et termine sa chanson au creux de mon oreille. Chanson achevée, quelques secondes s’écoulent, le temps que le régisseur vienne relever mon agresseur. Un baiser sur la joue en forme d'excuses et le voilà reparti sur scène pour finir le show. Un cercle de gens autour de moi, là j'esquisse un sourire signifiant « tout va bien, même pas mal » sans grande conviction et un peu tremblante... Expérience étrange, fin de concert complètement surréaliste... Un "Partyin' Down Town" furieux me ramène à la vie, pensant qu’il est préférable qu’il s’énerve de la sorte sur son tom basse plutôt que sur sa victime. Encore quelques morceaux du dernier album et les musiciens quittent la scène. Un premier rappel nous offre un "Son Of…" intimiste, introduit doucement et avec une touche d’humour : « c’est l’histoire de quelqu’un qui a eu un mauvais père ». Encore deux autres morceaux, puis un autre rappel, enfin il me semble… La mémoire me fait défaut sur la partie post-agression du concert. J’espère que vous m’en excuserez. Même si ce genre de choses n'arrive pas à chaque concert (je me suis renseignée auprès du groupe ensuite), il se trouve que ça peut arriver. Je me permettrais donc un petit conseil : mettez vous soit au 1er (là vous aurez juste des postillons), soit au 20ème rang, mais évitez le 4ème ou 5ème, et regardez ailleurs si le chanteur pose les yeux sur vous, sinon, vous risqueriez de vous attirer ses foudres. Pour les plus téméraires, n'oubliez surtout pas vos bouchons! Enfin, en dehors de cet épisode un peu troublant, ce groupe qui est déjà extrêmement bon sur disque prend réellement toute sa dimension sur scène et je vous encourage vivement à aller les découvrir s’ils passent près de chez vous. Allez Arnaud, sans rancune va!
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Album de la semaine

Deftones


Ohms


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2000. Après deux albums beaucoup plus bruts de décoffrage, Deftones sort son magnum opus, White Pony, considéré par beaucoup comme l’un des sommets indépassables de ce curieux courant musical aujourd’hui moribond qu’est (que fut ?) le nü métal, fruit de cette improbable alchimie entre les guitares ultra-distordues à la Meshuggah qu’affectionne Stephen Carpenter et la new wave des The Cure, Duran Duran et autres Bad Brain dont raffole Chino Moreno, lequel met dès lors un point d’honneur à tempérer ses hurlements par des phases chantées en apesanteur. Cette union des contraires permet au gang de Sacramento de survivre dignement alors que les Korn, Limp Bizkit, Incubus et autres Linkin Park mordent successivement la poussière, de gré ou de force. Vingt ans plus tard, que reste-t-il de la verve deftonienne, de cet entre-deux si saisissant, de cette bouillonnante association de talents ? Eh bien force est de constater que la machine infernale californienne fonctionne du feu de Dieu, et ce ne sont ni le précédent Gore, ni l’actuel Ohms qui viendront démentir cette affirmation, bien au contraire.

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