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Compte-rendu de concert

John & Jehn


Date : 13/11/2010
Salle : La Ferme d'En Haut (Villeneuve d’Ascq)
Première partie : 69, Lilidollrage, Charlotte Lewis
Caroline BT, le 09/12/2010
( mots)
Rendez-vous à la Ferme d'en Haut à Villeneuve d'Ascq, à l'occasion de la cinquième édition du festival Tour de Chauffe, pour une des neuf soirées découvertes d'artistes lillois aux côtés de talents confirmés. C’est l'opportunité de redécouvrir une salle de la métropole lilloise, la Ferme d'en Haut, ancienne Maison Folie de Villeneuve d'Ascq, rénovée, nichée au cœur des quartiers résidentiels. Le bâtiment construit sur pilotis, se cache un peu dans la nature. Après avoir descendu les escaliers, on a le choix entre le comptoir qui fait office de bar ou la petite salle aux équipements minimalistes. La Ferme d'en Haut bénéficie d'une ambiance familiale de par sa taille et de par l’ambiance mise par les administrés en charge du bar ce soir là (pas de moins de neuf personnes dans 3 m²).
 
Loin de ces considérations logistiques, applaudissons le chouette thème qui avait attisé notre curiosité : les duos fille-garçon ! Un tarif imbattable (5 euros) et une tête d'affiche pointue (John & Jehn) avaient de quoi attirer un public averti. Pourtant, c'est le duo 69 (ex Sloy) qui a rameuté le quartier. L’affiche était partagée avec le duo franco-américain Charlotte Lewis et le couple formé par Lilidollrage.Charlotte Lewis
C'est Charlotte Lewis qui ouvre le bal. Ce groupe nous a fait l'honneur avec gentillesse et simplicité de répondre à quelques questions "after show". Ayant découvert le festival par hasard grâce à leur ami Joan Devos, participant de 2009, leur candidature a été retenue sur plus de 200 dossiers. Quentin né à Lille, guitariste, accompagne Charlotte, ayant vu le jour à Seattle. Fort de nombreux concerts outre-Atlantique et notamment à New-York, ils écument désormais les cafés concerts de la région et projettent de se produire prochainement à la Cave aux Poètes de Roubaix. Ce duo a joué une dizaine de compositions indie rock touchantes et inspirées. Quentin à la guitare électrique, est assis près de Charlotte debout, qui porte une courte robe blanche sans manches et des bottes marrons. Ses longs cheveux blonds lui donnent un air angélique. Elle a une voix magnifique, puissante, au service de leurs compositions en anglais romantiques et torturées. Tantôt folk, tantôt rock, leurs créations s'inspirent de leur rencontre et de leur histoire commune ("As day goes by" raconte l'histoire d'une fille découvrant la maternité à 18 ans). Après un dernier morceau a capella où Charlotte chante à genoux, le duo complice montre qu'il a un grand potentiel. C’est une belle découverte à suivre de près.
Lilidollrage
 
La soirée se poursuit avec Lilidollrage, composé de Lili chanteuse guitariste et de son compagnon barbu à la batterie. Vêtue d'une robe noire, de collants résille troués, portant des petites couettes et une frange courte, Lili nous semble tout droit sortie d'un manga. Ses bottes à talons en métal rappellent pourtant qu'elle est bien là pour jouer un rock enragé. Dans le noir complet, Lilidollrage assène un premier morceau au son fort et lourd accompagné d'une batterie dépouillée du superflu. Devant un parterre de spectateurs malheureusement pour la moitié assis, Lili enchaine les morceaux énergiques et sombres. Au second titre, une spectatrice lui offre une bière, qu'elle refuse gentiment pour cause d'allaitement. On peut être Maman et rock and roll ! Face un public de quadras médusés, Lili continue son show rock et très sombre, rappelant parfois les sonorités du duo The Kills. Lili abandonne sa guitare noire à flammes pour une autre six cordes et dédie sa huitième chanson ("Go go go") à son petit garçon. Avant son ultime morceau, elle remercie le festival de les avoir sélectionnés.
69
 
Les 69, anciens de Sloy, arrivent et sont très attendus. C’est un duo mixte formé par Armand Gonzalez au chant et Virginie Peitavi à la guitare et aux boîtes à rythmes. Leur musique aux sonorités synthétiques et analogiques évolue dans un univers qu'ils désignent par l'expression "novo rock". Ces quadras font donc leur retour, après un succès underground sur la scène du rock indépendant des années 90. Mais, après une première chanson et maints essais de branchements en tous genres, blagues, noms d'oiseaux, et j'en passe, ce qui parait être une saynète comique s'avère être un beau manque d’organisation. Ce n’est plus cauchemar en cuisine, mais cauchemar en concert, Armand Gonzalez endossant malgré lui le rôle de Gordon Ramsay et la Ferme d'en Haut celui du chef d'œuvre en péril, à moins que ce soit le contraire ... Après que le chanteur ait demandé aux spectateurs d’aller boire un verre, le show reprend au bout d'une heure …
69 recommence son set par le morceau "Flexy body" où le chanteur est équipé de deux micros dont un qui modifie sa voix. Patient, le public, revenu en nombre, ne tarde pas à acclamer la prestation de 69, qui a le mérite de jouer malgré tous ces contretemps. Le duo enchaine sur un troisième titre qui met à l’honneur encore une fois le voice encoder et les sonorités électroniques. Charismatique, Armand réussit à enflammer la petite salle avec le titre "Rock me again" que le public reprendra en chœur (6 fois "Again" à chaque refrain). Le pied de micro pose alors quelques problèmes provoquant un nouveau malaise sur scène. Mais, professionnel, 69 continue avec une reprise discutable du titre "Down by the water" de PJ Harvey (Polly Jean Harvey devenue "Juanita" pour le chanteur de 69). L’usage immodéré du voice encoder, sur cette cover, sera considéré comme du génie pour certains, comme du massacre pour d’autres. Après une reprise de Sloy, qui rencontrera un grand succès auprès du public, 69 enchaine avec "Rock&Latex" ("un titre pour adultes") et jouera plusieurs rappels déchainés.
 
Enfin, John & Jehn arrivent accompagnés d'une autre guitariste et d'un batteur. John & JehnCe couple français exilé à Londres a été propulsé sur le devant de la scène au printemps, grâce au titre "Time for the devil", issu de leur second album. Avec des belles influences eighties (Bowie, New Order, Roxy Music), leur CD rappelle les titres de Joy Division. Ils demandent le noir complet et se posent la question si les spectateurs sont encore là après tout ce temps … Les cheveux coupés au bol, Jehn (Camille) s'avère être très talentueuse, bougeant, se déplaçant sur scène avec facilité, passant du clavier au chant puis à la guitare très facilement. Egalement accompagnée par John (Nicolas) à la guitare, qui a un timbre grave, John & Jehn donnent instantanément envie de danser. Malgré un petit dysfonctionnement du clavier et un pied de micro – toujours – récalcitrant, le couple maîtrise leurs titres sur scène. "Down on your streets", "And we run" et "Time for the devil" sont enchaînés avec une brio et représentent bien l’essence de cet album flirtant avec le son new-wave. Puis, c’est Jehn qui s’approprie le micro avec le langoureux morceau "Oh my love" et ses claviers rappelant le style des Doors. Ce set s’avère être une bénédiction après les malheureux déboires de leurs prédécesseurs. John & Jehn jouent encore quatre morceaux, mêlant leurs voix pour "Shades" et puisant dans leur premier album plus rock, avec "Lady spyder" et "Fear, Fear, Fear". Après un long final génial sur le titre "The Ghosts", le duo revient pour un beau rappel de deux titres. De quoi finir la soirée aussi bien qu’elle avait commencé.

Setlist Charlotte Lewis :

1 About all I can say
2 Pink car
3 The wrinkles
4 Samiz road
5 Bunch of ducks
6 Lady bone
7 I'll be around
8 As a day goes by
9 I sure love it 

Setlist John & Jehn :

1 London town
2 Vampire
3 Down our streets
4 And we run
5 Time for the devil
6 Oh my love
7 Shades
8 Lady spider
9 Fear fear fear
10 The ghosts
Rappel :
1 20L07
2 Make your mum be proud
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