Curry & Coco
Salle : Théâtre de l'Eden (Lys-Lez-Lannoy)
Première partie : Kaolin, Baden Baden
L'attachant quatuor, emmené par Eric Javelle (chant, guitare, claviers) et Guillaume Georget (chant et basse) a réalisé une magnifique prestation avec les superbes titres "Anyone", "78", "The book" et "Tout est bien". Le groupe a donc ouvert la soirée en douceur avec un ensemble de morceaux pops et délicats, rappelant Cocoon ou encore les premiers singles de Hey Hey My My. Le groupe finira son set, bien trop court, par une jolie "berceuse" à l'harmonica. Modestes mais professionnels, les parisiens ont pris le temps de signer chaque exemplaire de leur premier EP, tous vendus en quelques minutes à la fin de la soirée. Baden Baden reviendra dans la région de Lille, pour interpréter ses compositions anglophones discrètes et légères le 27 janvier à la Condition Publique de Roubaix, avec Roken is Dodelijk.
Puis, il enchaine avec la chanson "Tu m'emmerdes" - "pour nous les femmes"-, mélodie dont un couple me dira : "c'est notre chanson quand on se dispute". Les premiers rangs sautillent dans une bonne ambiance. Sans peine, ils embrayent sur "une vieille chanson de Kao", "Mélanger les couleurs", car "avec le public du Nord y’a rien de tel". Ne faillissant pas à sa réputation, le public nordiste de Lys-Lez-Lannoy se laisse porter avec enthousiasme par cette ballade. Puis, c'est l'autre Cantillon, Julien, qui chante "Histoire de dire" (2002) et offre un bon passage rock pendant lequel les membres se démènent sur scène. Kaolin gratifiera l'audience d'un concert d'une quinzaine de chansons, dont trois titres de rappel, en prévenant le public : "On va prendre notre temps", pour le fameux titre "Partons vite". Dès les premiers mots "Allez danse avec moi ...", l’audience déchainée, obéira à Guillaume qui lui demandera de tenir la note sur "Mon dieuuuuuu" ("pour les gars du Guinness book des records"). "Z’êtes les meilleurs". C'est vrai qu'on se sent entre nous, comme à la maison, dans ce petit théâtre et qu'on n'a pas envie de quitter Kaolin. Mais le groupe salue déjà chaleureusement le public, tourne le micro vers les spectateurs pendant les acclamations, puis la salle est plongée dans le noir complet. Là encore, le quintet accordera du temps à chacun à l'entracte, signant affichettes et CD, avec une patience inouïe.
Fort de plus de 150 dates de concert en trois ans, c'est face à des marathoniens du live que le public de Lys-Lez-Lannoy va tenter de se mesurer. Sylvain et Thomas démarrent sur les chapeaux de roue avec leur tube "Top of the pop". Côte à côte, dans une bataille batterie contre voix et synthés, les morceaux s'enchainent avec une pêche extraordinaire, contrastant avec la désormais minuscule audience rassemblée devant la scène et ayant abandonné les confortables sièges du théâtre. Le tube "Sex is fashion", second degré à souhait, arrive rapidement. Pas snob pour un sou, c'est Thomas qui engage le dialogue à la fin du titre avec un "Il est bien le film ?". Il pose sa chemise. Il enchaine "Vous allez devoir vous lever" et sur la reprise du titre de Cindy Lauper "Girls just want to have fun", c'est l'hystérie. La soirée continue dans une débauche de mélodies irrésistibles aux sonorités 80’s. Complice, le duo lillois a pris le temps en fin de soirée de discuter avec les fans en coulisses, tout en dédicaçant une veste en jean, en racontant une blague belge, le tout dans une ambiance bonne enfant. Spectacle, intimité, détente et amusement furent les maîtres mots de la soirée.






