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Compte-rendu de concert

Limp Bizkit


Date : 08/10/2014
Salle : Best Buy Theater (New York)
Première partie : Machine Gun Kelly
Alan, le 14/10/2014
( mots)
"Sombre tas de merde. Tu es parti pour vivre un an dans l’une des villes les plus musicalement riches de la planète, et tu oses amorcer cette année exceptionnelle avec un concert du most hated band in the world ?” Il est vrai que pour beaucoup, le choix peut paraître futile. Il en émane tout de même un sentiment de fierté dilettante totalement jouissif : oui, il est bien question ici d’un concert de Limp Bizkit, groupe qui n’est plus pertinent depuis le début des années 2000 et qui n’existe encore que par l’entremise d’une petite fanbase dévouée malgré les critiques acerbes du plus grand nombre. Qu’à cela ne tienne : allons jusqu’au bout de la démarche, et revenons ensemble sur ce concert donné à New York ce mercredi 8 octobre.

Welcome to NYC

Expérience plutôt déroutante que cette épopée au Best Buy, anciennement Nokia Theater situé sur Times Square, juste en face d’un véritable restaurant Bubba Gump Shrimp. Les Américains savent décidément donner vie à toute enseigne fictive capable de rameuter de nombreux adeptes de l’oeuvre dont elle est issue. Parenthèse close. Il est maintenant temps d’investir cette salle à la capacité équivalente à celle de l’Olympia Bruno Coquatrix constituée d’une fosse à deux niveaux et de quelques rares places assises réservées aux plus fortunés. Il n’est pas question ici de gradins à proprement parler, mais bien de tables entourées de chaises où il est possibles de tranquillement savourer la bière locale de circonstance. Point d’Heineken dans le pays de l’oncle Sam, ici la Budweiser est la norme, au plus grand dam du petit français catapulté dans la grosse pomme pour l’année à venir.

Les hostilités démarrent à 9:00 PM avec un set de Machine Gun Kelly, rappeur américain officiant en première partie du biscuit mou sur toute sa tournée américaine et se revendiquant directement de l’héritage bizkitien, si tant est que celui-ci ait jamais existé. Avec de nombreux fans ayant fait le déplacement spécialement pour le jeunot filiforme coiffé d’une crête punk, MGK voit le public totalement acquis à sa cause. Arborant lors de son entrée sur scène le masque désormais incontournable de V for Vendetta, celui-ci délivre un set incisif avec un rap qui, sans suinter l’originalité, s’avère être efficace et chauffe le public, réussissant même à lui arracher des slams et des pogos dignes de ce nom. Et c’est finalement après un entracte marqué par les premières senteurs ambiantes de sueur et de houblon que Limp Bizkit investit la scène.

Take ‘em to the Matthews Bridge

Un à un, les quatre larrons font leur entrée tout en se délectant des acclamations du public. Tout de blanc vêtu, Fred Durst fait face à un Wes Borland toujours aussi excentrique entièrement grimé en noir et arborant un masque défiant le bon goût. "Why Try" ouvre le set avec une fosse déjà hors de contrôle et dont l’énergie et l’ardeur n’iront qu’en croissant par la suite. Malgré les nombreuses annonces concernant Stampede of the Disco Elephants, prochain opus déjà maintes et maintes fois repoussé, aucun nouveau morceau ne sera joué durant le set, qu’il s’agisse de l’excellent "Ready to Go", du ridicule "Lightz" ou du what-the-fuckesque "Endless Slaughter" : majoritairement concentré sur Chocolate Starfish, le set se voit essentiellement constitué de fan favorites, de "Hot Dog" à "My Generation" en passant par un "Livin' It Up" chanté avec Machine Gun Kelly. Quelques excentricités pointent néanmoins le bout de leur nez ici et là, à l’image de "Bring It Back", du riff de "Master of Puppets" durant "Hot Dog", ou des reprises de "Killing in the Name" et "Welcome to the Jungle" en fin de set. C’est bien évidemment avec "Take a Look Around" et "Break Stuff" que celui-ci se termine, la foule lâchant pour l’occasion ses dernières forces dans la bataille… avant d’assister aux remerciements du groupe sur fond de "Stayin’ Alive".

Durant tout ce marasme, Durst prend comme toujours le temps de s’adresser à son public, n’ayant de cesse de clamer que New York reste à ce jour le meilleur public auquel le groupe ait fait face, et ce depuis des années. Soit. Diatribes ponctuées de temps à autres par des délires complètement allumés de la part de Borland, s’exprimant pour l’occasion avec la voix d’un alien cancéreux fumeur de Gitanes. Il n’en reste pas moins que Freddy D. reste proche de son auditoire, et se paye même une excursion en plein public après "My Way", allant même jusqu’à chanter "Eat You Alive" non pas depuis la scène mais depuis la fosse supérieure et à l’issue duquel retentit "In Da Club" de 50 Cent, avant que Dursty ne coupe court à toutes ces simagrées, prétextant qu’il souhaite entendre “some local shit”. C’est donc "Party Up" de DMX qui constituera l’interlude avant "Re-Arranged", interlude durant lequel le public préfère toujours s’adonner à de furieux pogos plutôt que de récupérer un minimum. Pas de temps mort pour les vrais. Et c’est peu dire : malgré le rythme quelque peu bâtard de la prestation du biscuit, le public n’a cessé de s’agiter du début à la fin du concert.

Sans grande originalité, Limp Bizkit livra malgré tout une performance honnête et sans grande prétention, prenant visiblement toujours autant de plaisir à jouer les titres qui étaient encore de véritables hymnes de rock FM il y a encore 15 ans. Un concert s’adressant directement aux fans les plus hardcores, toujours aussi férus de ce rock infusé de hip hop qui fut autrefois connu sous l’étiquette désormais péjorative qu’est le neo metal. Une célébration des nineties, dans un sens. Et c’est toujours bon à prendre. Sur ces belles paroles, il est désormais temps de rentrer à Brooklyn et de supporter la climatisation démesurée du métro, simplement vêtu d’un t-shirt aux fibres marinant intégralement dans la sueur de dizaines d’inconnus. Mais qu’importe, ‘cause to be honnest : that was f*ckin’ awesome.

Setlist : 1. Why Try - 2. Rollin’ - 3. Hot Dog - 4. Bring It Back - 5. My Generation - 6. Livin’ It Up - 7. My Way - 8. Eat You Alive - 9. Re-Arranged - 10. Killing in the Name - 11. Faith - 12. Welcome to the Jungle - 13. Take a Look Around - 14. Break Stuff
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In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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