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Compte-rendu de concert

Mercury Rev


Date : 24/03/2005
Salle : L'Elysée Montmartre (Paris)
Première partie :
Elo, le 01/04/2005
( mots)
Après une bonne journée de travail, je saute dans le train direction Paris, puis dans le métro direction Barbès. J'arrive hélas trop tard pour voir la première partie, mais juste à l'heure pour boire une bière (4 euros la Kro ! Ah Paris !!!), avant le début du concert de Mercury Rev. La salle est pleine, mais l'avantage de l'Elysée Montmartre, c'est que tu vois bien à peu près partout où tu te places, sauf si vraiment tu mesures 1m50. Moi je fais 1m65, donc ça va... 20h45, Mercury Rev prend possession de la scène. Jonathan Donahue, chanteur et guitariste du groupe, fait son entrée, en costume, une bouteille de vin à la main. C'est quand même la grande classe de monter sur scène en France avec une bouteille de rouge ! Puis, en regardant les autres arriver sur le plateau, on se rend compte que c'est à un groupe de dandys que nous avons affaire ce soir. Ils sont tous impeccables. Après un timide "bonsoir" ils commencent à jouer, et c'est enchantement immédiat. Le côté rock que Mercury Rev a beaucoup développé avec son dernier opus The Secret Migration prend toute sa dimension sur scène. Le son du piano remplit l'espace, les guitares sont tantôt douces, tantôt saturées et énergiques, la batterie est monstrueusement carrée et puissante... Et Jonathan Donahue est tout simplement impressionnant. Il est vrai que sa voix est très spéciale et peut en dérouter plus d'un, mais la facilité avec laquelle il répand les notes, envoûte le public, et transmet des émotions à chaque personne présente dans la salle est vraiment déconcertante. Et puis il n'est pas seulement le chanteur du groupe ou l'un de ses guitaristes... Nan, c'est également le chef de cet orchestre réglé au millimètre. Un sourire aux lèvres en permanence, il devance breaks, coups de cymbales et reprises. Il est vrai que la musique de Mercury Rev s'y prête parfaitement. En tous cas, celle de All Is Dream, leur précédent album, avec ce côté grandiloquent appelait ce genre de comportements scéniques. C'est d'ailleurs sur "The Dark Is Rising", lors du premier rappel, que notre chef d'orchestre semble prendre le plus de plaisir à faire ses grands gestes. La musique de Mercury Rev est accompagnée de projections vidéo très intéressantes et très travaillées, parfois un peu kitsches, à l'image de leurs pochettes d'albums souvent curieuses (All Is Dream, The Secret Migration). Deux rappels et un public conquis plus tard, Mercury Rev quitte la scène de L'Elysée Montmartre après environ deux heures d'un concert vraiment intense. Quelques regrets subsistent alors, comme l'absence du single radio "Vermillion", qui aurait certainement pris une dimension scénique intéressante, ou encore le manque de morceaux tirés de All Is Dream ou de Deserter's Songs. Mais ces regrets resteront minces par rapport au souvenir que laissera ce spectacle.
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Album de la semaine

Deftones


Ohms


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2000. Après deux albums beaucoup plus bruts de décoffrage, Deftones sort son magnum opus, White Pony, considéré par beaucoup comme l’un des sommets indépassables de ce curieux courant musical aujourd’hui moribond qu’est (que fut ?) le nü métal, fruit de cette improbable alchimie entre les guitares ultra-distordues à la Meshuggah qu’affectionne Stephen Carpenter et la new wave des The Cure, Duran Duran et autres Bad Brain dont raffole Chino Moreno, lequel met dès lors un point d’honneur à tempérer ses hurlements par des phases chantées en apesanteur. Cette union des contraires permet au gang de Sacramento de survivre dignement alors que les Korn, Limp Bizkit, Incubus et autres Linkin Park mordent successivement la poussière, de gré ou de force. Vingt ans plus tard, que reste-t-il de la verve deftonienne, de cet entre-deux si saisissant, de cette bouillonnante association de talents ? Eh bien force est de constater que la machine infernale californienne fonctionne du feu de Dieu, et ce ne sont ni le précédent Gore, ni l’actuel Ohms qui viendront démentir cette affirmation, bien au contraire.

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