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Compte-rendu de concert

Mickey 3D


Date : 10/10/2003
Salle : Festi'Val de Marne (Choisy-le-Roi)
Première partie : Elista, Maël, Thomas Winter et Bogue
Lilian, le 10/10/2003
( mots)
Voilà un show que j’attendais tout particulièrement ! Etant tombé sous le charme aussi bien des albums d’ Elista et de Thomas Winter que (bien avant) de ceux de Mickey 3D , je ne pouvais pas louper cette soirée organisée dans le cadre du "Festi’Val de Marne" (subtil jeu de mots !). Placé sous le signe de la poésie, le "Festi’Val de Marne" 2003, se veut être très hétéroclite. Durant 13 jours, les groupes se succèdent dans des lieux situés dans plusieurs villes du Val de Marne. Ainsi Tanger, Overhead, les Wriggles, Les Wampas, Marcel et son Orchestre, Oberkampf, La Tordue, Alexis HK, Les Acrobates , Les Ogres de Barback, Dead Pop Club ou encore Tété (pour ne citer qu’eux) se chargeront de donner du rock’n’roll aux visiteurs . Ce soir, c’est à Choisy-le-Roi que cela se passe, dans ce qui semble être le site le plus important, grand de ses deux chapiteaux quasiment côte à côte. Et alors qu’on peut entendre Thomas Winter et Bogue faire leur balances, la (petite) foule commence à arriver. => Thomas Winter & Bogue 20h30 passé, Thomas Winter (photo) rejoint son micro accompagné de Bogue à la basse et à la guitare. Tatouages et look de rocker, les deux acolytes ne semblent pas pour autant très à l’aise devant le public. « Dépêches-toi Nico, on a qu’une demi heure » ; c’est sur ces mots que le premier sample est lancé, et comme sur l’album, le set démarre sur un timide « J’ai rendez-vous ». La voix suavement lourde de Thomas garde tout son charme et s’associe à merveille avec la basse, jouée à la manière d’une guitare. Ça commence bien. Vraiment pour les chansons, il n’y a rien à redire, mais par contre, entre chacune, une sorte de malaise s’installe, dans un chapiteau silencieux, Thomas ne sait que dire et se contente d’annoncer ses titres avec une certaine autodérision, et de faire de la promo à son album tout fraîchement sorti. Ça en devient marrant. Après un étrange « Tattoo » et un très charnel « Allez viens petite », un faux départ, on arrête le sample et on recommence. C’est « Batifole » et ses chouettes envolées de guitare, le tube que l’on peu entendre quelques fois sur Oüi FM qui commence, et là miracle, le trop maigre public qui est présent, se réveille enfin. Les têtes qui se dandinent et les applaudissement « les mains en l’air » donnent plus de vie à ce (finalement) très bon concert qui aura pourtant jouit d’un éclairage des plus médiocre (même Bogue s’en est plaint, mais en vain). Ces deux là, excellents dans leurs rôles respectifs devrait peut-être construire un groupe autour d’eux pour éviter les samples et pour dynamiter leurs prestations. Mais qui suis-je pour dire ça ?! Bonne continuation à eux. => Maël 21h et des poussières, dans l’autre chapiteau, Maël attend patiemment que le public prenne place. Finalement c’est pas mal comme système, ces deux chapiteaux, tout s’enchaîne, et on n’attend pas. Pour ce qui est de la musique de Maël, je me contenterais de dire que je n’accroche pas. La voix juvénile du chanteur, les guitares un peu jazzy, ont pourtant trouvé un public de fidèles (beaucoup de filles …) qui reprennent en chœur les refrains. Mais comme on dit : "chacun ses goûts". Je profite d’une chanson en italien pour regagner l’autre scène où Elista prépare son matériel. => Elista Quelque part autour de 21h45, les quatre garçons qui composent Elista foulent enfin la scène et lui donne plein de vie. « Bonjour, on s’appelle Elista » et "La vie à deux" démarre en guise de morceaux d’introduction à un show dynamique. Un album à peine sorti, et déjà Elista nous offre un inédit (j’ai pas retenu le nom, dommage) avant de repartir dans les affres de son album, très très bien transposé sur scène. Les deux guitaristes/chanteurs (Thomas et François), s’échangeant tantôt les paroles, tantôt les guitares et donnent tout leur charme et toute leur pêche aux chansons. "Celle-ci raconte les déboires amoureux de Benjamin" ; un petit clin d’oeil au parolier du groupe (Benjamin Peurey) qui, lui, n’est pas sur scène avant de lancer "Derrière elle", et arrive enfin le tant attendu "Debout". Très certainement le titre français le plus diffusé (avec Sergent Garcia) ces dernières semaines. Le public répond bien sûr présent. Un départ raté sur "Tu es légère", puis un autre, mais tant pis la chanson continue quand même. Une touche un peu plus électrique pour finir, et Elista s’en retourne en coulisse, un peu plus d’une demi-heure après leur arrivée. C’était vraiment trop court, mais que c’était bon ! => Mickey 3D Je sais plus trop à quelle heure maintenant, on fait pour la dernière fois le trajet qui nous mène d’un chapiteau à l’autre, pour le clou de la soirée : Mickey 3D . Les fans attendent là depuis un moment apparemment, mais de toute façon, il n’y a pas vraiment foule. Le trio arrive, accompagné d’un quatrième musicien qui se charge de prendre la basse quand Jojo est derrière ses fûts ou la guitare pour électriser certaines chansons. Là je ne vais pas m’éterniser sur des éloges interminables, c’était tout simplement génial. Un show aussi bien acoustique qu’électrique, doté d’un jeu de scène impeccable et d’une foultitude de tubes que tout le monde connaît bien. Seul le tout récent "Yalil" ne sera pas de la fête. De images psychées fleurissent dans le fond d’une scène décorée rapidement en parsemant quelques objets anciens. Un brin de nostalgie et c’est parti. L’engagement politique du groupe n’est plus un secret. "La France a peur", "le grand Jacques", déjà présent (en 1999) sur le premier album "Mistigri Torture", ou encore "Qui ?" attaquent frontalement la politique de la Droite, tandis que "Respire" donne un triste horizon d’un avenir sans écologie, à un public apparemment satisfait d’allier rock’n’roll et engagement social. Le clou de la soirée reste pour moi, une interprétation en puissance du titre "Plus rien". Joué en Guitare/Basse/Batterie et d’une manière très Rock’n’roll, il prend une ampleur au moins équivalente de la place qu’il tient dans l’album "La trêve". Magistral. Sur ma droite, un jeune ado vêtu d’un pull Slipknot se trémousse sur la musique de Mickey 3D , le mélange des genres … ça l’fait ! Après un concert d’une durée honorable (ce coup-ci), Mickey et ses compagnons nous gratifient de deux rappels. Une première fois avec des titres de leurs albums, normal, et puis une nouvelle fois, avec un lot de trois reprises : tout d’abord une version rock’n’roll du méga-tube "Fresh" du groupe disco Kool And The Gang, puis une version punk de "J’ai demandé à la lune", titre qu’il avait écrit pour Indochine , et pour finir une reprise des Beatles dont je tairais le titre, tout simplement parce que je ne le connais pas (houuuuuu, la honte !). C’était vraiment un très bon concert ! Dommage que le chapiteau n’était pas plein à craquer …
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