↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Compte-rendu de concert

Moriarty


Date : 08/11/2010
Salle : Théâtre Sébastopol (Lille)
Première partie : Moriarty, Shannon Wright
Caroline BT, le 25/11/2010
( mots)
Rendez-vous ce lundi 8 novembre 2010 au théâtre Sébastopol de Lille pour une des soirées du festival Ground Zéro en compagnie de l'américaine Shannon Wright et du groupe franco-américain Moriarty.
 
Ancienne leader du groupe Crowsdell, Shannon Wright, auteure-compositrice, démarre une carrière en solo en 1998. En ce début de semaine, le théâtre n'est pas plein à craquer et l'audience n'est pas vraiment réceptive à la prestation artistique de Shannon. Il faut dire qu'il est tentant de s'enfoncer dans ses gros fauteuils moelleux et chacun se laisse aller rapidement. Malheureusement pour l'américaine, les lillois semblent ne pas remarquer qu'il se passe quelque chose de grandiose sur scène. Habillée d'un legging noir et d'une chemise noire, cette petite brune arrive accompagnée de son batteur et son bassiste. Le set démarre avec le fameux "Less than a moment" et son déferlement de guitares. C'est une belle ouverture puissante qui devrait mettre tout le monde d'accord d'entrée. Pourtant, le public reste assis, bien planqué, peut-être impressionné. Dans une salle qui aurait pu transcender son show, on assiste plutôt à un petit gâchis. C'est vrai que cachée derrière sa frange, Shannon Wright ne communique pas du tout avec la salle et c'est peut-être son seul défaut. Pourtant, tout est réuni pour un concert exceptionnel. La suite arrive avec  "Violent colors" et "Commoner's saint" tirés de son dernier album Secret Blood. C'est du gros son, un ouragan, du rock sombre. Dans la salle, le public reste impassible et quelques applaudissements polis ponctuent la fin de chaque morceau. Le contraste est pourtant saisissant ; le décor capitonné du théâtre tranchant avec ce rock noisy, proche des ambiances de PJ Harvey.
 
Shannon Wright sait pourtant aussi se faire suave et mélancolique, pendant "In the morning" ou encore "Dyed in the wool". Avec une moue un peu boudeuse pour "You’ll be the death", ses murmures précèdent une batterie déchaînée et déclenchent enfin l'approbation du public. Shannon s'installera aussi au piano pour deux morceaux époustouflants "With closed eyes" et "Defy this love".
Shannon Wright Sébastopol Lille 20101108
Elle montre qu'elle est aussi poignante qu'insaisissable, passant d'un style à l'autre avec une facilité déconcertante. Elle reprend sa guitare et chante un dernier titre. Le son gronde, la batterie matraque et puis Shannon finit la chanson dans un grand cri. Elle s'en va sur un petit "thank you very much", après douze chansons pleines de fougue, moins d'une heure après son arrivée. 

Pendant un petit interlude original - Led Zeppelin joué façon classique -, la scène est préparée pour Moriarty.

Révélation de l'hiver 2007 avec Gee Whiz but this is a lonesome town, beau succès critique et public, Moriarty part en tournée cet automne dans le cadre de la présentation de leur second et mystérieux album,  à paraître en mars. L'univers musical du sextet Moriarty marie le folk, le blues, la pop et parfois la musique country. Sublimées par la voix de Rosemary Stanley, les compositions de Moriarty sont souvent des petites histoires s'inspirant des ambiances nostalgiques associées à la Louisiane, à la conquête de l'Ouest, aux ambiances saloon ou encore de personnages et événements historiques (guerre, amours et crimes passionnels ...). Quel plaisir de retrouver la troupe après l'avoir vue pendant les festivals de l'été 2008, notamment à Benicassim, où ils avaient charmé les espagnols avec leur cabaret baroque.
 
Moriarty commence son concert avec le titre "Turn on the light", qui nous permet de redécouvrir les talents de chaque membre du groupe. La charismatique Rosemary, amincie est habillée d'un petit blouson noir et d'une jupe plissée noire et blanche. Elle bénéficie toujours d'une voix au timbre intemporel et aux potentialités infinies, de par son expérience de l'art lyrique et de l'opéra. Arthur, jouant du violoncelle, toujours aussi déjanté, en boubou africain et bottes en croco, s'est fait pousser les cheveux et la barbe ... Thomas à l'harmonica distille toujours son blues. La complicité entre les membres du groupe est bien visible, cela se ressent dans leur jeu, professionnel et improvisé à la fois. Ils auront aussi tout à loisir d'échanger leurs instruments avec facilité. Kim, à la contrebasse, passera, de la basse à la guitare et au chant. Chacun a son style vestimentaire, mix de manouches et d'années 30, parfois un peu hors du temps et désuet, à l'image des instruments utilisés : harmonica, dobro, xylophone, ukulélé, accordéon et aussi kazoo. Sur scène on découvre également de nouvelles influences orientales, émanant de l'harmonium ramené d'Inde.
Moriarty Sébastopol Lille 20101108
Après le second morceau "I want my robot", Moriarty nous gratifie d'un "Guten abend", avant de nous expliquer que cette soirée va leur permettre de tester leurs nouvelles compositions sur scène avant enregistrement. Le public se montre étonnement très réceptif aux futures chansons. Acquis à la cause de Moriarty, il acclamera le nouveau titre "Isabella", presque plus que le fameux morceau "Jimmy". Cet univers tournant autour de Rosemary bénéficie d'une mise en scène féérique, oscillant entre contes enfantins et merveilleux ("L’histoire des enfants de Circée", "Is there anybody home") et causes désespérées (" le condamné à mort"). Rosemary parait parfois un peu sévère, surveillant avec attention les tribulations baroques de ses acolytes un peu déjantés.
Par exemple, lorsqu’Arthur commence à dialoguer avec le public au sujet des "ugly babys" ou alors à propos d'une brocante organisée après le concert. Jouant parfois certains titres en cercle et/ou a capella ("Jimmy"), on envie la belle cohésion du groupe, des amis d'enfance ne se prenant pas au sérieux (ils assurent par exemple eux-mêmes le service après-vente), tout en distillant un humour fin et décalé.
Sur une version acoustique de "Jimmy", les spectateurs claqueront des doigts en rythme, face au groupe debout aligné face à un micro vintage. La communion avec le public continuera avec le titre suivant "Isabella", "Jimmy’s sister" dixit Arthur. Après un bœuf final triomphal, Moriarty reviendra pour un rappel d’une chanson, après les longues acclamations du public, enfin debout et sorti de sa torpeur.







Accès aux photos du concert de Shannon Wright le 8 novembre au théâtre Sébastopol de Lille
http://www.albumrock.net/photos/375-photos-concert-shannon-wright.html

Accès aux photos du concert de
Moriarty le 8 novembre au théâtre Sébastopol de Lille
Setlist Shannon Wright le 8 novembre au théâtre Sébastopol de Lille :

1 Less than a moment
2 Violent colors
3 Commoner's saint
4 Fractured
5 Birds
6 Within the quilt of demand
7 Dyed in the wool
8 In the morning
9 You’ll be the death
10 ? With closed eyes
11 Defy this love
12 Black little spray


Setlist Moriarty le 8 novembre au théatre Sébastopol de Lille :

1 ? Where is the light
2 Robots (I want my robot)
3 Plage 3
4 Plage 4 (condamné à mort)
5 ?
6 ? Monsterised
7 ? There's nobody home
8 Motel
9 ? I'm gonna sing with my band again (song when you love someone)
10 Private Lily
11 Jimmy
12 Isabella
13 Les enfants de Circé
14 ?

Rappel

1 Long is the night
Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Album de la semaine
À lire également