↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Compte-rendu de concert

Peter Doherty


Date : 31/10/2010
Salle : L'Aéronef (Lille)
Première partie : Marie-Flore, Alan Wass
Caroline BT, le 09/11/2010
( mots)
La venue de Peter Doherty est toujours un événement qu'on attend avec angoisse. Viendra, viendra pas, en forme ou dans un état second, chaque concert donne lieu à de nombreuses spéculations. Capable du pire (ses annulations à Rock en Seine, à Lille ...) comme du meilleur (son concert au théâtre Sébastopol ou son passage au festival belge les fêtes de Lokeren cet été), Pete est attendu par des nombreux fans de la première heure, mais, qui perdent peu à peu espoir de le voir frais et dispo pendant un concert.
 
Le festival Ground Zéro propose ce soir-là à l'Aéronef de Lille deux premières parties, Alan Wass et la très jeune Marie-Flore. Après une longue attente égayée par quelques spectateurs déguisés (bonne soeur, spiderman, diablesse ...), rappelons aussi que nous sommes le soir d’Halloween, un homme chapeauté se présente sur scène avec sa guitare. Cris de joie, hurlements, bien vite stoppés, quand on s'aperçoit qu'il ne s'agit pas de Pete mais d’Alan Wass. Difficile de passer avant un tel monument et le public lui fait bien sentir sa déception. Installé seul sur scène avec sa guitare, l'exercice est difficile et les spectateurs sont très peu réceptifs. Cet ami de Pete Doherty enchaine ses ballades électroacoustiques aux accords simples accompagnés par sa voix puissante, ponctuées par quelques applaudissements polis. Il reste imperturbable, malgré le brouhaha général. Les cheveux bouclés grisonnants, il porte une chemise blanche et une cravate noire et ne quittera jamais son chapeau. Avant le dernier titre "Hired gun" (de Peter Doherty), il boit sa bière brune cul sec et se présente enfin, malgré quelques "t'es qui toi", balancés par quelques spectateurs. Professionnel, il continuera de jouer ce dernier morceau, même lorsque son micro descendra d'un cran, sans que personne ne vienne à son aide.
 
Après une pause cigarette, c'est l'adolescente Marie-Flore qui s'installe sur une chaise, elle aussi, seule avec sa guitare et son micro. Fragile, fluette, quel courage de se jeter dans cette fosse aux lions qui n'attend que Pete ! La jeune parisienne fait part de ses états d'âme "ça me fait bizarre" pour essayer de gagner un peu la confiance du public. Tandis qu’un groupe de personnes à mes cotés fait semblant de ronfler, d’autres spectateurs tentent de lui accorder une chance. Elle a un joli timbre de voix et son répertoire anglophone mérite qu'on s'y intéresse. Après un troisième titre lent et mélancolique ("Alpha street") et un morceau "Wolf" sur "ses rêves de loup un peu foufous", elle enchaine sur "Street", stoïque et professionnelle malgré les quolibets du public ("va te coucher !"), tandis que certains quittent la salle. Marie Flore présente son étonnante dernière chanson : une reprise d'un groupe qu'elle déteste. Curieux, le public tend enfin l'oreille ! Elle explique "alors voilà, je viens de me faire larguer". Est-ce un mauvais film ? Pourtant, non, elle entonne une incroyable version acoustique du titre "I hate this part" des Pussycat Dolls. Avec ce choix, elle fait preuve d'une grande ouverture d'esprit, ce qui n'a malheureusement pas été le cas de la plupart des spectateurs présents.
 
Enfin, voilà Pete Doherty accueilli par de grands cris de joie et de soulagement. Il démarre aussitôt son set par "Death on the stairs", souriant et bougeant en rythme. Dès qu'il fait mine de s'arrêter ou de marquer une pause pendant sa chanson, des hurlements s'échappent de la foule, attentive à ses moindres mouvements. Il boit une longue gorgée d’alcool, avant de jouer "Delivery". Pendant ce titre, il s'amuse avec le public, il ralentit le rythme avant le refrain, avant de faire chanter les spectateurs sur les "ohohohohoh". Pete enchaine sur le magnifique "Salomé" et est accompagné à ce moment de deux danseuses. Brune et blonde, vêtues de tutus noirs de ballerines, de brassières en tulle noir et strass, un peu déjantées, elles frôlent la caricature quand elles tentent quelques entrechats. Elles reviendront sur scène pendant d'autres titres, avec des petits accessoires, des roses rouges, des éventails, des drapeaux anglais...
 
A partir du titre "Unbilotitled", la fatigue commence à se faire ressentir et avec les éclairages, Pete Doherty semble soit d'une blancheur blafarde, soit grimé façon Halloween. Il semble en détresse et épuisé. Il s'assoit un peu plus loin au fond de la scène, boit un peu et avant de revenir jouer "Can't stand me now". Ce tube formidable, salué par la salle, est malheureusement stoppé net au milieu du refrain. C'est un peu la malédiction Pete qui resurgit : "I feel so tired, I n*e*r*d a cigarette". Dans l’assistance, c'est la stupeur suivie de l'angoisse. Que faire devant le visage livide de l'anglais le plus trash du moment ? Lui envoyer un paquet de cigarettes pardi ! A peine la clope allumée, une poignée de spectateurs saisissent l'occasion pour faire de même. Ecoutera-t-on encore un peu de musique ce soir là ? La taff inhalée, Pete reprend le titre "Can't stand me now" là où il l'avait arrêté et la foule redémarre avec lui. Puis il réussit péniblement le beau titre "Lost art of murder" et tente de faire durer le plaisir. Toujours sur la brèche, la suite est du même acabit, oscillant entre moments de grâce et détresse. Parfois, il regardera sa clope éteinte, crachera sa cigarette avant un titre, en rallumera une autre, oubliera malheureusement la suite des paroles de "Never never"… Mais on lui pardonne toujours ses faux pas car il reste un fabuleux songwriter. "Music when the lights go out" s’avère un magnifique moment même si l’exercice devient de plus en plus difficile pour notre anglais torturé. Touchant pendant "You’re my waterloo", où il se permet de recommencer certains riffs pendant le titre, il semble libre, débarrassé de toutes conventions et d’artifices. Avant "What Katie did" et ses "shoop shoop" si reconnaissables, il se frotte les yeux et chacun se demande si le concert ne va pas déjà se terminer… Le titre est ponctué par les danses des ballerines qui viennent à tour de rôle, virevolter au tour de lui avec leurs éventails.
 
Les trois derniers titres sont joués en compagnie de Marie Flore puis d’Alan Wass à l’harmonica. Il souhaitera même un joyeux anniversaire à Marie Flore, 17 ans (seulement !). Après une dernière pause pendant laquelle il reste assis en retrait, il se lève pour le dernier titre "For lovers" et nous chante "I'm running away with you".

 
Setlist Pete Doherty :

1 Death on the stairs
2 Delivery
3 Salome
4 New love grows on trees
5 1939 returning
6 ?
7 Unbilotitled
8 Can’t stand me now
9 Lost art of Murder
10 A fool there was
11 Never never
12 Music when the lights go out
13 You’re my waterloo
14 Last of the english roses
15 Bonjour tristesse
16 Song they’ve never play on the radio
17 Killamangiro 
18 Time for heroes
19 What Katie did
20 Sheepskin tearaway (en duo avec Marie-Flore)
21 Albion (accompagné de Wass à l’harmonica)
22 For Lovers
Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Album de la semaine

Pure Reason Revolution


Above Cirrus


"

La résurrection inespérée de Pure Reason Revolution, survenue en plein premier confinement, a maintenant laissé place à la perspective d’un groupe de nouveau pérenne, en témoigne cet Above Cirrus paru moins de deux ans après son grand frère - autant dire qu’on n’en espérait pas tant, et surtout pas aussi vite.

"
À lire également