Compte rendu de concert
Cette critique retranscrit assez bien ce que j'ai ressenti au concert de Nosfell à Paris il y a quelques moi, au Bataclan. La première partie du concert, très expérimentale, ne m'a pas plu. Je ne pense d'ailleurs pas que le problème soit, en soi, que ça ait été expérimental ou trop compliqué (je suis plutôt amateur des univers barrés et des performances lorgnant du côté de l'étrange) mais je pense plutôt que Nosfell, malgré tout son talent, n'a pas encore suffisemment de bagage-maîtrise-expérience (rayez la mention inutile) pour que ces expérimentations soient une réussite. Après tout il n'en est qu'à son deuxième album, il est encore jeune, et à mon avis il arrivera à enrichir tout cela pour que, du point de vue de la technique et de la maîtrise de la scène, il puisse ressortir de ses sets un délire expérimental musicalement réussi, riche et intéressant.
Je suis très surpris par cette critique...
Je l'ai vu il y a huit jours du côté de Saint-Brieuc, et ça a été une énorme claque. Je connaissais déjà bien son univers grâce aux disques et au DVD live, ou même pour avoir déjà pu l'interviewer, mais c'est la première que je le voyais "en vrai".
Certes, c'est complètement bruitiste et souvent expérimental (le dernier album n'arrange pas les choses), mais c'est envoutant comme peu de choses que j'ai pu voir. Une expérience complètement différente. Des moments complètement réjouissants comme l'ultra-violente "Jalin Madaz", durant laquelle il passe derrière le décor et devient une sorte de "Dictateur" à la Chaplin, mais en beaucoup moins rigolo et en ombre chinoise. Comme Majodilo Tepü Jaredü (heureusement que j'ai les titres sous les yeux), durant laquelle Pierre Lebourgeois (son violoncelliste encore plus fou que lui) pète un enième cable en foutant les doigts dans la prise cinq minutes non-stop.
Et puis aussi des moments plus pop, plus folk, comme notamment les moments où il déroule les morceaux du premier album. Mais attention, rien de conventionnel : il faut tendre l'oreille pour reconnaître ces antiques compositions. Le show se terminant en trio, avec son ingénieur retour William Lopez à la batterie. Le spectacle devient alors un authentique moment de wock'n'woll, dans lesquels les deux tarés du devant de scène semblent oublier un peu leur folie (pour la première fois depuis une heure, ils arborent d'ailleurs tous les deux un sourire jusqu'aux oreilles, on sent vachement de complicité) pour juste prendre leur pied à la guitare-basse, dans des relectures de leurs oeuvres façon bon vieux binaire qui tâche, avec, cerise sur le cadeau, un petit folk à la guitare sèche. Une sorte de moyen de revenir à la réalité avec des choses certes plus saines.
Le public était de plus vachement réceptif, réservant une ovation au Klokochazian entre deux chansons. Peut-être qu'à Lyon, Tonio, le public n'était pas tellement venu pour ça? Pour ma part, j'en suis ressorti estomaqué et sans voix.
Je suis d'accord avec Tonio, plutôt décevant...
La première partie était limite meilleure !
Le décor et la danse de Nosfell mettent plutôt mal à l'aise. En plus ce soir-là, le public était particulièrement désagréable (le public lyonnais est rarement agréable d'ailleurs) et il y avait une certaine tension dans la salle. Ca aide pas à apprécier les cris inhumains...
Baden Baden aime nous perdre entre douce folk mélodique et électrique tragique. Délicat et attachant, nos 5 parisiens construisent pas à pas un avenir qui se veut prometteur. Bordé par un acoustique efficace, l'univers de Baden Baden se construit sur un subtil mélange de sonorités uniques et cosmopolites. C'est notre sélection AlbumRock de juillet. |
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