Soumis aux critiques d’un style musical écoulé jusqu’à la sève, les
Stereolive y réagissent vivement en envoyant un live sauvage, marqué par des influences à la fois contemporaines (
The Strokes ) et passées (
The Clash ). La basse impériale surclasse les riffs énervés et adoucie quelque peu l’ambiance "dévergondée chic" du Showcase. Inconscient du système qui leurs tend les bras, dépassant les notes ravageuses qui plaisent au plus grand nombre et acceptées par les plus maigres groupes d’aujourd’hui,
Stereolive navigue en eaux troubles, passant d’un amateurisme garage jouissif à un rythme punk délirant et maitrisé de bout en bout par la justesse technique du quatuor. Comme lors de leur set acoustique en loge, toujours sur le fil, ils s’éclatent, insouciants de leur futur, immatures dans leurs accords mais terriblement efficaces. L’essentiel est conquis,
Stereolive part désormais à l’assaut d’un sursaut d’originalité et de folie.
Lire l'interview de Stereolive, réalisée après le concert au Showcase.