1- Intro / 2- Coiffeur d'oiseaux / 3- Tokyo montana / 4- Longboard blues / 5- Déguisé en pas moi / 6- Mc Enroe's poetry / 7- Don Diego 2000 / 8- Don Diego 2000 / 9- Surfin frog / 10- Coffin song / 11- She is the liquid princess / 12- Petit Colorado / 13- Anorak / 14- I love you / 15- Longboard train / 16- Song for Jedi / 17- Rodéo
Pour leur troisième album, les cinq de
Dionysos ont vu les choses en grand : travailler à Chicago en collaboration avec Steve Albini, chez qui sont déjà passés Nirvana, Les
Pixies ou encore
PJ Harvey...
Une collaboration fructueuse si l'on écoute le résultat ! L'entrée en matière, sobrement intitulée "Intro", fait peur : une guitare sèche qui alterne deux accords sur lesquelles se pose une voix bien grave, semblant sortir d'outre tombe... puis elle prend une structure plus classique, outre les sons bizarres qui proviennent d'on ne sait où, petit piano tout simple... Bref, le minimum ! Deux minutes plus tard, on est définitivement rassuré quand commence "Coiffeur d'oiseaux" : la voix d'Elizabeth ("
ah ah !") apporte une touche unique, un riff de guitare électrique qui bave bien partout se pose dessus, et la voix de Mathias, impeccable, nous raconte l'histoire de cette fille qui coiffait les oiseaux...
Une chôse est sûre chez
Dionysos : ce n'est pas un groupe radin ! Ils sont plus du style à jeter un maximum d'idées sur chaque chanson, pas d'économies ! Les pistes foisonnent de sons, de petits riffs secondaires, d'effets, de voix, d'instruments... Des "schdoings", des claquements de sabots, des bruits de train, des hénissements de chevaux déguisés sous des riffs de guitare... Mais tout ceci est loin de donner un grand fourre-tout, bien au contraire ! Ce ne sont que des petit plus qui enrichissent les chansons sans les surcharger, et ça c'est pas simple ! Impossible de leur reprocher de ne pas savoir se diversifier, on a même droit à des beats techno ("Tokyo montana") ! Tantôt calmes ("Déguisé en pas moi", "Don Diego 2000"), tantôt survoltés ("Longboard Blues", "Song for Jedi", "Mc Enroe's Poetry"), ils excellent vraiment dans tout !
Et s'il n'y avait que ça... Leur chansons sont baignées dans un univers surréaliste que ne renierait pas Tim Burton. Des petites histoires bien barrées, mignonnes, sur l'enfance ("Song for Jedi", "Coiffeur d'oiseaux", "She is the liquid princess"), la mort ("Rodéo", "Déguisé en pas moi") et... le longboard et John McEnroe ! Mathias Malzieu a décidé de rester un enfant pour le reste de sa vie, et d'entraîner avec lui le reste de la bande... pour ma part, après l'écoute de ce petit OVNI, je les suis les yeux fermés !