| Albumrock Webzine Sélection Forum Webcasts |
Critiques d'Albums
Deftones
On ne présente plus Deftones, groupe américain souvent imité mais rarement égalé fondé en 1988 et toujours actif à ce jour, qui partage avec Korn la paternité du néo métal, style qui fit parler de lui dans les années 90. En 1995, le groupe sort Adrenaline, premier opus, qu’il défendra d’arrache pied sur scène en première partie, entre autres de Korn, Ozzy Osbourne, Pantera et Sepultura. Soutenus par leur pairs (on pense à la chanson "Chi" dédiée à Chi Cheng sur l’album Life Is Peachy de Korn) mais boudés par les médias, il faudra attendre la sortie d’Around The Fur pour que la machine s’emballe.
A l'image de la pochette (une poire à lavement nacrée), l’écoute de l’album procure deux effets. Tout d’abord une esthétique sonore irréprochable, avec des compos travaillées, une bonne qualité sonore, des rythmiques efficaces, un chant impeccable… Ensuite, une fois que le cerveau a digéré cette rafale de sons, l'esprit de l'album se révèle, laissant apparaître toute l’énergie et la rage du groupe. Dès le premier titre, "Bored", on peut découvrir la formule gagnante qui fera le succès de Deftones. Une intro calme, où Chino Moreno pose une voix aérienne,puis une explosion de riffs lourds et une envolée vocale pour nous emmener bien plus loin qu’on ne l’imaginerait, un pont plus doux qui laisse retomber la tension, puis la déflagration sonore, tant vocale qu’instrumentale, où tous les musiciens se démènent, pour un finish énervé.
Pas besoin de chercher plus loin, tous les titres suivent le même schéma à peu de choses près. Répétitif ? Pour quelqu’un qui n’accroche pas sur ce type de son, certainement. Mais tout en gardant les mêmes structures, Deftones se renouvelle dans les rythmiques, les textes, les arrangements, afin que chaque titre de l’album soit un grand moment, comme en témoignent le riff de "Nosebleed", le perfectionnisme de "Lifter" ou encore le très efficace "Engine n°9". La machine de guerre connait son point culminant avec "7 words". Dès l'intro on sait qu’il se trame quelque chose de très lourd. La basse tourne, la batterie se fait discrète pour le moment, les guitares n'ont pas vraiment un son de guitare, et la voix arrive, presque chuchotante… On est dans l’expectative jusqu'au refrain, un pur concentré de rage, un exutoire à la fois pour le groupe et pour l’auditeur. "Fireal" et la ghost track "First" viennent conclure le tout, non sans une certaine grâce, donnant aperçu du tournant que prendra petit à petit le groupe avec un son qui va vraiment le distinguer et le mettre sur le haut du panier.... Le décor est posé. Le néo-métal est prêt à connaître quelques années de gloire.

Yuksek - Lille
Lamb Of God - Paris
Kasabian - Lille
Sophie Hunger - Orléans
The Jim Jones Revue - Bourg-en-Bresse
> Toutes les chroniques de concert
Interview The Warlocks
Teargarden By Kaleidyscope au fil des titres.
Massive Attack, le trip hop dans tous ses états
Guitar Hero, Rock Band & Co. Devenir la rock star de son salon.
Pixies : UFO-rock
> Tous les dossiers
> Toutes les interviews
> Toutes les dossiers festivals
|
Albumrock Qui sommes-nous ? Contacts Recrutement Annonceurs Conditions d'utilisation |
Communauté Myspace Last FM |
Restez connecté Newsletter Fils RSS Widget |
Copyright 2001-2010 - Albumrock - Tous droits réservés |