Hail to the thief
( 09/06/2003 - Parlophone - Genre : Rock alternatif - Producteurs : Nigel Godrich )
1- 2+2=5 / 2- Sit down. Stand up / 3- Sail to the moon / 4- Backdrifts / 5- Go to sleep / 6- Where I end and you begin / 7- We suck young blood / 8- The gloaming / 9- There there / 10- I will / 11- A punchup at the wedding / 12- Myxomatosis / 13- Scatterbrain / 14- A wolf at the door
Auteur :
Matt(Publié le 16/06/2003)

Après deux albums d'égarement pour certains (
Kid A et
Amnesiac) ou d'évolution fortement électro pour rester objectif, le combo d'Oxford revient avec une gloire au voleur (visant Georges W. Bush, rapport au scandale des élections primaires) qui sent bon le retour aux sources (rock).
"2+2=5" ouvre l'opus et donne le ton : le groupe rebranche les câbles de gratte et les amplis pour nous donner un bon moment rock.
Certes, le quintet anglais n'a pas abandonné les sons étranges venus d'ailleurs (samplés ou non) et la boîte à rythmes qui leur est désormais devenue indispensable ("Sit down. Stand up", "Backdrifts", "The gloaming"). Il ne faut cependant pas s'attendre à un erzatz de
The Bends ou de
Pablo honey. Le groupe a en effet parfaitement digéré (et assumé)
Kid A et
Amnesiac. Le rock est bien de retour, doucement mais sûrement ("2+2=5", "Go to sleep", "There there", "Scatterbrain", "A Wolf at the Door"), tandis que l'électro prend une place essentielle dans le son de Radiohead.
Est-ce là ce qu'on appelle du rock électro ?
L'électro, parlons-en, on aime ou on aime pas. Il est pourtant indéniable que
Radiohead a maintenant une identité beaucoup plus marquée et prononcée qu'auparavant.
A ses débuts, il s'agissait d'un excellent groupe de rock, ils font maintenant figure de groupe hors norme et complètement décalé.Ils font preuve d'une audace qui force le respect.
On est donc en présence d'un OVNI, mi-électro, mi-rock, mais sinistre et sur fond de complainte, style que
Thom Yorke et sa bande cultivent avec talent.
Radiohead. Le nom seul en fait trépigner plus d'un de plaisir. Groupe culte depuis un bon bout de temps, qui réussit à se renouveller à chaque album depuis leurs débuts, qui agace avec ses revirements électro ou au contraire ravit. Bref, un groupe dont on parlera encore dans de nombreuses années (peut-être même désormais jusqu'à la fin des temps...).
La grande question qui se posait sur cet album était : électro ou pas ? Ni l'un ni l'autre mon bon monsieur, car il y a de tout sur ce ... chef d'oeuvre ? oui, je crois que je peux lâcher le mot.
L'écoute du CD nous donne l'impression d'un telle maturité que c'en est presque effrayant. Les "Oxfordiens" (qui ne font plus rien à Oxford, d'ailleurs) ont en quelque sorte assimilé toutes leurs phases passées pour en faire un mix intelligent et incroyable. Radiohead, c'est un groupe qui évolue dans des sphères... beaucoup plus hautes que n'importe qui d'autre. Ils donnent cette impression de faire ce qu'ils veulent avec les sons, les mélodies, les rythmes, et cela leur permet de toujours évoluer... ils sont parfaitement du style à se remettre sans cesse en question, rien chez eux n'est jamais figé. Des titres comme "2+2=5", "There there" ou "Myxomatosis" nous font part de leur énergie toute électrique et de leur appartenance, plus que jamais, au monde du rock. La "patte"
Radiohead vient se greffer dessus d'une manière toute naturelle : mélancolie, tristesse, musique pour les martiens de Bradbury, tout s'accorde, tout concorde. Sur chacune des chansons, une multitude d'éléments, de sons, de rythmes, de pause, de montées, s'ajoutent les uns aux autres et rendent l'écoute sans cesse plus intéressante. C'est un album qui s'apprécie dans la longueur et qui peut tourner en boucle dans la platine sans déranger personne.
Des ambiances étranges, entre électro et complainte rock, sur lesquelles la voix impeccable de
Thom Yorke vient se poser avec perfection, avec un sens de la mélodie tout simplement parfait sur des titres comme "Where I end and you begin", "The gloaming", "A wolf at the door"...
Un très grand album, tout simplement. L'évolution est un terme que peu de groupes connaissent encore à leur sixième album et je ne vois qu'une chose à ajouter : merci à
Radiohead de ne pas l'avoir oublié et de nous concocter, encore, de tels bijoux.
par
Jérémie
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Commentaires
Brice, le 20/11/2006, 23:09
| Ce n'est pas vraiment que l'écoute est difficile, mais plutôt que le virage prit par le combo après Ok Computer n'a pas été négocié par tout le monde. Il y a ceux qui sont resté sur la route, ceux qui l'ont quitté pour de bon (les rares, les fous), et ceux qui après avoir ralenti et passé la courbe [...] |
Guest, le 31/08/2006, 09:43
| quand je dis difficile decoute je parle bien sur des trois derniers albums |
Guest, le 28/08/2006, 12:14
| jai commence a ecouter radiohead avec cet album
la premiere ecoute a ete un veritable fiasco jai trouve ca horrible
apres jy ai repense et je me suis dit g du loupe quelquechose cpk il y avait des trucs interessants je lai reecoute a tete reposée en fait il est magnifique intouchable le seul prob[...] |
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