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Critiques d'Albums

The Dark Side Of The Moon de Pink Floyd

 Pink Floyd

The Dark Side Of The Moon

( 1973 - Genre : Space Rock Psychedélique - Producteurs : Alan Parson )
La note des internautes :
4.4 / 5 (55 votes)
1- Speak to Me / Breathe / 2- On the Run / 3- Time / 4- The Great Gig in the Sky / 5- Money / 6- Us and Them / 7- Any Colour You Like / 8- Brain Damage / 9- Eclipse

Auteur : Lulu
(Publié le 16/03/2005)
Note

The Dark Side Of The Moon est un véritable monument de la musique rock. Une espèce de magistrale clé de voûte de toute notre musique moderne, dans toutes ses déclinaisons (pop, rock, progressif) Une énorme révolution, tant dans le fond que dans la forme, un puit à idées inépuisable où viendront se réfugier et se ressourcer des milliers de groupes. Car Pink Floyd signe là (avec The Wall six ans plus tard mais dans un tout autre registre) son plus grand chef d'oeuvre.

Cette énorme production est le fruit de la méticulosité quasi obsessionnelle de chaque membre du groupe. Sous cette sublime pochette au design révolutionnaire et original (un prisme séparant la lumière blanche en de multiples couleurs symboliques), se cache un son, une ambiance unique que seul le Pink Floyd de cette période saura offrir (comme pour Meddle ou Wish You Were Here mais en mieux). Aidé par les premiers synthétiseurs, The Dark Side Of The Moon emprisonne l'auditeur dans un monde synthétique et froid comme les énormes salles blanches renfermant les premiers gigantesques ordinateurs des années 70. Le son exploite (enfin) l'invention naissante de la stéréo et devient un argument commercial pour vendre des centaines de milliers de chaines hi-fi. Jamais auparavant, une production n'aura utilisé et maîtrisé autant d'effets qui nourrissent et monopolisent l'espace sonore (la musique se déplace de gauche à droite puis inversement, bruits d'objets ajoutés comme une pendule, une caisse enregistreuse ou une explosion, utilisation des premiers samples de synthétiseur en boucle?). Tout ça est nouveau au début des années 70 et Pink Floyd n'aurait pu rêver mieux qu'Alan Parson pour mettre tout cela sur bande.

Sous cette profusion de modernité et d'idées d'arrangement, se dévoilent des compositions sublimes et intemporelles, toutes liées entre elles pour ne former qu'un tout extraordinaire. Une sorte d'histoire qui démarre et qui finit par des battements de c?ur, symbole de toute vie, premier et dernier son que l'on entend. De nombreux thèmes sont abordés comme l'argent, le temps ou la folie, thème récurrent dans les textes de Roger Waters. Tout au long de l'écoute, on découvre une richesse sonore insoupçonnable, on y découvre pianos, orgues, synthétiseurs, saxophone? En un mot, une maîtrise rare de la texture musicale qui permettra à chaque composition pop de devenir inoubliable.

"Speak To Me" est une très discrète introduction tout en douceur qui annonce certains sons et thèmes qui seront développés un peu plus tard. Elle laisse ensuite la place (à l'aide de grands cris effrayés) à "Breathe", une sorte de rêve éveillé que la guitare de David Gilmour nous permet d'explorer les oreilles grandes ouvertes et laisse notre esprit vagabonder. "On The Run" est une chanson instrumentale qui fait découvrir grâce à de nouvelles machines et de nouveaux sons, un monde déshumanisé où la machine a pris le contrôle et fait ses premiers pas dans la musique à l'aide de boucles et de nappes de synthétiseurs. Voici peut-être les prémisses de la Techno Ambient moderne (ou alors un cousin pas si éloigné?)

Puis un concert de carillons nous propulse dans "Time", chanson beaucoup plus classique et rock dans sa forme, prenant tout son temps pour se mettre en place grâce à des percussions et laisse dévoiler ensuite la grande force de Pink Floyd, un sens de la mélodie implacable et un solo de guitare épuré mais avec tout ce qu'il faut de feeling et de justesse en plaçant les notes quand il faut et où il faut. Ensuite, "The Great Gig In The Sky" met en avant la sublime voix de Clare Torry aidée par un piano classique et mélancolique au début puis par de grandes nappes d'orgue.

La visite continue avec "Money", monstrueux tube qu'il n'est pas vraiment nécessaire de présenter mais faire chanter des caisses enregistreuses et en faire une rythmique est une idée merveilleuse. Le meilleur reste encore à venir avec "Us And Them" qui grâce à Dick Parry et son saxophone d'une part et un refrain magnifique porté par une petite chorale d'autre part, est douce et envoûtante dans les couplets et extraordinaire dans le reste. "Any Colour You Like" est également une jolie instrumentale qui joue beaucoup de l'effet stéréo gauche droite pendant le solo de guitare. Il ne reste alors plus que "Brain Damage" (et son prolongement "Eclipse") pour clore cet album, un refrain remarquable amené à son paroxysme par des ch?urs toujours plus grandioses. Un petit moment d'accalmie permet alors à "Eclipse" de mettre une dernière gifle magistrale à la face du monde, une explosion de beauté pure.

The Dark Side Of The Moon est un moment absolument unique dans l'univers musical rock car il est un point de départ, une référence qui n'a pas pris une ride depuis trente ans. Et si musicalement, il a su rester impressionnant, son succès commercial l'est encore plus avec au moins trente-cinq millions de copies vendues et presque quatorze ans dans les classements américains. L'album de toute une époque. Un album irremplaçable par un groupe unique.

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Les Commentaires des Lecteurs
Christophe - 29/05/2007 16:02

Sylvain a écrit:

C'est les prenoms des deux instrumentistes du groupe

Bonjour,

C'est faux, cela vient de deux bluesmans qui ont influencé Barret et Waters à leurs débuts : Pink Anderson et Floyd Council.

Les prénoms des membres du groupe sont :

David (Gilmour) : guitariste, chant
Roger (Waters) : basse, chant
Rick (Wright) : clavier, chant sur certains morceaux
Nick (Mason) : batterie

David Gilmour est arrivé plus tard dans le groupe (en 1968), en remplacement de Syd Barret (décédé l'année dernière, en juillet 2006).

Dark Side of The Moon, n'est pas à mon avis leur meilleur album. C'est sans doute le plus connu (avec The Wall), et celui qui est Resté dans le American Top-200 pendant la période record de 741 semaines (dont 591 consécutives).

C'est un de mes groupes (peut etre même mon groupe) préféré, découvert à la sortie de Atom Heart Mother, en 1970 (j'avais 9 ans).

Je joue actuellement dans un groupe amateur (j'y tiens les claviers), avec à notre répertoire, que des reprises des Floyd.

Cordialement,

Christophe

spacemonkey37 - 05/05/2007 11:36

mon meilleur pote y est aller...j'attends des precisions, il me racontera...

Raul Pelforth - 05/05/2007 10:47

Je suppose que certains d'entre vous étaient à Bercy pour voir Roger Waters reprendre le Dark Side of the Moon. Il y aura probablement une critique du concert (sans doute le meilleur auquel j'ai assisté) sur ce site mais en attendant je me permet de mettre quelques photos (modestes car prises par mon mobile) sur ce sujet. Lorsque l'image rejoint le son, cet album est [mettez ici le plus grand superlatif que vous connaissez]

http://img95.imageshack.us/img95/4913/dsc00028dq2.th.jpg

http://img515.imageshack.us/img515/2940/dsc00034yy7.th.jpg

http://img145.imageshack.us/img145/6269/dsc00044du6.th.jpg

http://img145.imageshack.us/img145/2927/dsc00045td6.th.jpg

http://img526.imageshack.us/img526/8479/dsc00055lc5.th.jpg

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