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Critiques d'Albums

Splinter de The Offspring

 The Offspring

Splinter

( 01/12/2003 - Sony Music - Genre : Punk-Rock Californien - Producteurs : Brendan O'Brien )
La note des internautes :
4.4 / 5 (13 votes)
1- Neocon / 2- The noose / 3- Long way home / 4- Hit that / 5- Race against myself / 6- (Can't get my) head around you / 7- The worst hangover ever / 8- Never gonna find me / 9- Lightning Rod / 10- Spare me the details / 11- Da hui / 12- When you're in prison

Auteur : Matt
(Publié le 30/12/2003)
Note

Après deux albums (Ixnay on the Hombre et Americana) plutôt controversés autant par la critique que par les fans, le combo d'Orange County semble vouloir se replonger dans les eaux calmes de leur source punk, pour notre plus grand plaisir !

On les avait précédemment fustigés pour avoir emprunté la pente glissante de la chanson commerciale avec des titres tels que "Why don't you get a job", et l'on a bien failli vouloir en remettre une couche en entendant le single extrait de ce dernier opus, "Hit that", aux sonorités électroniques rappelant un peu le pont utilisé par Marc Lavoine sur "Dis moi que l'amour " (autant dire qu'on a eu chaud).

Fort heureusement, même si "Hit that" est un titre empli de fraîcheur et de jovialité, il s'avère être le moins représentatif du travail effectué sur ce dernier effort, plutôt tourné vers des rythmes plus punkisants, davantage dans l'esprit d'Ignition ou de Smash.
Après un "Neocon" d'introduction donnant le ton "we'll go on/we will fight/we will not compromise" sur fond de chant de stade, le combo nous fait rapidement oublier leurs dreadlocks dans le vent du début du millénaire, pour nous servir "the noose" très "smashien" et "long way home" à la rythmique punk bien trempée.

On se retrouve finalement face à un opus diversifié entre rock, punk ("Long way home", "Da hui" notamment) et reggae ("The worst hangover ever" relatant les méfaits d'une bonne cuite) qui nous rappellent les meilleures périodes du groupe californien.
Les gars vieillissent mais leur son est toujours aussi dynamique, et ceci peut-être grâce au concours de Josh Freese (A perfect circle) pour l'enregistrement de Splinter, suite au départ de Ron, dont Atom Willard (nouveau batteur donc) a hérité de la succession.

On pourra s'étonner cependant de la teneur et du fond assez légers des paroles, politiquement désengagés, quand on connaît leur position vis-à-vis de la politique de Georges Walker Bush (http://www.punkvoter.com). On comprend toutefois leur envie de ne pas mêler opinions et musique : politique et divertissement, deux mots qui ont du mal à se côtoyer !

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Les Commentaires des Lecteurs
Maxime - 19/10/2004 20:09

des explication s'imposaient, elles ont été limpides. Tout à fait d'accord avec toi, lilian... Affaire classée?

Lilian - 18/10/2004 23:46

Certe. Mais ce que je ne pige pas, c'est que ces deux groupes là ne vendent pas une image de rebelle contrairement à d'autre genre Good Charlotte pour ne citer qu'eux. Mais plutôt un style bon enfant, festif et un brin déjanté. C'est en tout cas l'impression que cela me donne.
Et pour les étiquettes, maintenant il n'y a plus de quoi débattre puisque Blink a changé radicalement de style et que Sum41 se lance apparemment un peu plus dans le métal. Quand à Green Day eux ils se vendent avec un slogan du genre "Y'a pas que des bourrins aux Etats-Unis". Alors pour le coté rebelle, faut vraiment jeter un oeil dans le passé comme tu le dis toi-même.
Et pis je crois qu'on a un jour dit que c'était du punk puisque ça allait vite ... mais ça n'a rien à voir avec un bon Sex Pistols, je te l'accorde volontier  ;) 

Maxime - 18/10/2004 21:08

C'est simple Lilian, quand on pense au punk, on pense à rebellion, révolte. on pense aussi à un mouvement underground au départ censé apporter un courant de liberté face à une musique rock qui commençait à se bouffer la queue à la fin des années 70...
Comprend alors la réaction des gens, ceux qui ont vu les stooges, écouté les vinyles des clash, pris une guitare pour jouer comme johnny ramone (RIP) devant cette nouvelle génération de "punks" en baggys tout droit sortis de Mtv.
Ok, ça n'est qu'une question d'étiquette et au fond, la power-pop de blink est plutôt bien troussée (take off... est un album très agréable), mais bon, on a parfois l'impression que certains groupes utilisent une image, un mot pour faire cool, sans en chercher le sens.
et le mot punk, pour certains, ça veut encore dire quelque chose.
Pour moi, jamais je ne jugerai un album de Blink ou de Green day (que je vénère) en fonction d'une étiquette, mais, bon sang, si le punk c'est les sex pistols, les buzzcocks ou les ramones, alors, non, Blink et sum ne sont pas punk.
Et non, ce n'est pas parce qu'on dit des gros mots dans une chanson qu'on est rebelle, et, non, ce ne sont pas les groupes les plus inspirés du punk rock.
Donc, merde aux étiquettes, mais n'allons pas croire n'importe quoi non plus, la musique qu'on aime a besoin d'une certaine éthique. Vive ignition d'offspring!

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Baden Baden aime nous perdre entre douce folk mélodique et électrique tragique. Délicat et attachant, nos 5 parisiens construisent pas à pas un avenir qui se veut prometteur. Bordé par un acoustique efficace, l'univers de Baden Baden se construit sur un subtil mélange de sonorités uniques et cosmopolites. C'est notre sélection AlbumRock de juillet.