Solidays 2014
- Introduction
- Vendredi 27 Juin
- Samedi 28 Juin
- Dimanche 29 Juin
- Présentation du festival
Dimanche 29 Juin
Après le déluge de la veille, ce troisième jour s’annonce plus calme météorologiquement parlant (car tout bon festivalier se découvre un intérêt soudain et très prenant pour la météo). Quelques concerts me font particulièrement envie, cela s’annonce donc encore une bonne journée.Je commence à découvrir que le métier d’intervieweur nécessite d’avoir les nerfs solides. A 13h, je prépare tranquillement la conférence de presse de La Femme quand je reçois un texto me proposant de rencontrer les Girls in Hawaii. Plutôt deux fois qu’une !! Je me dépêche donc de préparer tout ça avant de filer à Longchamp honorer mes rendez-vous.
L’interview débute avec Lionel, l’un des deux chanteurs. Il répond très aimablement à mes questions lorsqu’au bout d’une petite dizaine de minutes, la pluie se met à nous tomber dessus. Pas affolé pour deux sous, il propose qu’on se replie vers le cabanon au fond de l’espace presse. La discussion reprend et dépasse les quinze minutes réglementaires. Je suis en train de lui demander ce que les Girls écoutent en ce moment quand une jeune femme de l’organisation débarque, totalement affolée, en nous demandant de quitter les lieux. Lionel et moi échangeons un regard inquiet, serait-ce encore la météo qui nous jouerait des tours ? J’ai beau adorer Girls in Hawaii, je ne souhaite pas pour autant mourir avec le leader, ensevelie dans un préfabriqué, donc je récupère mes affaires et nous filons vers l’espace presse. Renseignements pris, ce n’était nullement l’orage qui menaçait de s’abattre sur nous ! Notre cher président de la République venait simplement visiter le festival et tous les journalistes ont été contraints de vider l’espace presse. Je reste donc en suspens avec ma question, bien frustrée d’avoir été coupée au milieu de mon interview.
Mais soudain je suis prise d’un doute, et la conférence de presse de La Femme alors ? L’espace presse restant fermé jusqu’au début du set des Biarrots, j’abandonne définitivement l’espoir de les rencontrer et part les voir jouer sous le Dôme. Je les ai aussi déjà vus à Rock en Seine en 2013 et j’attends avec impatience de revoir leur show survitaminé et un rien punk. Est-ce parce que l’effet de surprise est passé ? Je trouve leur show impeccable et pourtant, je ne suis pas emportée comme la dernière fois. La chanteuse est toujours aussi élégante (mais quelle classe ! Quel style !), le chanteur au clavier est toujours aussi énergique et même déchaîné sur son clavier… Impossible de mettre le doigt sur ce qui m’embête dans leur set. Cela fait plus d’un an que j’écoute leur premier album, que j’adore, mais ce soir il manque un petit rien, un peu d’âme peut-être ? Dommage. C’est peut-être juste ma faute, je ne suis peut-être pas encore dans l’ambiance… A 18h, la cérémonie du patchwork des noms commence. Autant je suis très fan de l’esprit de Solidays, autant là je trouve ça un brin too much. Je zappe donc la cérémonie pour aller voir l’expo de Zep, Happy Sex. Les planches hilarantes sont des instantanés des moments de loose et si ça manque parfois de subtilité, ça reste vraiment drôle. J’abandonne au passage l’espoir d’aller enfin voir l’expo Sex in the City.

Un rapide détour à la GreenRoom s’impose pour écouter rapidement Yuksek et son électro survitaminée. Mais je veux être bien positionnée pour Girls in Hawaii donc je ne perds pas plus de temps et je file sous le Dôme.
20h, mes héros belges entrent en scène. Le début de leur set est assez mitigé, malgré des classiques ("Sun of the Sons","This Farm Will End Up in Fire"). Les spectateurs commencent à quitter le chapiteau, le son est plutôt décevant, bref ça ne prend pas. La deuxième moitié semble enfin trouver son public, avec des titres plus récentes comme l’extraordinaire "Misses" ou mon petit préféré, "Roscharch". Le retour au premier album est initié par "Found on the Ground". Ils concluent avec "Flavor", issu de leur premier album et indéniablement l’une de leurs chansons les plus efficaces. Longue montée en puissance, Flavor s’étire progressivement sur le mot "Chemistry", répété à l’infini par un chanteur de plus en plus habité, hurlant à genoux dans un micro trafiqué. Oui, oui, mille fois oui ! Je n’avais jamais vu les Girls en live et j’écoute Flavor depuis presque dix ans, donc j’étais ravie de découvrir que c’était un de leurs classiques en live. Globalement je suis un peu déçue du début du set et j’ai très envie de les voir dans une salle plus adaptée à leur son indie.Il est 21h et je tente la restauration aux food trucks. Le burritos se mérite (presque 30 minutes de queue !) et il est un poil cher, mais indéniablement il faut le détour… J’entends Kendra Morris sous le chapiteau Domino. J’avoue que la soul n’est pas ma tasse de thé mais sa musique est assez convaincante.

Skip the Use clôt officiellement le festival mais la tête pleine des mélodies de Woodkid, je fais le choix de partir plus tôt.

Copyrights
La Femme: @Aloïs Bridenne
Girls in Hawaii: @Marylène Eytier
Woodkid: @Aloïs Bridenne
Foule: @Marylène Eytier







