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Interview de Space Alligators


Mathilde, le 06/07/2022

C'est au son des remplaçants des Pixies (covidés), les peu discrets The Inspector Cluzo, que je me dirige vers l'espace presse du Main Square, lui même dans un coin de l'espace VIP.  Les Space Alligators ont enchainé les interviews, la mienne sera la dernière. Bonne ambiance avec le groupe au grand complet.

 

 

Alors comment s’est passé le concert de cet après-midi ? Vous l’avez senti comment ?

Simon (guitare): Bof. Ouais, public un peu mou, pour ne pas dire absent. Je pense qu’ils devraient installer des défibrillateurs à côté de la scène... (rires) 

 

Martin (guitare/ chant): Non en vrai on avait une grosse grosse pression de jouer. On attendait ce moment avec impatience. Le fait de monter sur scène a fait monter l’adrénaline, et on a tout donné dans le concert et c’était super !

 

Rémi (basse): Et de voir tout ce monde qui était devant, c’était rempli quand même ! Ça nous a relâché, et on a kiffé !

 

Nathan (batterie): On l’avait bien préparé donc on était sûrs de ce qu’on allait faire, il n' y avait plus qu’à profiter !

 

 

Ce n'est pas votre premier concert de l’été il me semble ?

Simon: Non, on a fait le salon de l’érotisme d’Arras...

 

Martin: On a fait le salon de l’immobilier...

 

Simon: Presque comme le salon de l’érotisme: on a fait le salon de l’agriculture...

 

Nathan: ... En tant qu’animal par contre (rires) !

 

 

La petite combinaison que vous portez, c’est votre tenue de scène. C’est pour faire tenue de l’espace ?

Rémy: On a paumé les tenues de scène donc on a pris ce qu’on avait sous la main (rires).

 

Martin: Avec la chaleur, la combinaison en jean c’était vraiment la bonne idée ! On voulait un truc un peu rigolo, un peu décalé.

 

Nathan: Et puis c’est un clin d’oeil à notre titre " Truck" qui parle de camion.

 

Martin: Voilà, c’est un peu la combinaison des mécaniciens !

 

 

Et vous avez tous des guitares bleues, il y a une signification ?

Martin: Non ça s’est fait naturellement, la mienne c’est parce qu’elle était en promo. Toi c’est parce qu’elle était d’occasion. J’imagine que les guitares bleues sont moins chères (rires).

 

 

Ok, faisons un peu connaissance, comment s’est formé le groupe ?

Nathan: Au début c’était Martin avec un de ses collègues, Gauthier, sur la Côte d’Opale. 

 

Martin: On faisait la tournée des campings, et puis le line-up a un peu changé, on a étoffé le truc. Et puis ça fait quatre/ cinq ans qu’on est à quatre, à vraiment avoir notre identité, notre son, à être ce que les Space Alligators sont aujourd’hui. 

 

 

Et alors, votre son, vous l’avez trouvé ?

Martin: Oui, on a notre style notre patte, nos gimmicks...

 

Nathan: Oui et les harmonies, c’est notre créneau. On a bien bossé dessus.

 

 

Oui, les harmonies c’est toujours bien (: slogan). Votre musique me rappelle le rock britannique du début des années 2000, Maximo Park, Vampire Week End, Foals… On pourrait vous prendre pour un groupe anglais. J’ai bon ?

Martin: Si on faisait l’interview en anglais, je pense qu’on pourrait nous prendre pour autre chose que pour un groupe anglais (rires). Mais oui, on écoute ce genre de groupe tout le temps, on va les voir en concert...

 

 

Et vous êtes d’où exactement ?

Tous: Lille, Valenciennes et la Côte d’Opale. Un groupe chti.

 

 

Et vous avez l’ambition d’être un" gros groupe" ou vous faites de la musique pour le fun ?

Martin: On s’est jamais pris la tête, on a juste toujours voulu faire les choses bien, faire du mieux qu’on pouvait. C’est pas notre métier, donc on peut pas y consacrer tout notre temps… Le résultat qu’on a aujourd’hui est à la hauteur de ce qu’on veut faire, et si ça plait tant mieux. 

 

Nathan: On est avant tout un groupe de potes. Si on fait un concert, et que ça se passe bien, et qu'on est reprogrammés, c'est cool. C'est l'effet domino…

 

 

Et ça marche puisque vous être programmés au Main Square !

Rémy : On a de la chance, on est beaucoup programmés sans chercher à l’être !

 

Nathan: On a du programmer une ou deux dates, et le reste c’est du bouche à oreille. 

 

Martin: Là on va sortir un album au printemps prochain, et on va essayer de trouver un tourneur pour faire plus de dates. Vraiment faire vivre l’album à fond pendant deux, trois ans peut être. Peut être qu’on va franchir un niveau et en faire notre métier pendant un moment…

 

 

Vous faites les choses par étapes en fait...

Nathan: Oui tout à fait, après on n'a pas de pression financière. Notre métier alimente notre passion, c’est une bonne équation.

 

 

Vous avez quand même déjà une fan base assez conséquente, beaucoup de gens chantaient vos chansons dans le public...

Martin: On habite dans la région et on joue à la maison donc il y a pas mal de gens qui viennent nous voir en concert très régulièrement, qui gravitent autour d’Arras. C’est vrai qu’ils nous suivent, qu’on aille à Dunkerque, à Amiens... On finit par faire connaissance avec eux.

 

Nathan: On boit des coups avec eux à la fin, on prend des photos, on finit par reconnaître les mêmes personnes, qui elles-mêmes amènent de nouvelles personnes, du coup ça s’étoffe assez naturellement.

 

 

... Et ils ramènent des crocodiles gonflables !

Nathan: Ouais ça devient sérieux là, trop sérieux !

 

 

Vous avez quel âge si c’est pas indiscret ?

Le groupe: entre 27 et 30 ans.

 

 

Est ce que vous êtes d’accord avec la constatation que les groupes français de votre âge émergent en ce moment dans le rock ? C’est le fait d’être décomplexé face à l’anglais ? 

Martin: Ben aujourd’hui soit on fait du rap pour vendre des morceaux et faire du blé dans la cité… 

 

Simon: Mais qu’est ce qu’il raconte ? (rires)

 

Martin: Nous on est pas du tout...

 

Nathan: … dans les cités tu veux dire?

 

Martin: Nous c’est pas notre truc, nous on est plutôt des campagnards.

 

Nathan: Mais des riches campagnards ! (rires) 

 

Martin: Ben expliquez les mecs si vous voulez répondre ! Pour moi, on est des musiciens des banlieues de la campagne.

 

Nathan: On fait notre pâté tout ça...

 

Martin: On fait du rock, on a commencé…

 

Simon: ... à faire du du rock pâté ! (rires)

 

Martin: On a commencé en jouant dans des fêtes de village. On fait de la musique pour faire chanter les gens.

 

Rémy : Et puis si on sonne anglais, c’est rapport aux groupes que t’as évoqués, qu’on a écoutés en étant jeune. Et parallèlement on peut dire qu’il y aussi un regain du français aussi. Dans l’album qu’on prépare, il y deux titres prévus en français. Il y a cette fierté, ce petit truc cool à apporter avec le français.

 

Nathan: Et puis il y a plein de dispositifs d’accompagnement qui mettent en lumière des petits projets. C’est comme ça que Last Train ont fait les Inouïs de Bourges, Structures aussi. Nous aussi on est soutenus par des salles (comme Le Métaphone). Faire du coaching scénique, du coaching vocal, tout ça fait émerger des groupes sur des scènes .

 

 

Votre dernier album, sorti en 2021, vous l’avez enregistré avant le covid, ou pendant ?

Martin: Juste avant, et on devait normalement le sortir au tout début du covid, donc a du changer un peu nos plans pour la sortie. On espère que le prochain album sortira dans de bonnes conditions.

 

 

Le covid a entrainé des difficultés pour faire de la musique ?

Martin: Non, on a pu travailler chacun de notre côté, avancer sur les compos... Ça nous a empêché de faire plein de concerts quand même. Et nous on dit rarement non à un concert, on aime bien, c’est notre délire.

 

Nathan: Ça n’a pas été si négatif niveau création car ça nous a permis de faire une pause et d’être plus productif dans la composition.

 

 

Et les paroles vous les écrivez pour raconter quoi ?

Martin: C'est des petites histoires en général, ça reste assez léger. Des fois on a des thèmes un peu plus profonds: la maladie, le chômage… Ça reste assez joyeux globalement, on n’écrit pas pour dénoncer des choses.

 

Simon: On est un groupe de divertissement.

 

Martin: Au même titre qu’un trampoline (rires).

 

 

Pour finir pouvez-vous me dire pour chacun le groupe que vous écoutez en boucle ?

Martin: Queen.

 

Rémy: Moi j’adore vraiment Muse !

 

 

Même récemment ?

Rémy : C’est sûr qu’ils ont pris des virages qu’on apprécie ou pas. Mais je les aime pour l’ensemble de leur carrière, leur manière de voir les choses.

 

Simon: Moi aussi Muse, jusqu’à The Resistance.

 

Nathan: Moi c’est Phoenix. Sa majesté !

 

 

Et bien merci pour vos réponses et on vous souhaite une bonne continuation !

 

 

 

 

 

 

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